ENCORE QUELQUES ARTISTES
§ 1er Directeurs des Ecoles de dessin.
Nous commencerons ce chapitre par quelques détails sur les directeurs des classes publiques de dessin, qui
1 Procès-verbaux des séances annuelles de la Société des Arts, t. III, p. 288.
2 jy^iie Massot, depuis Mme Schenker, et Mlle Grannet ont aussi fait un assez grand nombre de portraits à Genève ; j'ai déjà parlé de Mlle Massot à l'occasion de Firmin Massot, son frère. Je ne connais pas de détails sur Mlle Grannet. Je n'ai mentionné dans ce chapitre ni Louis-Ami Arlaud, ni P.-L. Bouvier, quoiqu'ils aient peint l'un et l'autre sur émail, parce que leur réputation est due surtout à la peinture en miniature, comme je l'ai dit dans les notices qui les concernent. Je n'ai pas parlé non plus de Mlle Rath, qui a peint cependant quelques fort belles plaques en émail, parce que, comme je l'ai dit ci-devant, je me réserve d'en parler d'une manière complète en faisant l'historique de la création du mus(V qui porte son nom.
ont contribué à la formation de la première école genevoise de peinture; en effet, les artistes dont Genève s'honore avaient presque tous débuté par des études dans nos classes élémentaires.
Nous avons dit que la première école de dessin fut ouverte le 7 août 4751, sous la direction de M. P. Soubeyran.1 Il fut remplacé par MM. Cassin et Vanière, le premier enseignant l'ornement, et le second la figure. Cassin, qui avait plus de zèle que de véritable talent, dirigea son école jusqu'en 1798; il fut remplacé par M. Jaquet.
M. Yanière ayant rempli les fonctions de directeur pendant près de 40 ans,2 et M. Jaquet pendant plus de 29, c'est de ces deux hommes si dévoués aux succès de leurs élèves que je vais vous entretenir. Je n'ai pu recueillir de renseignements sur la vie artistique de M. Cassin, mort en 1800.
George Vanière.
George Vanière naquit le 27 juin 1740. Il était destiné à suivre la carrière de l'horlogerie; son goût pour le dessin l'y fit renoncer : il fut envoyé à Paris, où il fut admis à l'Ecole du Louvre, et y travailla sept années sous la direction de M. Vivien, qui était à la tête de cet établissement. C'était l'époque où l'étude de l'antique, reprenant la place qu'elle aurait toujours dû occuper,
i Voir p. 94. Soubeyran est mort en 1775.
2 M. Vanière avait été nommé directeur en 1772. En décembre 1793, il quitta cette place, à laquelle il fut nommé de nouveau le 14 février 1797; il l'occupa jusqu'en 1815.
faisait justice du mauvais goût qui avait régné trop longtemps sous Louis XV. Vanière, imbu des meilleurs principes de dessin, revint à Genève, où il fut appelé plus tard à remplacer Soubeyran, premier directeur de nos écoles. Il se consacra à cette carrière avec talent et avec un intérêt et une affection pour ses élèves qui ne se démentirent jamais. En 1815 il demanda sa retraite, et fut remplacé par son élève Reverdin, dont nous parlerons à l'époque de la Restauration .
Vanière fut l'un des premiers artistes qui eurent la pensée d'introduire à Genève l'étude d'après le modèle vivant; il fut longtemps l'un des directeurs gratuits de l'académie. La connaissance parfaite qu'il avait de la structure anatomique du corps humain, le rendait éminemment propre à la direction de cette partie de l'enseignement. Il organisa aussi au Calabri, conjointement avec MM. Châlon et Jaquet, une école de dessin pour les dames. Il fut reçu membre de la Société des Arts en 4792, et mourut le 1er septembre 1835, à l'âge de 94 ans.1 Vanière a légué à la Société des Arts son portrait à l'huile peint par Saint-Ours.*
Jean Jaquet.
