‹ Réparation de l’urètre périnéalChapitre 15 sur 40 · DR EURE · texte numérisé non relu

DR EURE

pas suturée. Les résultats se ressemblent : pas de diminution de calibre du canal, ce qu'il attribue à l'adhérence de l’urèthre et de la cicatrice périnéale.

Ces expériences sont très concluantes au point de vue de la possibilité de la réunion, mais il ne faut pas oublier que toutes ces uréthrorraphies ont porté sur des urèthres simplement incisés et non réséqués ; ce sont là en effet deux conditions tout à fait dissemblables, car la traction exercée sur la ligne de réunion suffit quelquefois à la disjoindre; c'est ce qui est arrivé dans l’une de nos expériences (exp. n° 8) où nous avions pratiqué une résection totale de 6 millim. et essayé d’un mode de suture que nous décrirons plus loin. De Paoti Erasme a également étudié la réunion de l’urèthre après résection et ne semble pas avoir obtenu des résultats supérieurs aux nôtres. De ses cinq chiens, deux ne peuvent entrer en ligne de compte; l'un (exp. 18) ayant été sacrifié huit jours à peine après l'intervention ; l’autre (exp. 19) parce qu’il y eut désunion complète et qu’il se constitua rapidement un rétrécissement grave. Chez les trois autres (exp. 15, 16, 17) il y eut absence de réunion et à la suite un rétrécissement plus ou moins serré.

Nous avons déjà fait pressentir qu'il ne fallait pas attacher trop d'importance aux expériences sur les animaux tant il est difficile d'obtenir des réunions. Il n'en est heureusement pas de même chez l'homme et on peut arriver à obtenir laccolement des tissus sans suppuration. Mais c'est là une de ces opérations toutes faites de détails de technique que l'on trouvera peut-être minutieux dans leur description, mais qui sont cependant indispensables pour assurer le succès.

MANUEL OPÉRATOIRE. — À quelle suture faut-il donner la préférence ? Nous avions fondé les plus grandes espérances sur un procédé que nous avions vu employer par notre ami Delbet dans des tentatives de sutures d'’ertères, car il devait en même temps qu'une occlusion hermétique amener un élargissement du canal. Il consiste à accoler l’une à l’autre les faces internes des segments uréthraux par un fil en anse : mais nous ne le décrirons pas avec plus de détails puisque nous y avons renoncé. Il avait du reste deux gros défauts : un@réelle difficulté d'exécution et surtout ce fait qu'il adossait deux surfaces tapissées d'épithélium. Expérimenté sur le cadavre et sur les animaux, il nous avait donné de mauvais résultats. Sur le cadavre de l'expérience n° 4, le moule obtenu par injection de cire se trouva au niveau de la ligne de suture réduit à un petit cylindre de 2 à 3 millim. de diamètre. Comme nous l'avons déjà dit, le résultat fut aussi mauvais sur le chien (expér. n° 8), où la plaie suppura et resta fistuleuse.

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