LAURENT
aux couleurs modifiantes, il y a convergence entre les deux teintes quant à la
couleur modifiée.
103. Les couleurs complémentaires ne sont strictement ni dissonantes ni consonnantes. — Les couleurs complémentaires produisent un contraste (38. 99) qui dans les tons francs peut être dur, heurté, violent. Cela est vrai, mais en même temps, ce contraste peut être plus facilement ménagé que tout autre et alors, au lieu d’une dissonance, il en résulte une variété décidée, de la vigueur et de la vie : une couleur placée à côté de sa complémentaire plus terne la réchauffe de son auréole. Nous dirons plus loin (109) comment on ménage le contraste des complémentaires.
104. Toutes les couleurs peuvent s'harmoniser. — Ce que nous venons de dire de l'opposition des complémentaires s'applique dans une grande mesure à la dissonance entre quelques couleurs que ce soit. En musique les accords dissonants, s’ils sont convenablement préparés et résolus, concourent à la richesse de l'harmonie ; faute d’être préparés et résolus, ils déchirent l'oreille. Nous avons quelque chose de semblable en chromatique. La dissonance existante entre certaines couleurs disparaît et fait place à l'harmonie, par le fait soit d'une finalité particulière, soit de correctifs spéciaux, soit de teintes intermédiaires. Nous avons dans les drapeaux et les étendards un exemple d'harmonisation résultant d’une fin particulière atteinte. Un drapeau, c’est un signe, un cri de ralliement. Plus l'opposition des couleurs sera criarde, plus haut et plus loin se fera entendre le cri de ralliement. La juxtaposition de couleurs dissonantes dans un drapeau est donc une véritable adaptation à son objet. La finalité est une harmonie qui prime toutes les autres, parce qu’elle s’adresse à nos facultés les plus élevées, qui
à leur tour dirigent l'appréciation de l'œil,
105. Harmonisation à l'aide de correctifs. — La nature elle-même va nous donner sur ce point la leçon la plus complète. Les peintres redoutent la couleur vert-émeraude, c'est, disent-ils, la plus insociable des couleurs. Or, nous voyons partout la verdure naturelle du feuillage se marier et s'associer harmonieusement avec toute espèce de fleurs ou de sol, quelle que soit leur couleur. Quel est le
secret de cet accord, de cette harmonie ? Elle tient à diverses conditions.
Remarquons-le d'abord, l'opposition qui peut exister entre deux couleurs sera toujours d'autant plus atténuée que leurs tons seront moins francs, que l'étendue des surfaces qu'elles occupent sera plus restreinte et que la ligne de démarcation qui les sépare aura moins de rigidité. Or toutes ces causes d'atténuation interviennent, et d’une façon multiple entre la verdure et les fleurs, le sol, etc.
Les feuilles, en raison méme de la loi de leur insertion sur des spirales, s'offrent à la lumière sur des plans diversement inclinés et présentent conséquemment une incessante variété de tons clairs et foncés. De plus, la diversité de structure entre les deux faces devient une nouvelle occasion de changement de ton et souvent aussi de nuance ; en même temps la teinte du vert, se modifiant d'une plante à l’autre, devient ici cendrée, là rabattue, ailleurs xuancée de jaune ou de bleu, de violet ou de rouge. Les formes plus où moins gondolées dans les feuilles, gaufrées dans les fleurs, arrondies dans les fruits, engendrent d’autres changements de ton et de nuance aux différents points de leur surface. Voyez par exemple les fruits du houx d'un rouge corail à côté du vert éclatant de ses feuilles. Ce sont deux couleurs en plein contraste et cependant en parfaite harmonie. C'est que les baies luisantes et globulaires font jouer et envoient à nos yeux la réflexion spéculaire ; autour de cette portion si brillante, où l'œil ne perçoit que la lumière blanche, se montre un croissant d'un rouge clair, puis un autre plus foncé. C’est, d'autre part,
que les feuilles vernies et gondolées en sens inverse d'un piquant à l'autre, donnent
elles aussi, ici dela lumière blanche, là des tons clairs, plus loin des tons rabattus. Dès lors il ne saurait plus y avoir opposition, mais la plus riche harmonie.
