AA
fil d’acier'; suture de la peau au fil d’acier. Pansement un peu compressif.
26/1 : Mobilisation immédiate au 2° jour. - Résultat excellent : fonction et sens à 100 %.
Os. x° 7. — M. Bui.. Jean, 1919.
7/7/52 : Malade qui s’est sectionné le nerf collatéral interne du pouce gauche avec une plaie au niveau de l'articulation inter-phalangienne palmaire. |
Intervention : Drs LAFAURY, MOREL.
Sous AG nesdonal-oxygène, CF; excision économique de la plaie sur laquelle on branche 2 contre-incisions de découverte du nerf collatéral: découverte très facile. Hémostase de la veine collatérale sectionnée:; suture du nerf par un seul point de tantalium de rapprochement en prenant la gaine. Suture de la peau au fil d’acier. j
7/8/52 : Contrôle. Reprise sensibilité nerveuse à 100 % dans tout le territoire correspondant, Pas de douleur névritique, pas de douleur de névrome.
OBs. N° 8. — M. Cai... Marcel.
9/9/53 : Accidenté qui présente une plaie importante de la main gauche, au niveau du talon de l’emminence thénar; plaie palmaire ayant entrainé une hémorragie conséquente. Plaie par instrument tranchant. Le malade étant shocké et non à jeun, il est mis en préparation avec déshockage, puis intervention.
Intervention (4 h. après) : Dr LaArAURY, M'"° DELARBRE. AG nesdonal-éther-oxygène, circuit fermé. Intervention sous garrot
pneumatique.
Excision économique de la plaie de la main; hémostase, Les mus-
cles de l’'emminence thénar sont franchement sectionnés et au niveau du 1‘ espace inter-osseux, il existe une section du nerf collatéral interne du pouce. Réparation au tantalium.
Suture des muscles au catgut chromé; réfection de l’aponévrose au catgut; fil d'acier sur la peau.
10/10/53 : Début de récupération sensitive à la piqûre; mobilité
satisfaisante.
25/10/53 : Récupération totale.
Ogs. N° 9. — Mlle Cha... Colette.
Polytraumatisée par accident de voiture. Section du nerf collatéral
int. du V° doigt gauche.
La blessée est amenée à la Clinique de la Parisière le 8 août 1953,
fur
quelques instants après un grave accident de la route : elle a été prise sous la carrosserie d’une II normale Citroën qui avait quitté la route, et dont la violence du choc l’avait éjectée. Elle présente : plaies de la face, fracture ouverte de la palette humérale avec lésions comminutives, écrasement de l'artère et de la veine humérales, contusion du nerf cubital, fracture de l’extrémité inférieure du radius et de la styloïde cubitale, plaie profonde de la base du V° doigt.
Traitement du shock, traitement sous A.G. des lésions ostéo-articulaires du membre supérieur gauche; en° terminant intervention, suture du nerf collatéral interne du 5° doigt qui était franchement sectionné et dont l’on retrouve les bouts sans trop de difficultés,
Suture au tentale (au niveau de la 1° phalange).
SO excellente. En
Récupération sensitive totale et définitive en un mois, Aucun déficit.
OBS. N° 10. — M. Cha... Damien.
11/12/53 : Malade qui présente une plaie de Pauriculaire gauche , latérale externe, ayant réalisé une section du nerf collatéral externe.
Intervention : Dr LAFAURY, Mlle DEVAMBEZ.
Sous A.L. novocaine et garrot.
Excision des zones cutanées machées de cette plaie de la partie moyenne de lPauriculaire gauche.
Exploration des lésions : on vérifie qu’il existe une section du nerf colatéral externe, le tendon fléchisseur profond est éraflé, mais non franchement sectionné. On se contentera de refaire Ia gaine.
Réparation, après dissection, du nerf collatéral externe par 1 point de fil de lin Sertix; suture de la peau au fil de lin Sertix; sérum ATT Besredka. |
$S. O. (Dr MOREL).
18/12 : Le malade revient avec une plaie dipitale très” infectée et très vilaine suppurant abondamment, avec des lissus grisâtres.