Jean Jaquet2 naquit à Pregny en 1765/* Destiné d'abord à l'état de gypier, c'est dans cette profession mo-
1 Proces-verbaux des séances annuelles de la Société des Arts, t. III, p. 8.
* La Société des Arts possède aussi le portrait en miniature de Vanière par Arlaud-Jurine.
2 Proces-verbaux des séances annuelles de la Société des Arts, t. III, p. 371.
** Il est mort le 21 janvier 1839.
deste qu'il passa sa première jeunesse. Le petit gypier, désireux de s'instruire, suivit les leçons de dessin dans nos écoles avec une remarquable assiduité. M. le conseiller François Tronchin s'intéressa à lui et l'envoya à Paris chez le sculpteur Pajou. De retour à Genève, il s'occupa pendant longtemps presque exclusivement de la sculpture des ornements. Il établit assez en grand un atelier de sculpture, et pendant que ses ouvriers étaient occupés des détails des ouvrages dont il décorait alors les appartements des personnes aisées de Genève, il s'appliquait aux parties plus relevées de l'art; c'est ainsi qu'il fit le buste de son bienfaiteur, M. Tronchin. En 1 789 il exposa celui de Charles Bonnet, qui eut un succès bien mérité. On peut lire dans le Journal de Genève de cette époque le jugement flatteur qu'en portaient deux amateurs : « Le buste de Bonnet, par M. Jaquet (disait l'un d'eux), est un chef-d'œuvre qui place l'auteur à côté des meilleurs sculpteurs.» — «Je finis ma lettre (disait un autre) en déplorant, avec tous les connaisseurs, que l'artiste qui a fait le buste de Bonnet soit dans le cas d'employer ses talents à décorer nos appartements.))1
Jaquet fut nommé membre de la Société des Arts l'année suivante (1790). En 1795 il partit pour l'Italie, où il eut le bonheur d'entrer en relation avec Canova. A son retour à Genève, il exécuta en marbre les bustes de Bousseau et de Voltaire, dont il fit hommage à l'illustre statuaire, qui lui en exprima toute son approbation.
Nous avons déjà parlé des services que Jaquet avait
1 Journal de Genève des 17 et 31 octobre 1789.
rendus en dirigeant une école pour les dames, ainsi que l'académie d'après nature. En 1799 il fut nommé directeur de l'école de dessin d'ornement, en remplacement de M. Cassin ; il remplit cette place jusqu'en 4828, époque à laquelle une longue indisposition l'obligea à se retirer; il fut remplacé par M. Durelli, dont nous parlerons dans la partie suivante.
Jaquet prit une part active à la création d'une école gratuite de modelage, qu'il dirigea concurremment avec ses amis Wielandy, Detalla et Collart.
Devenu citoyen genevois par la réunion de sa commune natale au canton de Genève, il fut nommé membre du Conseil représentatif. Retiré dans la campagne1 qu'il possédait à Pregny, il cherchait à favoriser les institutions municipales dans la commune; en 1833 il lui fit don d'une somme de 10,000 francs pour fonder une école de jeunes filles ; il augmenta encore ce don par ses dernières dispositions. Il légua par son testament ses tableaux à la Société des Arts; on peut en voir quelquesuns au Musée. Dans la salle des séances de la Société sont deux très-bons portraits de Jaquet, l'un par Saint- Ours, l'autre par Mlle Rath.
§ 2. Graveurs.
En parlant dans les chapitres précédents de MM. Saint- Ours, de la Rive, Tœpffer, Agasse, Huber, Arlaud, Bouvier et H. L'Evesque, j'ai indiqué que tous ces artistes avaient joint au talent de la peinture celui de la gravure; je n'en
1 Cette campagne avait été habitée par Jean Calvin.
dirai donc pas davantage sur leur compte ; mais je dois mentionner les autres graveurs qu'a produits notre patrie à cette époque.