. De plus,
Les dimensions des feuilles, des fleurs et des fruits sont fort restreinte si parmi les feuilles il en est d’entières, combien sont dentées, crénelées, lobées ; si les unes sont à limbe étalé, d'autres sont linéaires; s’il en est de simples, un grand nombre sont composées, pennées et pennatifides. Avec pareille structure de feuilles, le vert, si franc soit-il de sa nature, subit de profondes modifications chromatiques. Les rayons verts qui émanent des parties étroites et menues, se perdent et se noienten partie dans les rayons de couleurs différentes et donnent naissance à des nuances de transition.
Enfin le contour, le bord des feuilles, des bractées et des sépales, les lignes de
démarcation entre le vert de celles-ci et la couleur des pétales font l'effet d'un
véritable sertissement.
Ce sont là autant de correctifs que nous enseigne la nature et qui permettent d'harmoniser les couleurs les plus disparates. Nous pouvons les grouper sous trois titres : altération de ton ou de nuance, modification de l'étendue de la surface
colorée, présence d’un sertissement. Etudions-les successivement.
106. Harmonisation par altération de ton ou de nuance. — On arrivera à atténuer ou même à faire cesser l'inimitié de deux couleurs en modifiant le ton ou la nuance de l’une d'elles, de manière à les rapprocher. C’est ainsi que, dans la décoration et la peinture des appartements, on pourra prendre pour bordure des couleurs fort distantes de celles du fond, mais dont l’une d'elles sera grisée, assombrie ou lavée. On rendra encore plus sûrement ces couleurs consonnantes en les lavant ou les rabattant toutes deux, car alors elles trouvent un trait d'union dans l'obscurité de leurs teintes si elles sont rabattues, dans leur clarté si elles sont lavées. C’est ainsi que des couleurs dissonantes sur le coton peuvent très bien être juxtaposées sur la soie. En cette dernière, il y a toujours une proportion de lumière blanche réfléchie suffisante pour marier en son rayonnement les nuances les plus opposées.
Dans les régions du Midi et de l'Orient, on aime les couleurs voyantes, le contraste qu'elles peuvent offrir y est beaucoup moins violent que dans les pays du Nord : c'est que la lumière du soleil plus abondante et plus vive, illuminant ces couleurs, en lave les tons les plus francs, en diminue l'intensité chromatique et leur donne un lien harmonique dans l'éclat même dont elles resplendissent.
Une considération analogue fera comprendre comment, jusque dans les pays du Nord, on peut sans inconvénient associer les couleurs les plus opposées dans la décoration des stores. Vues du dedans, éclairées comme elles le sont par transparence et par suite baignées par la lumière, ces couleurs n'auront rien de déplaisant.
107. Harmonisation par modification d’étendue relative de surface. — L'opposition des losanges bleus, blancs, rouges, jaunes, etc., qui forment le
vêtement d'arlequin est des plus criardes, et ces mêmes couleurs s'harmonisent admirablement dans une étoffe écossaise. Pourquoi? Parce que dans cette dernière, chacune des surfaces occupées par une couleur se divise sur les côtés en bandes fort étroites, en filets dont les rayons colorés se mariant optiquement avec
RÉPERT. CHROM. 14
ceux des autres couleurs juxtaposées, produisent, sur l'œil, l'effet d'une teinte intermédiaire. C’est en chromatique quelque chose d’analogue à ce fait qu'en musique une dissonance sur une double croche n’a pas besoin d’être préparée.
L'opposition du noir et du blanc produit un effet heurté sur les draps mortuaires, parce que habituellement les surfaces occupées par le blanc et le noir sont assez étendues ; mais les étoffes demi-deuil plaisent au regard en raison du peu d’étendue continue de la surface occupée par l’une des couleurs auxiliaires. Quant à l'écriture, aux dessins en encre noire sur papier blanc, s'ils n’ont rien de heurté pour les yeux, c’est en raison de la ténuité des traits et de la fin particulière atteinte par ces traits (104).
Au lieu d'établir une disproportion entre les surfaces, on peut en restreindre l'étendue et en répéter la succession. Il résultera de cette répétition même, une, harmonie d'ensemble dans laquelle se perdront les oppositions de détail.
C'était à Verdun, on bâtissait une maison dont la carcasse était en fer et les murailles en briques colorées et vernissées sur leur tranche extérieure. Lorsque je vis les premières de ces briques de couleur, je fus choqué du peu d'harmonie de leur groupement. Le surlendemain, ce même groupement était reproduit et répété jusqu’au delà du second étage ; l'aspect de l'ensemble n'avait plus rien de
chromatiquement disgracieux, au contraire.
