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Cinq semaines plus tard, M. Durham passa un cathéter jusqu’au point rétréci etintroduisit par la fistule une sonde cannelée sur laquelle il incisa le périnée et put introduire une sonde dans la vessie. La dissection des tissus voisins du trajet fistuleux méne sur les 2 bouts de l’urèthre qui a été complètement sectionné ; bout antérieur complètement oblitéré ; avivement, réunion par une suture à la soie el sonde à demeure. Une fistulette persista pendant plus d'un mois.
Revu au bout de 2 mois 1/2; la guérison était complète et le cathélérisme ne présentait aucune difficulté.
O8s. 64. — Rupture de l’urèthre, suture des deux bouts par leur paroi supérieure. Guérison. — Koëni@. Deutsch Zeitch. für Chirurgie, Bd XVI, p. 429. — Un homme de 29 ans est écrasé par une énorme pierre. Rétention d'urine et œdème du périnée ; ponction de la vessie, Au bout de 8 semaives, abcès du périnée qui est incisé et reste fistuleux. Deux premiers débridements de la fistule sont pratiqués sans résultat bien appréciable, On se décide alors à une intervention plus radicale : longue incision périnéale; bouts de lurèthre distants de 2 à 3 centimètres ; orilice postérieur perdu dans une masse de tissus cicalriciels dont il est séparé par dissection. Les deux segments d’urèthre sont sulurés par leur paroi supérieure seulement ; sonde à demeure.
Quatre semaines après, bien qu'il restât une pelite fistule, l'urine ne passait plus par le périnée ; sonde 24. À la fin de mai 1881 (10 mois après l'opération) le malade écrit à l'opérateur que la guérison s’est maintenue, et qu’il continue à se dilater.
OgBs. 66. — Rétrécissement traumatique. Résection de l’urèthre, suture des deux bouts. Guérison.— PARIZOT, loc. cit. — T..., 35 ans, entré le 26 septembre 1883, service de M. Mollière ; est atteint un rétrécissement traumatique à la suite d’un accident survenu en mars dernier. Miction pénible ; près de la racine des bourses induration de forme arrondie, présentant 3 cent. de diamètre. Cathétérisme impossible. On ne peut passer la plus petite sonde et M. Moilière décide une opération qui est pratiquée le 30 septembre.
Incision périnéale médiane de 5 centimètres qui permet de sentir la tumeur uréthrale. On enlève de la sorte une partie de la région bulbeuse de l’urèthre qui a une perte de substance de 2 cent. 1/2 ; sonde à demeure n° 18.
L'idée vient à M. Mollière de tenter la réunion par première intention et à laide de 3 points métalliques il suture les 2 bouts de l’urèthre et rétablit ainsi la continuité du canal. L’affrontement est très facile; on laisse pendre les fils à la partie inférieure de la plaie. Suture du périnée à l’aide de six fils métalliques ; pas de drainage. Les bords de la solution de continuité sont un peu rouges, mais il n'existe ni tuméfaction, ni pus. Le 10e jour la réunion était en partie faite, il n'existait qu'une petite fistulette. Le 21e jour, ablation de la sonde et des fils métalliques mis sur l’urèthre. La fistule était complètement oblitérée le 3 novembre ; 15 jours après la sortie, on passait aisément le n° 16. Cicatrice souple. Guérison parfaite.
Ogs. 66. — Rétrécissement traumatique. Abcès urineux et fistule. Résection et suture de l’urèthre. Guérison. — PARIZOT, loc. cit. — S..., 55 ans, entre le 7 novembre 1883, service de M. Mollière; n’a jamais eu de blennorrhagie mais a reçu un coup de pied dans la région périnéale le 21 mai1883. En novembre, abcès urineux qui est incisé mais reste fistuleux. Le 9 décembre M. Mollière par une incision périnéale met à découvert une masse dure, calleuse qu’il extirpe en totalité ainsi que la portion du canal comprise dans son épaisseur; celui-ci manque sur une longueur de 3 centimètres. A l’aide de 8 fils métalliques M. Mollière arrive assez facilement à aboucher et à suturer ces deux segments. Suture métallique de la plaie périnéale. Les fils uréthraux pendent à l'extérieur. Sonde à demeure et drainage de la plaie. Sonde à demeure 18 jours; après son ablation le malade se sonda lui-même. La plus grande partie de la plaie périnéale se réunit par première intention au bout de quelques jours sauf deux points qui restèrent bourgeonnants et qui suintèrent un peu. Le 25e jour, le malade sortit complètement guéri avec un calibre normal et un périnée complètement fermé.