S. -Jacob Wielandy a gravé une belle estampe représentant Notre Seigneur enfant, armé de la croix et foulant aux pieds le serpent en présence de Joseph et de Marie. Cette gravure ne porte pas de date; elle doit avoir environ un siècle.1
Alexandre Chaponnier, né à Genève en 1753, étudia la gravure à Paris ; l'un de ses meilleurs ouvrages est le portrait du professeur Vernet, qu'il grava d'après le portrait peint par Arlaud en 1785. Ce portrait était parfait et la gravure le reproduisit admirablement. On doit aussi à Chaponnier l'estampe du Coucher d'une jeune femme, et d'autres sujets gracieux.2
Thomas Seguin, peintre en émail, a gravé, vers la fin du dernier siècle, d'après Wilter, diverses estampes intitulées la Défiance, la Constance, A la plus belle, le Désir de l'enfance, etc.5
M. le conseiller Jalabert a gravé, d'après Liotard, le portrait de Mme Lullin-Fatio, morte en 1762, à l'âge de 103 ans/
Jean Lacroix a gravé au burin en 1780, de concert avec un Danois, M. Malgo, deux vues du lac prises de la terrasse de Charles Bonnet à Genthod.5
1 Mémoire manuscrit sur la gravure, de M. le professeur Picot-Mallet, lu à la Classe des Beaux-Arts en 1831 et 1832.
2 Mémoire manuscrit sur la gravure, de M. le professeur Picot-Mallet, et Histoire littéraire, par Senebier, t. III.
3 Mémoire susdit.
4 Née le 28 janvier 1659, morte le 14 octobre 1762. 3 Actuellement campagne de la Rive-Necker.
C.-G. Geissler a dessiné et gravé un grand nombre de vues de Genève, depuis 1777 jusqu'en 1804: elles sont toutes d'une grande médiocrité. On lui doit aussi une gravure politique intitulée : La paix descendant du ciel le 10 février 1789, et le portrait de M. le pasteur Romilly. Je ne parle pas des autres ouvrages de Geissler parce qu'il n'était pas Genevois ; il est mort dans un âge très-avancé.1
François Ferrière, auquel nous avons déjà consacré un article, a gravé avec talent plusieurs vues des environs de Genève.
P. Escuyer a gravé aussi un recueil de vues de Genève ancienne et moderne, le tombeau du duc de Rohan, etc. Il est mort en 1834. Ses gravures étaient médiocres.
On a de J.-A. Roux deux vues de Genève, prises l'une de Pinchat, et l'autre du Rois de la Râtie.2
Aubert, sourd et muet, a gravé d'après Mlle Rath le portrait de M. Paul-Henri Mallet, professeur d'histoire.
Soironf le peintre en émail, a fait de bonnes gravures ; il en exposa quelques-unes à la Société des Arts le 15 mars 1790, avant son départ pour l'Angleterre.3
Audra a aussi gravé quelques paysages.4
Grand, peintre hollandais établi à Genève, a fait à
1 Mémoire manuscrit sur la gravure, par M. Picot-Mallet.
2 Album genevois de M. Rigaud-de Constant.
8 Soiron fut nommé membre de la Société des Arts le 21 novembre 1799.
11 II était bon dessinateur ; il a peint aussi quelques tableaux à l'huile; c'était une imitation médiocre des peintures de de la Rive.
l'eau-forte les gravures de tous les portraits que renferme l'intéressant ouvrage que le baron de Grenus a publié, en 4815, d'après les Registres des Conseils de la République de Genève, de 4535 à 4792.
Quelques mots maintenant au sujet de ceux de nos graveurs sur acier et en relief qui se sont consacrés à la direction de l'école de modelage.
