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IMPORTATIONS PAR MEK

En 1918 CO. 263. 000 lires

En 1919 77 600.000 —

En 1920 111.492.000 —

Les importations comprennent : des vins, liqueurs, huiles, produits coloniaux, bonbons, produits pharmaceutiques, parfums, filés et tissus de laine, de coton et de soie, papiers, métaux, outils, vaisselle émaillée, vitres, objets de caoutchouc, céréales, farines, pâtes, conserves alimentaires, tabacs, allumettes, charbon, meubles, etc...

Exportations par mer :

En 1918 4.426.000 lires

En 1919 4 814.000 —

En 1920. 13.952.009 —

Ces exportations portent sur les produits suivants ; henné, laines brutes non dégraissées, étoffes de soie, de coton et de laine, lapis de laine, éponges, plumes d’autruche, patates, dattes, alfa, nattes, pommade, miel d'abeilles, cire vierge, peaux de chameaux, viande de mouton, de bœuf et de chèvre, fraîche, salée ou séchée.

La pêche des éponges et celle du thon sont importantes. La manufacture de tabac de Tripoli est considérable. Il existe de vastes plantations de tabac, de céréales, de raisin pour la table et d’oliviers.

Petite production de conserves de poissons. Les autres industries sout peu nombreuses et peu développées.

11 y a des usines d’énergie électrique, des fonderies. des scieries, des savonneries, des briquetteries et des tanneries.

Quelques corporations sont prospères- : spécialement les tisseurs, brodeurs, orfèvres, selliers, tanneurs et natliers.

Il existe en outre, à Tripoli, une Chambre de Commerce florissante et des succursales des banques d’ Italie, de Naples, de Sicile, ainsi que des principaux établissements financiers.

Cyrénaïque.

Surface ; environ 500.000 kilomètres carrés.

Population : 225.000 habitants (Arabes, Berbères. Israélites, quelques Grecs et des Egyptiens). — Italiens résidant : 8.899. — Etrangers résidant : 281).

Bengazi compte 30.000 habitants, dont 5.000 Italiens, sans les militaires.

Localités plus petites : Gebadia, Solouk, Chemines, Driana. Tocra, Merg, Tolmela. MarsaSusa avec un bon anciage, Cirene, Ghegab, Derna avec un petit port commode, Tobruk avec un port vaste et très sur. A mi-chemin, entre Marsa-Susa et Derna, se trouve un port naturel très commode, à

Ras-el-Hillal, pour les vapeurs côtiers de moyen tonnage et pour les torpilleurs.

Climat tempéré comme dans l’Italie méridionale. Très peu de voies ferrées, seulement 30 kilomètres entre Bengazi et Er-Régima; 30 autres kilomètres sont en construction jusqu'à El-Abiar, et doivent être ensuite poursuivis jusqu’à Merg.

Par contre, il existe de nombreuses routes camionnables en différentes directions. Il y en a environ 1.074 kilomètres en service.

Les pistes caravanières pour le Sud ont été très améliorées et leur sécurité assurée. En soixantehuit jours, les caravanes vont jusqu’au Ouadaï où elles portent des cotonnades ordinaires, des étoffes de laine pour burnous, des brocarts, des foulards de soie, des coraux, des verroteries, thés, cafés, sucres, miroirs, objets de fer émaillé, matières tinctoriales et papier d’emballage. Elles rapportent de l’ivoire, de l’or, des plumes d’autruche, des peaux de mouton et de chèvres ayant subi un premier tannage, des objets de cuivre et de peau, cire et résine et des tissus soudanais ;

Importations par mer :

En 1918 38.231.000 lires

En 1919 44.524.000 —

En 1920. 44.686.000

Les marchandises importées sont les mêmes que pour la Tripolilaine.

Exportations :

En 1918 : 3.082.000 lires

En 1919 5.692.000 —

En 1920 49.145.000 —

Sur ce dernier chiffre, environ 41 millions sont représentés par de l’orge et des grains exportés en Italie et à l’étranger.

