NOTATIONS CHROMATIQUES
11. Nature et rôle des notations chromatiques. — La nomenclature dont nous venons de rappeler les bases dans les définitions qui précèdent, n'aura toute son importance pratique qu’autant qu'elle sera accompagnée et aidée de notations symboliques analogues à celles qu'emploient les chimistes. Ces notations doivent, sous la forme la plus brève et la plus claire, faire connaître à première vue la teinte dont il s’agit. Celles que nous allons proposer représenteront les teintes à la fois qualitativement et quantitativement, c’est-à-dire qu'elles révéleront la nuance et le ton des teintes en question, ainsi que les proportions de
leurs éléments, si elles sont composées ou dérivées.
S 1°. Notation qualitative des couleurs.
12. Point de départ. — Les couleurs ne diffèrent qualitativement que par la nuance qui les spécifie. Or toute nuance dépend de son degré de parenté avec les
trois couleurs primitives ou avec leurs trois dérivées immédiates (4 et G). Il suf-
12 LIVRE I : DÉFINITIONS ET NOTATIONS fira donc d’un petit nombre de symboles ou de signes conventionnels pour repré-
senter toutes les nuances imaginables.
13. Notations des couleurs principales. — Les symboles des six couleurs principales et des deux couleurs auxiliaires seront leurs initiales :
R pour le rouge; J pour le jaune; B pour le bleu, O' pour l'orangé ; \E pour le vert, V pour le violet ; B° pour le blanc; N pour le noir.
Dans la lecture de ces notations et des formules dont elles peuvent faire partie, on trouvera commode de prononcer \E vé et V vi.
Nous ne disons rien du gris, couleur dérivée des couleurs auxiliaires, aussi immédiatement que XE, O et V dérivent des couleurs primitives associées deux à deux; on verra plus loin (21) que le gris peut, sans aucun symbole particulier, être représenté et évalué dans les formules, à l'aide des notations des autres couleurs.
Quant aux nuances dérivées d'ordre inférieur, elles seront suffisamment définies et figures par la représentation quantitative de leurs éléments, ainsi qu'on va le
constater.
S 2°, Notation quantitative des couleurs.
14. Point de départ. — Les différents foxs d'une couleur où degrés d'intensité chromatique (6) résultent de la quantité plus où moins grande de couleur sur l'unité de surface. Il s'agit d'évaluer cette quantité que nous avons à représenter par des notations.
Nous avons plus haut (4) caractérisé les couleurs dérivées par leur équidistance physiologique relativement à leurs composantes; cet équilibre de la couleur dérivée entre ses deux parentes suppose une certaine équivalence des quantités
associées pour former cette dérivée. Par exemple, si le vert normal est, pour nos