‹ Réparation de l’urètre périnéalChapitre 31 sur 40 · AE UE · texte numérisé non relu

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fonde et longue de plusieurs centimètres avait succédé à cette perte de substance et séparait les deux bouts de l’urèthre ; néanmoins la plaie se mit à bourgeonper autour de la sonde placée à demeure dans la vessie et le malade guérit parfaitement. »

O8Bs. 51. — Rétrécissement blennorrhagique. Fistules périnéales. Résection de l’urèthre. Guérison. — PARIZOT. Thèse de Lyon, 1884, p. 59: — L. F..., 45 ans, entré le 30 mai 1883, a eu deux blennorrhagies.

Depuis trois mois, petite masse dure au périnée, et trois jours avant son entrée, abcès ouvert derrière les bourses.

Le 26, incision périnéale médiane et extirpation des tissus lardacés qui sont excisés profondément jusqu'aux parties saines; excision de l’urèthre sur une longueur de 1 centim. 1/2. Pansement et sonde à demeure maintenue 50 jours. Cicatrisation rapide ; une petite fistule fermée un mois après l'ablation de Ja sonde à demeure.

Revu le 15 août 1884 (11 mois plus tard); a été sondé seulement 4 ou 5 fois, on passe facilement un n° 17. Cicatrice légère, souple et plissée, sans dureté.

O8s. 52. — Rétrécissement blennorrhagique. Fistules périnéales. Résection de l’urèthre. Guérison. — Parizor. Loc. cit. — B..., entre le 25 juillet 1882 dans le service de M. Daniel Mollière, porteur d’un vieux rétrécissement blennorrhagique et de 3 listules dans la région périnéale. Le 10 août, uréthrotomie externe sans conducteur ; sonde à demeure; mais bieutôt le cathétérisme devient difficile et la miction très pénible.

Le 18 septembre, incision périnéale médiane et excision d’une tumeur dure, calleuse, après l'ablation de laquelle il reste un vide ovalaire de 10 centim. de long sur 4 de large. La masse enlevée pèse 50 gr.; l’urèthre est également enlevé dans sa portion bulbeuse. Sonde à demeure et pansement ouaté.

La sonde resta en place 24 jours ; au bout de ce temps, on entreprit la dilatation et 2 mois après, la plaie était presque complètement fermée.

Le malade quitta lPhôpital le 20 novembre ; il a continué à se sonder, et en janvier 1883, la cicatrisation était complète.

O8s. 53. — Rupture de l’urèthre, opération pour la restauration du canal détruit ; uréthrolomie interne. Guérison. — NoTra. Société de chirurgie, 26 mai 1875, p. 453. — H..., 52 ans; violente contusion du périnée ; le jour même, incision d’une poche pleine de caillots; impossible de trouver le bout postérieur, A la suite, fistule périnéale et rétrécissement infranchissable.

Trois semaines après, l'opérateur ne parvenant pas à mettre à nu la portion membraneuse, incise la fistule sur un stylet cannelé, et découvre le bout postérieur. Le bout antérieur est oblitéré par une masse de tissu cicatriciel qui est sectionné; une sonde à demeure. Guérison. 5 mois après, bien que le béniqué 50 passe facilement, Notta pratique l’uréthrotomie interne pour sectionner une bride transversale au voisinagc de l’arcade pubienne,

16 mois plus tard, la guérison s’est maintenue, le canal a un calibre de 8 millim.

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OgBs. 54. — Rétrécissement traumatique. Résection de l'urèthre. Guérison. — KOENIG ET STRICKER. Deutsche Zeit. für Chirurgie, 2 mai 1882, p. 430. — Homme de 40 ans, entré le 30 juin 1880 ; 8 mois auparavant chute à califourchon ; cathétérisme, et pendant quelque temps dilatation. Mais le rétrécissement se constitue rapidement. Miction difficile, et à la partie profonde du périnée, noyau dur.

Dans les premiers jours de juillet, incision du périnée, qui permet de découvrir assez facilement l'urèthre; la paroi inférieure, ainsi qu’une des parois latérales manquent ; tout autour existe un lissu cicatriciel; loute cette partie est réséquée ; sonde à demeure.

A la suite, le cathétérisme fut facile, et le malade sortit guéri.

