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maintenue et toutes les fonctions s'accomplissaient normalement. Même résultat pour l'observation de Maas, n° 49%.
3° Mais au périnée comme au pénis, les opérateurs ont senti la nécessité d’un lambeau épais. Le plus sûr moyen d'obtenir ce résultat et d'éviter la gangrène était évidemment de superposer deux lames cutanées. Cest à ce genre d'opération que se rapportent les observations du 3e groupe. Une première tentative est due à Ruhston Parker, dont les deux relations malheureusement peu explicites laissent simplement deviner ce qui a été fait. Deux lambeaux rectangulaires furent taillés. mais de dimension inégale, l’un petit, l’autre large de 1 pouce. Ces lambeaux à bord adhérent interne furent disséqués et rabattus de dehors en dedans de telle sorte que leur face épidermique regardait l'axe du canal. Ils furent ensuite suturés l’un à l’autre à l’aide de fils de catgut et par-dessus, dit l'observation, « la peau fut disséquée assez loin pour que sans tiraillement elle put recouvrir la face externe de ces deux lambeaux ; elle fut fixée dans cette position par des sutures métalliques ». Dans ces deux cas le résultat fut très beau bien qu'il fallut pratiquer deux petites interventions complémentaires. M. Burney, toujours poussé par l’idée de « doubler » le lambeau, d'augmenter son épaisseur, appliqua au périnée le procédé de Szymanowski imaginé pour les fistules péniennes et dont la description aussi malaisée que l’opération est donnée au cours de l'observation n° 127. Sur six cas il n’eut à déplorer qu'un seul échec qu’il attribua à la sonde à demeure, mais sa statistique n’en est pas moins fort belle et ce qui frappe surtout c’est la rapidité de la guérison. Malheureusement ce procédé a des applications très limitées : il ne semble pas convenir aux larges pertes de substance et doit être réservé aux petites fistules. Ce ne sont pas là ses seuls défauts, il est d'une exécution difficile et a surtout le grand inconvénient de mettre au contact une surface cruentée et une surface épidermique.
Aussi donnons-nous la préférence à la méthode dont s'est servi M. Guyon (obs. n° 140) et qui est inspirée du procédé de M. Théophile Anger pour la cure de l’hypospadias. Elle a tous les avantages des opérations précédentes sans en avoir les inconvénients : elle est applicable a tous les cas aussi bien aux fistules étroites qu'aux larges pertes de substance ; elle donne un lambeau épais formé de deux lames cutanées superposées, enfin elle ne met en contact que des surfaces cruentées et les deux faces interne et externe de cette pièce sont recouvertes d’épiderme ; la description est tout au long dans l'observation 140 ; le résultat fut magnifique bien qu’il fallut procéder à deux opérations complémentaires. Nous avons vu dernièrement ce malade chez lequel il n’y à pas à craindre de récidive, car si le résultat péchait par un point, ce serait
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par excès de largeur, Ce jeune homme se plaint, en effet, que lorsqu'il s'assied immédiatemeut après avoir pissé quelques gouttes d'urine s'échappent parle méat et mouillent sa chemise, petit inconvénient qu’il évite en comprimant légèrement le périnée au moment de chaque miction. :
En définitive, sur 18 opérés nous enregistrons 45 succès complets, c’est-à-dire oblitération de la perte de substance ou de la fistule, 3 échecs, (obs. 127, 137, 139), et un demi-succès (0obs. 195), le malade ayant conservé une fistule purulente mais non urinaire.
Ces résultats nous semblent de ceux qui doivent encourager à pratiquer l’autoplastie quand les autres moyens de traitement ont échoué. On ne fait courir aucun risque au malade ; ici comme dans la suture du périnée, les observations montrent que même en cas de sphacêle du lambeau, l'échec n'est jamais complet et que l’on retire toujours un bénéfice de l'intervention.