O8Bs. 67. — Rétrécissement blennorrhagique. Fistule périnéale. Résection et suture de l’urèlhre. Guérison. — PARIZOT, loc. cit.— Homme 41 ans, entré le 15 décembre 1883, est porteur d’un rétrécissement blennorrhagique très ancien. Il a eu déjà plusieurs abcès périnéaux qui ont laissé des fistules largement perméables. C’est dans ces circonstances que le 28 décembre on procède à une résection de l’urèthre. Incision médiane de 4 centimètres. La peau disséquée et réclinée, on aperçoit une masse du volume d’une petite orange. Elle est excisée à l’aide d’une pince à griffes et de ciseaux, ainsi que toutes les portions dures, périphériques. L’urèthre manque sur une longueur de 8 centimètres, et par l’orifice postérieur rapidement trouvé, une sonde à demeure est placée. On tire sur le segment antérieur qu’on reunit au segment postérieur à l’aide de trois fils métalliques. Réunion de la plaie périnéale.
Le 15 janvier, la plaie périnéale est réunie en partie, les fils sont enlevés; la réunion a manqué à la partie déclive.
Le 25 février, la plaie est complètement cicatrisée, la miction se fait sans difficulté, le jet d'urine présente un calibre normal. Jusqu'au 26 mars, date de sa sortie, aucune modilication ne s’est produite.
OBs. 68. — Rétrécissement blennorrhagique. Abcès urineux et fistules périnéales. Résection et suture de l’urèthre. Guérison.—Par1zoT, loc. cit. —S..., Victor, 53 ans, entre le 30 janvier 1884, service de M. Mollière, pour une fistule et une tumeur périnéales consécutives à un rétrécissement blennorrhagique infranchissable. Le 1er février, après incision médiane, la tumeur calleuse est détachée des régions latérales saines. Elle englobe dans son épaisseur l’urèthre qui est réséqué sur une longueur de 1 cent. 1/2 environ. Le bout postérieur est aisément trouvé ; sonde à demeure; à l’aide de 3 fils métalliques réunion des 2 bouts du canal, puis suture du périnée par 5 fils métalli-
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ques et petit drain. La portion enlevée est blanche, et résistante; par le point rélréci de l’urèthre on ne peut faire passer qu’un fil de 1 millimètre.
Dans les premiers jours la plaie se ferme en partie, mais il reste à la portion déclive un point par lequel s’écoulent quelques gouttes d'urine. Le 7 février, le malade retire sa sonde; l’urine passe en grande quantité par la plaie périnéale et on se décide à faire sauter la suture. M. Mollière croit que la sonde a été arrêtée par l’anse d’un fil et a désuni les deux bouts du canal; il enlève en effet un de ces fils qui pend au dehors et aussitôt la sonde pénètre, 21 mars, urine sans sonde; depuis 8 jours la plaie périnéale est complètement cicatrisée.
O8s. 69. — Rétrécissement blennorrhagique. Abcès urineux et fistule périnéale. Résection et suture. Guérison. — Parizor. Loc. cit. — I.., 32 ans, entré à l’Hôtel-Dieu, le 18 février 1884, service de M. Moilière. Cet homme porte un rétrécissement blennorrhagique infranchissable, et à 2 centim. en arrière de la racine des bourses, on sent une tumeur dure, ovalaire, au sommet de laquelle s’ouvre une fistule.
Le 25 février, M. Mollière enlève cette tumeur calleuse, et en même temps excise le canal sur une longueur de 3 centim. ; il trouve facilement le bout postérieur, et à l’aide de deux points de suture, abouche et suture les deux bouts de l’urèthre. Les fils métalliques ne passent pas à travers la muqueuse. Sonde à demeure ; suture et drainage du périnée. Quatre jours après l'opération, état satisfaisant, mais le malade enlève sa sonde qu’il remet lui-même et franchit facilement le point réséqué.