Fin mai 1891 (10 mois après), la guérison s’est maintenue.

OBS. 55. — Rétrécissement blennorrhagique. Abcès urineux. Résection de l’urèthre. Cicalrisation. Guérison. Mort 3 ans 1/2 après. — HORTELOUP. Bulletin de la Société de chirurgie, 13 août 1879 et 28 juin 1882. — « Pendant l’opération (8 septembre 1878) j'avais enlevé une partie du périnée à l’aide de deux incisions courbes réunies à leurs extrémilés ; j'avais excisé une masse indurée et toute la portion dure et résistante du rétrécissement ». À la suite de cette opération, le malade ne se fit dilater qu'une seule fois en avril 1879; on lui passa à ce moment le béniqué 42. En juin 1882, le malade rentre avec un état général des plus mauvais dû à une néphrite et suecombe le 17 ; à ce moment on passait facilement une bougie 20. La cicatrice du périnée était souple, il était impossible de sentir un noyau ou une ligne résistante, vestige de l’ancienne incision.

À l’autopsie, après avoir ouvert le canal de l’urèthre par sa paroi supérieure, on constata que la région membraneuse était intacte; il n’était pas possible de faire une différence entre la muqueuse des portions spongieuse et prostatique La paroi était souple, unie, luisante et ne permettait pas de constater une cicatrice dure, 5

Ogs. 56. — Oblitération de l’urèthre consécutive à une chute sur le périnée. Uréthrotomie externe et résection d’un nodus cicatriciel. Guérison. — HARTMANN, in LADROITTE, Th. Paris, 1885. — H..., 17 ans; rétrécissement traumatique qui avait nécessité lors de l'accident une incision périnéale et le port pendant 4 mois d’une sonde à demeure; la totalité des urines passait par la fistule. À son entrée, on trouve un périnée coustitué en entier par un tissu cicatriciel surélevé en un point au centre duquel s'ouvre une petite fistule.

M. Guyon par une incision elliptique circonserit le mamelon cicatriciel et enlève le canal de nouvelle formation, oblique en haut et en arrière ; il résèque le bout du canal de formation nouvelle et se trouve en présence du bout postérieur largement ouvert et du bout antérieur fermé en cul-de-sac. On incise alors la mince couche de tissu qui sépare de ce bout antérieur. Sonde à demeure dans la vessie qui est introduite par le périnée et ramenée le long de l’urè-

thre antérieur d’arrière en avant. Pansement à plal. 6 jours après, à la suite d’une érection suivie d’une éjaculation par le méat, la première de sa vie, le malade fait sauter la sonde, la fistule se ferme, et à la fin du 2° mois, on passait aisément le béniqué 40.

O8s. 57 (personnelle), — Fracture du bassin. Rupture de l’urèthre. Fistules périnéales et crurales. Libération externe de l'urèthre. Grande amélioration. — Théodule L..., 19 ans, tombe le 25 août 1886

sous une roue de voiture qui lui passe sur le ventre ; rétention ; sonde à demeure qui ne donne issue qu’à du sang pur. Le lendemain, incision du périnée qui reste fistuleuse ; cinq jours plus tard, uréthrolomie externe, sonde à demeure pendant quinze jours. Mais la sonde se bouche, on ne réussit pas à passer un nouveau cathéter, et à partir de ce moment, il urine moitié par sa fistule, moitié par la verge.

Première entrée dans le service en novembre 1887; le cathétérisme est impossible, néanmoins au bout de 1 mois la fistule se ferme et il urine par la verge.

On finit par passer et on pousse la dilatation jusqu’au béniqué 26. En juin 1888, uréthrotomie externe, et en novembre uréthrotomie interne qui permet la dilatation jusqu'au béniqué 40 : la fistule se ferme.

Un an plus tard le périnée restant fermé, il se forme à la racine antéro-interne de la cuisse gauche, un abcès qui reste fistuleux.

En février 1890, nouveau séjour à Necker; on dilate jusqu’au béniqué 30, mais les signes fonctionnels restent les mêmes ; l’urine sort toujours par les fistules.

Le malade rentre pour la 3e fois le 25 février 1891, toute l’urine passe par les fistules.