Charles Wielandy, dont le père modelait encore supérieurement de très-petits sujets à l'âge de 80 ans,* naquit en 4747. Le talent de la gravure était héréditaire dans sa famille; il fut un très-habile graveur sur acier, et fut reçu à ce titre membre de la Société des Arts le 49 décembre 4796. Dès l'année suivante il fit hommage à la Société de la gravure de son grand sceau, et lui offrit les coins de ses jetons. Conjointement avec MM. Jaquet, Detalla et Collart, il s'occupa avec zèle de la création de l'école de modelage, qu'il dirigea gratuitement pendant fort longtemps, et fut toujours l'ami, je dirai presque le père de ses élèves. Il est mort le 40 février 4837.1
* C'est l'âge indiqué au revers de l'un de ses ouvrages (la tente de Darius d'après Lebrun), portant la date de novembre 1802, qui est déposé à la Bibliothèque publique.
1 Procès-verbaux des séances annuelles de la Société des Arts, t. III, p. 198. [* Le préfet d'Eymar écrivait au ministre de l'intérieur, le 11 fructidor, an VIII : « Frappé de la beauté des jetons qui ont été gravés par la Société des Arts de Genève, j'ai cru pouvoir faire espérer au graveur, le cit. Charles Wielandy, que vous voudriez bien en accepter un ; je le joins ici. Le cit. Wielandy s'est fait avantageusement connaître par ses ouvrages. Ses compositions sont d'un goût pur, et il excelle dans l'exécution. C'est un artiste dont le département et la commune de Genève en particulier doivent s'honorer. Il arrive en ce moment de la principauté de Neufchâtel, où il a été employé comme
276 TROISIÈME PARTÎE.
Joseph Collart, né à Paris en 1754, vint à Genève à l'âge de dix-huit ans pour y exercer l'état de graveur. Il fut longtemps, par son esprit inventif, l'âme d'une de nos premières fabriques de bijoux. Ses connaissances variées, son goût pour les beaux-arts, lui donnèrent l'entrée de la Société des Arts, où il se faisait toujours remarquer par ses vues ingénieuses et la finesse de son esprit. Il consacrait ses moments de loisir à des essais d'architecture, et fut, comme nous l'avons déjà dit, l'un des directeurs gratuits de la première école de modelage : il mourut en 1830.1
David Detalla fut un habile graveur sur or; on a de lui plusieurs bons ouvrages en relief; il fit hommage à la Société des Arts, en 1808, d'un bas-relief en or ciselé et repoussé, représentant l'étude des beaux-arts.2 Je dois à son burin la médaille en or que j'ai déposée, comme amiral, au gobelet de la Navigation. C'est une vue de Genève, prise du lac, un jour de fête de la Navigation, avec ces mots pour exergue: Concordia felix. Cette simple et belle devise était alors (en 1825) bien applicable à notre République !
En 1798 Detalla fut reçu membre de la Société des Arts. Lorsque, par le règlement du Conseil d'Etat du 7
graveur de l'hôtel des monnaies. Les pièces d'or et d'argent qu'il y a fait frapper sont très-belles, et je m'assure, Cit. Min., que vous les verriez avec grand plaisir, si vous me donniez l'ordre de me procurer un modèle de chacune et de vous l'envoyer. »]
1 Proces-verbaux des séances annuelles de la Société des Arts, t. 1er, année 1831.
2 Ce bas-relief est de trois pouces sur deux. (Reg. des séances de la Société des Arts, du 19 décembre 1808.)
août 1826, Técole de modelage, dont il avait été l'un des directeurs gratuits, fut classée parmi les écoles payées par le gouvernement, M. Detalla en fut nommé directeur définitif; il donna sa démission en 4832, et fut remplacé par M. Dorcière, dont nous parlerons plus tard. M. Detalla mourut en 1836, à l'âge de 74 ans.1
Je terminerai ce chapitre par quelques lignes sur le graveur distingué que nous avons eu le malheur de perdre il y a peu de jours.