Le + mars, la sonde est enlevée définitivement, ainsi que les points de suture ; réunion parfaite, sauf au point le plus déclive.
Dans les jours suivants, il y a bien un peu d’induration périnéale et quelques difficultés de miction, mais à partir du 10 avril, le cathétérisme régulier est possible, et le 25, le malade sort complètement guéri. La fistule est fermée.
O8s. 70. — Fracture du pubis et rupture de l’urèthre. Rétrécissement infranchissable. Résection uréthrale et uréthroplastie. — MoLLiÈRE. Lyon médical, 1885, p.464. — Le 10 août 1884, ce malade, employé au P.-L.-M., fut tamponné et son bassin fut serré entre le quai de la gare et le tampon d’une jocomotive. Quelques heures après, tuméfaction du périnée et uréthrorrhagie. Pendant huit jours, la vessie fut vidée à l’aide de ponctions aspiralrices, et au bout d'un mois il urinait à peu près bien. Mais le 15 octobre, la dysurie était telle qu’il entrait dans le service de M. Mollière.
Le 6 novembre, incision périnéale; mais devant l'impossibilité de trouver le bout postérieur, le doigt fut introduit dans le rectum comme guide, la prostate abaissée, et une incision pratiquée pour débrider le ligament de Carcassonne et la partie supérieure de l’urèthre. On pénétra dans la vessie, une sonde fut placée dans l’urèthre après excision minutieuse de tous les Lissus cicatriciels. Des fils métalliques profonds et superficiels réunirent et le périnée et les bouts uréthraux. Un petit drain fut introduit entre les deux derniers points de suture superticielle. La réunion fut immédiate, sauf au niveau du petit drain, petite fistule
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purulente à ce niveau, pendant 10 jours. Pas de difficulté à changer la sonde enlevée au bout de 12 jours.
Le malade continue néanmoins à se sonder jusqu’à fermeture complète de l'oritice. Sorti guéri le 6 décembre. Revu le 23 janvier (3 mois plus tard), guérison maintenue, périnée souple, petite cicatrice linéaire.
O8s. 71. — Rétrécissement traumatique guéri par excision. ROB- SON. — British. med. Journal, 7 mars 1885, p. 481.— Jardinier de 48 ans, qui 3 ans auparavant avait fait une chute à califourchon sur une barre de fer ; à la suite, uréthrorrhagie et peu de temps après difficultés de la miction. Plusieurs tentatives de dilatation ne donnent aucun résultat.
Le 24 mai 1884, sur un conducteur introduit jusqu’au rétrécissement, incision médiane du périnée qui permet d'arriver sur le rétrécissement ; incision de V’urèthre en avant de lui et excision totale de cette masse longue de 3/4 de pouce ; sur une sonde réunion des 2 bouts cruentés de l’urèthre à l’aide d’une suture continue au catgut ; l’incision longitudinale faite à l’urèthre fut également suturée. Pendant quelque temps il passa un peu d'urine par la boutonnière, mais la plaie se réunit par bourgeonnement. Un mois après le cathétérisme était-facile.
Revu le 10 septembre 1884, près de 4 mois plus tard, le malade va bien ct son canal admet un n° 18.
OBs. 72. — Chute à califourchon. Rupture incomplète. Suture de la plaie uréthrale. Rétrécissement. Réseclion el suture des deux bouts. — Locquin. Soc. chirurg., 26 octobre 1887, p. 603. — Homme de 48 ans, tombe à cheval sur le bord d'un tonneau. Ecchymose étendue, pas de tumeur périnéale nelte, et pendant 5 jours, ponction de la vessie. Au 8e jour, longue incision périnéale à la suite de laquelle les tissus se détergent, et le 11 mars, nouvelle opération dans le but de faire la suture des 2 bouts du canal. On trouve une rupture incomplète et entre les 2 bouts de l’urèthre existe un pont large de 2 à 3 millim.; on avive les tronçons du canal et on les suture l’un à Pautre avec des fils de soie phéniquée sur une sonde en gomme.
Réunion par-dessus des lambeaux de la plaie périnéale.
Le 15 mars, la sonde se bouche, l’urine passe par le périnée. À dater de ce jour dilatation à l’aide du béniqué.