Les marchandises exportées sont les mêmes

qu’en Tripolilaine. mais comprennent, en plus, du

sel.

La production d’orge est énorme : elle fut, en

1919, d’un million de quintaux. La qualité en est excellente et convient spécialement à la fabrication de la bière.

La Cyrénaïque eu a exporté environ 160.000 quintaux en 1920, pour l’Italie, et 150.000 pour l’étranger.

La pèche du thon se développe; celle des éponges est plus importante et a rapporté, en

1920, 20 millions de lires.

Il y a des salines en pleine exploitation à Carcoura, à Tocra et Ras-el-Tin. La première est parmi les plus importantes de la Méditerranée.

L’élevage du bétail est considérable. Dans la Sirte, à Garcer-el-Mougtar. il y a des gisements de soufre, dont il est l’ail un commerce étendu, surtout avec l’Egypte.

Les industries sont peu nombreuses. On fabrique quelques étoffes et tapis de laine ; broderies de soie et d’argent sur étoffe et sur peau ; poteries.

A Bengazi, il existe quelques bonnes tanneries, dont une, d’installation moderne, qui a été fondée par des Italiens.

En 1919, on a ouvert une Ecole d’arts-et-métiers à Bengazi.

Il existe une Chambre de Commerce à Bengazi, avec une section à Derna. La banque d’Italie et la banque de Rome ont des agences à Bengazi et à Derna.

Erythrée

Surface : environ 119.000 kilomètres carrés.

Population : 406.000 habitants (Abyssins, Dancalis, Somalis, Soudanais, Arabes, Counamas, Bogos, Barias, etc.). Européens : 3.400 (dont 3.874 Italiens), le reste composé d’Anglais, de Suédois, de Grecs, de Turcs, etc.

Toutes les confessions religieuses y sont représentées : plus de la moitié de la population est musulmane, il y a ensuite des chrétiens de rite copte et des Grecs orthodoxes, des protestants, des israélites et même des boudhistes.

La capitale de l’Erythrée est Asmara, sur le haut plateau, à 2,327 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Les localités principales sont : Massaoua, un des priucipaux ports de la mer Rouge, Assab. Addi-Cajé, Adi-Ougri. Adi-Quala, Karen, Agordat, Barentou, etc.

Dans la plaine basse et le long de la côte le climat est tropical ; il est tempéré sur le haut plateau, avec de fortes différences entre les heures chaudes et les heures froides.

Il y a une voie ferrée de Massaoua à Asmara (120 kilomètres). D’Asmara à Elaberet, vers Keren, 78 kilomètres sont actuellement en service, lo reste du trajet est assuré par un service d’automobiles.

Un premier tronçon de 70 kilomètres de la ligne Iveren-Agordat est terminé.

Le réseau routier, construit principalement par les troupes indigènes, comprend 1.200 kilomètres, dont 400 de voie de grande communication avec un service d’automobiles régulier et périodique entre les principaux centres commerciaux.

Il existe 1.430 kilomètres de bonne voie caravanière vers l’intérieur, surtout pour l’Ethiopie. Elles ont permis, en 1920, le transport de 40 millions de lires de marchandises à l’importation et 31 millions à l’exportation, par l'intermédiaire d’environ 2.000 caravanes, qui ont transporté des peaux séchées, des grains, des semi-oléagineux, du beurre, du café, du bétail, etc., en échange de filés et tissus de coton, de quincaillerie, de spiritueux. de vitres, de pétrole, d’objets de fer, etc.

Importations par mer :

En 1918 103.811 000 lires

En 1919 80.000.000 —

En 1920 145.000.000 —

Les marchandises importées sont des vins, des tissus de coton, du pétrole, du ciment, du café, du sucre, des farines, des conserves alimentaires, des tissus variés, des objets de fer, des matières grasses, des savons, du tabac, de la parfumerie,

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