On met un pansement humide alcoolisé et on fait faire de la Pénicilline-Didromycine : { million-1 gr. par jr.
Nouveau pansement le 19/12.
5/1/54 : Cicatrisation. Les antibiotiques ont arrêté la grosse suppuration. Il semble qu’il y ait une reprise de la sensibilité, A revoir.
27/1/54. Contrôle : sensibilité nulle.
7/4 au a.
Echec total.
O8s. N° 11, — Mlle Des...
Cette jeune fille s’est coupée la main droite très profondément, avec une vitre; elle à été suturée par un médecin à St Félicin (Ardèche) qui
a dit qu’elle s'était coupée jusqu’à l'os et qu’il a mis 2 agrafes sur la peau (sans anesth.); elle a eu du sérum ATT. |
La malade souffre depuis ce moment-là et son doigt présente une bande d’anesthésie; on décide d'intervenir pour vérifier l’état des tissus en profondeur.
6/8/53 : Intervention.
Dr MOREL. L
A. G. Dr LaFaAuURY : nésdonal- -OXYS ène, CF.
On désunit la plaie, la peau prenant déjà un aspect sphacélique sous ses agrafes, et on ouvre largement les lèvres. On s'aperçoit que la gaine tendineuse a été ouverte et le tendon fléchisseur superficiel encoché, mais non interrompu; d'autre part, le nerf collatéral interne du 5° doigt est sectionné. On recherche ses 2 bouts et on les suture avec un point de fil de tantale.
On excise superficiellement les bords: cutanés, on inclut de la poudre de pénicilline et l’on suture au fil d'acier inox. Immobilisation dans un pansement platré.
Dès le réveil, la malade est soulagée de Ja douleur qui ne l'avait pas quittée depuis l'accident. Par la suite, on donne de la Pénicilline par voie générale.
14/8/53 : Pansement satisfaisant; picotements dans le doigt.
28/8/53 : Sensibilité.
OBS N° 1242 %En}. Did." Danrel.
Jeune garçon qui s’est blessé l’annulaire de la main droite avec une ficelle que cet enfant s'était amusé à serrer autour de son doigt au niveau de la 1" phlge. À la suite d’une traction importante, Ia ficelle a coupé et cet enfant est amené avec une plaie fortement hémorragique, 27/12/53. Intervention : Dr. LAFAURY, Sr, MADELEINE,
A. L. novocaïne, et sous garrot,.
Exploration d’une plaie de la 1" phlge de lannulaire droit, On se rend compte rapidement qu'il existe une section du nerf collatéral interne. Réparation du nerf par 1 point de lin, après nettoyage, suture de la peau au fil de lin Pansement.
Pas de sérum ATT.
5/1/54 : Cicatrisation excellente R.A.S.
Reprise de sensibilité se confirmant.
10/1/54 : 100 % de succès de reprise sensitive.
OBs. N° 13. — Mlle Dor.. Mauricette, 1933
I] s’agit d’une traumatisée de la main droite qui a eu eette dernière coincée sous une presse, et qui présente des lésions importantes du médius et de l’annulaire. Ces lésions sont caractérisées par un déshapilag ge cutané surtout palmaire, avec cependant des plaies dorsales, et
une fracture parcellaire de la dernière phalange des 2 doigts, articulaire au niveau du médius.
Après préparation soigneuse :
27/3/52. Intervention : Drs LAFAURY, SAUZET.
A. G. penthotal-curare-oxygène, circuit fermé; sous garrot pneumatique.
Exploration et bilan des lésions : s
1°) Au niveau du médius, esquillectomie de la fracture parcellaire de la phalangette; le déshabillage cutané intéresse surtout la face dorsale, et après excision minutieuse et minime, on essaye de recouvrir le doigt avec la peau restant; les sutures sont faites au fil d’acier, sur la face palmaire, le tissu est beaucoup plus souple et les sutures sont moins serrées.
2°) Au niveau de lindex, là encore esquilléctomie et ablation de longle entièrement décollé; on arrive néanmoins à conserver la matrice unguéale. On vérifie que le tendon fléchisseur est intact et on suture par 1 point de tantalium le nerf collatéral externe. Le problème cutané se pose également de façon très importante car il manque beaucoup de tissu; néanmoins par petites contre-incisions en X et par glissement en Z, on arrive à recouvrir le doigt sans greffe, Toutes les sutures sont faites au fil d'acier.