Nicolas Schenker, né vers Tannée 1760, commença à s'occuper de la gravure en taille-douce dès l'âge de 22 ans. D'après les conseils de MM. Soubeyran et Huber, il se rendit à Paris, où il travailla avec Saint-Ours, et fit des études de graveur chez Macret.2 Plus tard il grava en France et en Angleterre pour Bartolozzi, qui retouchait légèrement ses planches, puis y mettait son propre nom. De retour à Genève, Schenker s'y maria avec une sœur de M. Massot, dont nous avons parlé dans la notice consacrée à cet artiste; il fut nommé membre de la Société des Arts le 18 février 1811 ; en mars 1817 il consentit à se charger de la direction d'une école de gravure en taille-douce5 dans laquelle ont été formés des élèves
1 J'ai entendu parler d'un M. Fournier qui fut un très-habile graveur en relief, mais je n'ai pu obtenir de détails sur ses travaux.
Pierre Gervais, membre de la Classe des Beaux-Arts, a été aussi un habile graveur. Il travailla, lors de la Restauration, aux ornements des bâtons syndicaux; il fit, en particulier, les couronnes en argent dont ils étaient surmontés.
2 Mémoire manuscrit sur la gravure, par M. le professeur Picot-Mallet.
3 Le traitement fut fixé à 1600 fr.; on y admettait quatre élèves (Reg. de la Société des Arts). Sa durée a été de cinq années.
distingués ; il suffit de nommer MM. Bouvier, ElieBovet, Anspach, Verre, Deville, Millenet, etc.1
Les ouvrages de Schenker montrent que leur auteur était un homme de goût et un excellent dessinateur ; il maniait le burin avec hardiesse et pureté ; on peut s'en convaincre par la vue des portraits de Wieland et du feu roi de Bavière, et surtout par sa copie du tableau de Raphaël, la Vierge au donataire ou Madone de Foligno, qui est son œuvre capitale. M. Schenker a surtout gravé au pointillé; parmi les excellents portraits qu'il a gravés en ce genre, nous citerons ceux du professeur Odier, du pasteur F. Martin, du général Lullin de Châteauvieux, et notamment la belle gravure du portrait du syndic Des Arts. Il grava aussi pour la Société des Amis des beaux-arts les portraits de Jeanne d'Albret et de Henri IV enfant, dont les originaux sont conservés à la Bibliothèque publique, ainsi que la Bonne lecture de Mme Munier.
Schenker a aussi gravé à l'eau-forte plusieurs sujets d'animaux, et surtout de chevaux d'après Agasse.2 Le nombre de ses ouvrages est très-considérable, mais nous ne pouvons l'indiquer, car il n'en a malheureusement pas gardé la collection, ni même la note. Cet artiste, d'un caractère aimable, n'a pas cessé de s'occuper des arts
1 La Société des Arts avait depuis longtemps projeté la fondation de cette école ; elle s'en était occupée avec activité en 1790, mais elle n'avait pu alors réussir à l'établir.
2 Le 5 avril 1800, on mit sous les yeux de la Société des Arts un Recueil de gravures d'animaux, par Agasse, terminées au burin par Schenker. Le 10 août 1801, on communiqua un Recueil d'études, d'après le Poussin, gravées en rouge par Schenker. (Reg. des séances de la Société des Arts.)
jusqu'aux derniers jours de sa longue carrière, terminée le 17 février 1848.
Nous devons à M. Lugardon un excellent portrait de Schenker, placé dans la salle des séances de la Société,* et à M. Bouvier la gravure d'un autre bon portrait du même artiste.1
* Et au Musée Rath.
1 Je crois devoir mentionner un artiste suisse, ami particulier de Schenker, qui fut membre honoraire de la Société des Arts dès l'année 1824, et qui lui porta toujours un vif intérêt : Abraham Raimbach fReichembachJ.il peut être considéré comme le premier graveur de son époque ; ce fut lui qui grava les tableaux de Wilkie ; il fit don habituellement à la Société des Arts de ses productions capitales (en 1824, 1826 et 1836). On peut voir plusieurs de ses belles gravures dans le salon de la Société consacré aux collections ; son Colin- Maillard est certainement Pune des plus remarquables. Ses gravures, d'un trèsgrand prix, ont successivement augmenté de valeur. Il est mort d'excès de travail et jeune encore en 1842.