Mais le rétrécissement reparaît et le 15 juin nouvelle opération. Incision en T et ouverture du canal sur le cathéter cannelé. Le bout antérieur se termine en cul-de-sac en ce point et immédiatement au-dessous on trouve une masse dure et résistante qui est sectionnée longitudinalement, ce qui permet de tomber sur le bout postérieur, toute la partie induréc est réséquée, le bout postérieur n'existe presque pas ; on régularise aussi nettement que possible sa surface de section et tirant avec des fils passés sur le bout antérieur, on l'amène au contact. 6 points de suture assurent l'affrontement très exact. L’hémorrhagie rend la suture périnéale impossible. Sonde à demeure.
Le 20. Réunion des lambeaux du périnée par suture enchevillée,
Revu en janvier 1887. Guérison maintenue.
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O8s. 73. — Rupture de l'urèthre. Tentative de suture immédiate ; échec. Résection de la cicatrice, suture des bouts de l’urèthre. Guéri- Son. LOCQUIN. — Gazette des hôpitaux, 1886, p. 170, et loc. cit. — Enfant de 11 ans tombe à califourchon sur une barre de fer ; le lendemain, tumeur périnéale et début d'infiltration d'urine ; incision immédiate du périnée pour enrayer ces accidents. Cinq jours après l’auteur tente la suture des deux bouts, mais ne peut aviver le bout postérieur et se contente de placer une sonde à demeure- Celle-ci s’incruste rapidement et doit étre retirée le troisième jour. La récidive est rapide et l’enfant pisse par son périnée.
Deux mois plus tard, nouvelle intervention. Le périnée est incisé suivant deux lignes, l’une transversale, Pautre longitudinale. Un cathéter introduit jusqu’au rétrécissement permet de découvrir le bout antérieur. Celui-ci est obsturé par
une masse cicatricielle qui est réséquée. Le bout postérieur est également avivé
et disséqué jusqu’au ligament de Carcassonne. Sonde n° 14 à demeure et des fils passés dans le bout antérieur permettent de l’amener facilement au contaet du bout postérieur. L’affrontement est aussi complet que possible. Suture du périnée, mais seulement dans sa moitié antérieure. Cicatrisation rapide sauf une fistulette fermée au bout de 8 jours.
Revu un an plus tard, pas de récidive, le canal admet une bougie neo 15.
OBs. 74. — Rétrécissement traumatique. Résection et suture de l’urèthre. Guérison.— KoEnNiG et STRICKER, loc. cit. — A...,25 ans, entré le 1er octobre 1880; est tombé la veille à califourchon sur une planche ; augmentalion de volume du périnée et rétention. Incision périnéale qui conduit dans une cavité remplie d’une masse de caillots sanguins ; lurèthre, grâce à la sonde est facilement découvert et on constate une déchirure transversale totale siégeant en avant du bulbe, également déchiré sur une longueur de 1 centim. Le bout postérieur est rapidement trouvé; sonde à demeure. Suites opératoires normales. Au bout de quatorze jours le cathétérisme est facile.
Mais le malade revient fin octobre 1881 avec des symplômes de rétrécissement etun abcès urineux. Incision périnéale et après avoir excisé le rétrécissement sur une longueur de 1 centim., les deux bouts du canal sont suturés l’un à l’autre à l’aide de quatre fils de calgut.
Le 29 octobre, l’état est aussi satisfaisant que possible. Apyrexie, urines. claires.
= Au mois de novembre, le périnée est fermé et le canal est perméable pour les grosses sondes.
OBs. 75. — Rupture totale de l’urèthre. Uréthrotomie externe. Rétrécissement consécutif et fistule périnéale. Résection ; uréthrorrhaphie. Guérison. — Socin et HAëgLer. Deutsch Zeits für Chirurgie, 13 juin 1889, p.299.— F. S...,24 ans, esttombé en 1878 sur le dossier d’une chaise. Œdème immédiat du périnée, rétention d'urine, età la suite de tentalives infructueuses de cathétérisme, uréthrotomie externe. Malgré de nombreuses séances de dilatation, il persista une fistule périnéale jusqu’en 1887, époque à laquelle le ma-