Localement on constate un œdème dur, scléreux, blanchâtre, des bourses, du périnée et de la racine des cuisses, environné d’une zone érythémateuse. Deux fistules persistent, l’une à un centimètre au-dessus du pli génito-crural gauche, l’autre à quatre travers de doigt au-dessous. Le stylet pénètre à une profondeur de 4 à 5 centim. ; sur le raphé, à 3 centim. en avant de l'anus, on voit la cicatrice de l’incision périnéale. Le toucher rectal confirme le diagnostic déjà fait de fracture du bassin en permettant de sentir sur la branche ischiopubienne gauche, une saillie faisant corps avec l’os et qui ne peut être qu’un cal encore exubérant. Il est impossible de pénétrer dans la vessie.

12 juin 1891. Petit cathéter de Sims. M. Guyon introduit une forte sonde cannelée dans le trajet crural oblique en bas et en arrière. Le plan était d’extirper ce trajet fistuleux, mais en raison de la présence de l’adducteur moyen et de la nécessité de sacrifier ses insertions, il est simplement incisé et gratté avec soin. Incision médiane de 7 centim. ; le bec du cathéter est enfin senti, et le canal ouvert à ce niveau. Continuant alors dans la même direction, M. Guyon tombe dans une cavité considérable limitée en arrière par le rectum, en avant par la branche ischio-pubienne gauche, en haut par une masse indurée qui double l’ogive pubienne ; les fistules périnéales et crurales s'ouvrent à ce niveau. Recherche laborieuse et inlructueuse du bout postérieur. Les manœuvres opé-

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ratoires ayant duré 1 heure 1/2, on se décide à ne pas s’attarder plus longtemps à cette recherche, avec la pensée de pratiquer plus tard un cathétérisme rétrograde.

Pas de suites opératoires ; l'urine s'écoule entièrement par le périnée. A part tir du 4 jour, on essaie de trouver le bout postérieur en faisant uriner le malade, mais toutes les tentatives restent vaines ; la cavité se comble avec une extrême rapidité.

Le 26, le malade qui se lève déjà depuis quelques jours commence à uriner par la verge en même temps que par la plaie périnéale.

2 juillet. La plaie périnéale ne laisse plus suinter que quelques gouttes d'urine, la majeure partie sort par la verge; on ne peut introduire dans la vessie aucune espèce de cathéter:

Le 4. Il prend le métier de veilleur dans la salle Velpeau et l’exerce sans fatigue, mais 8 jours plus tard, pris de nostalgie, il retourne dans son pays.

OBS. 58. — HorTELOUP. Académie de médecine, 30 septembre 1891. — « Au mois de février 1884, M. Horteloup recevait dans son service un jeune garçon de 19 ans qui était atteint d’un rétrécissement traumatique infranchissable de l’urèthre. L'examen du périnée permit de reconnaître un noyau induré de plus de 3 centim. de longueur. Le 13 février. Résection totale de la partie rétrécie du canal. Les suites de l'opération furent très simples ; 11 jours après, introduction aisée du béniqué 27, et un mois après du 50. Depuis cette époque, c’est-à-dire 6 ans 1/2, le malade a continué à se dilater et la guérison s’est complètement maintenue. »

OBs. 59. — Rétrécissement iraumatique. Uréthrotomie externe. Résection de 4 centim. de canal. Guérison. (Due à l’obligeance de M. le Dr HoRTELOUP.) — Ernest S.…, entré le 12 décembre 1890, opéré le jour même : uréthrotomie externe et résection de 4 centim. de canal; urine par le périnée jusqu'au mois de mars. Quitte l’hôpital le 10 mai, le canal admet facilement la bougie 18. Revu le 1er juillet; depuis sa sortie il a passé facilement le 18, mais la bougie étant serrée on le fait rentrer. Le 4 juillet il sort de l'hôpital passant une bougie 20.

Revu le 20 septembre (2 mois plus tard), on passe une bougie n° 16.

OBs. 60. — DEsprÈs. Société de chirurgie, 4 mai 1892. — J'ai guéri un malade auquel j'ai enlevé deux centim. d’un urèthre rétréci et fistuleux ; je n’ai pas fait de suture : j'ai laissé la réunion se faire par bourgeonnement autour d’une sonde à demeure. La fistule opératoire s’est fermée d’elle-même au bout de quelques mois.

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