Pansement à la biogaze; immobilisation sur attelle de Boebhler; sérum ATT.
Il existe un point d’ostéite de la dernière’ phalange de l’annulaire de la main blessée, nécessitant une résection osseuse, 8/5/52. Intervention : Dr. LAFAURY.
Sous A. EL. et sous garrot, résection de la partie distale d’ostéite de la phalangette de l’annulaire à la pince-gouge. Pansement à plat.
Au niveau.de lindex, la rétention infectieuse étant importante, on décide de faire une petite mise à plat.
23/5/52. Intervention : Dr. LAFAURY, M'° RoCuE.
Sous AÀ.G. nesdonal-oxygène, mise à plat de [a zone infectée de lindex, on est amené à réséquer ce qui reste de la phalangette, car elle est en déliquescence, totalement nécrôsée. Résection de cette phalangette et pansement à plat.
Du fait de la mise en attitude vicieuse de la dernière phalange du médius droit — attitude vicieuse absolument irréductible —— sur la demande la malade et sur nos conseils, on décide de faire une résection de la phalangette.
19/6/52. Intervention : Dr LAFAURY.
Sous A,G. nesdonal, amputation de la phalangette; suture de la peau au fil d’acier.
10/7 52 : Cicatrisation définitive. Résultat fonctionnel étonnant, la
AD ui ÿ
/ ( | malade reprend son travail à la méme machine. Félicitations du Contrôle des A. T., à
O8Bs. N° 14. — M. Duq.…, 40 ans,
9/2/54. Champignoniste, S’est blessé il y à 1/2 heure environ en
ouvrant une bouteille de champagne au cours d’un repas abondant : plaie profonde de la base de l’éminence thénar du côté gauche.
Etant donné que Je malade est loin d’être à jeun, on met simplement un pansement aseptique, on l’hospitalise et l’ôn intervient le lendemain matin.
6/2/54. Intervention : Dr MoREr, Dr SAUZET.
À. G. nesdonal-éther-oxygènce, circuit fermé, avec garrot pneumatique sur l’avant-bras.
On excise les bords cutanés de la plaie par éclat de verre et on explore minutieusement la commissure du pouce; on constate que les deux nerfs collatéraux externe et interne du pouce sont tranchés à la hauteur de l'articulation métacarpo-phalangienne; il y a des dégâts importants des parties molles, des dégâts vasculaires, et la libération et la découverte des bouts nerveux est longue et laborieuse.
Une fois les bouts nerveux bien identifiés, on en pratique la suture avec, pour chacun, deux petits points de soie noire imputrécible sur aiguille Sertix courbe. Suture des parties molles au catgut fin et suture cutanée au fil d’acier.
Immobilisation dans un grand pansement ouaté.
Traitement post-opératoire avec Pénicilline pendant plusieurs jours.
Suites opératoires très simples : cicatrisation parfaite.
La sensibilité qui était complètement abolie les premiers jours, reparaît petit à petit en progressant de la base du doigt vers son extrémité,
23/2 : La pointe de Paiguille est perçue au ras de Particulation phalangino-phalanginienne.
2/3 : La même sensation est perçue jusqu’au niveau de la lunule de longle du pouce. (
Revu par la suite, en Avril 54, le malade a récupéré sa sensibilité jusqu’au bout du doigt, mais c’est encore une sensibilité obtuse qui manque de précision.
Le résultat peut être considéré excellent; le doigt a une trophicité normale; la peau est souple et bien nourrie. Û
O8s. n° 15. — Eff… Léon, 1904.
I s’agit d’un paysan de, 45 ans qui s’est blessé au niveau de la main gauche à la suite d’un éclatement du canon de son fusil. Il est amené dans un état important d’agitation et de shock que l’on traite, et après préparation :
18/7/50. Intervention : Dr. LAFAURY.
A. G. nesdonal-curare-oxygène, pour exploration et intervention.
Sallier 4