108. Harmonisation par la présence d’un sertissement. — De tous les correctifs le plus simple et le plus usité
, c'est le sertissement. Il suffit de sertir, c'est-à-dire d’entourer d'un filet d’une couleur neutre ou auxiliaire une surface colorée pour qu’elle puisse s’harmoniser avec n'importe quelle autre teinte. En effet, ce filet permet aux auréoles complémentaires (33) des deux teintes de se mêler et se s’éteindre partiellement, il en résulte une transition consonnante d’une teinte à l’autre. Supposons un tapis avec de larges dessins jaunes sur un fond bleu clair, l'aspect sera désagréable. Séparons les deux teintes jaune et bleue par un sertissement noir et la composition n'aura plus rien de choquant, La présence du filet noir fait cesser l'impression qui naissait de la formation d'un vert mal défini entre les dessins et le fond, impression qui tenait l'esprit en suspens. Le
sertissement satisfait le regard en marquant nettement les contours du dessin et
en donnant lieu à la formation d’une teinte optique de transition.
« Dans un des pendentifs qui décorent si magnifiquement la bibliothèque du corps législatif, le bourreau qui a tranché la tête de saint Jean-Baptiste est vêtu de rouge et de bleu. Eugène Delacroix, ce prodigieux coloriste, emploie le blanc pour corriger ce qu'aurait de brutal la contiguité de deux couleurs franches telles que le rouge et le bleu. Le rapprochement est adouci par un peu de blanc qui les relie en leur conservant toutefois un aspect énergique, convenable pour la figure d'un exécuteur (1). »
109. Harmonisation des teintes complémentaires. — Les divers correctifs qui permettent de juxtaposer des couleurs par ailleurs dissonantes, ont encore plus d'efficacité pour l'harmonisation des couleurs complémentaires. Pourvu que
«l'une d'elles ne soit pas franche, ou qu'elle occupe une place beaucoup moindre, ou que la ligne de démarcation ne soit pas trop rigide, cela suffira souvent pour rendre l'association de ces couleurs des plus heureuses.
Pour ce qui est de la disproportion d’étendue dans les rôles à faire jouer à ces couleurs, écoutons un maître : « La loi des couleurs complémentaires, dans ses applications aux industries, particulièrement à l'art du tapissier, ne comporte jamais à doses égales, le jaune et le violet, le rouge et le vert, le bleu et l'orangé. Lorsque ces couleurs sont juxtaposées, l’une doit l'emporter de beaucoup sur l'autre en étendue ; autrement dit, l’une doit être principale, l'autre accessoire. Par exemple, un fauteuil en velours et en damas jaune, aura des lézardes violettes et, s’il est capitonné, des boutons violets. En vertu du même principe, les lézardes et les boutons d'un fauteuil rouge seront verts. De sorte qu'en thèse générale, si on veut avoir de la résolution, de la franchise dans l'effet décoratif, toute la passementerie des meubles et celle des rideaux — galons, torsades, liserés, boutons, glands, et franges — devra être de la couleur complémentaire de l'étoffe employée (2) .»
Il est également facile de comprendre comment, en rompant la rigidité de la
ligne de jonction, on arrive à produire l'effet d’un sertissement. Imaginons deux Le] , [e]
pièces d’étoffe, l'une rouge, l'autre verte, qu'il s’agit de juxtaposer : si la jonction
se fait en ligne droite, le contraste est violent; si l'on ménage des dentelures de
(1) Cn. BLaxc Grammaire des Arts du dessin, p. 567. (2) Cu. BLanc, Grammaire des Arts décoratifs, pp. 298, 229.
manière à ce que la jonction soit une ligne brisée à angles aigus, ces dentelures dont l'œil fondra plus ou moins les teintes, suivant leurs dimensions, donneront
lieu à une teinte de transition qui mariera très bien les deux couleurs.
110. Harmonie des vitraux peints. — Nous pouvons actuellemeut saisir les causes multiples qui concourent à donner habituellement aux vitraux peints une telle richesse d'harmonie. Le sertissement de plomb qui relie les pièces de verre, le morcellement des surfaces, la répétition des mêmes couleurs, viennent s'ajouter à l'éclat lumineux des teintes transparentes pour en rendre l'association toujours
facile et le plus souvent d'un effet incomparable.
111. Harmonisation à l'aide des teintes intermédiaires fournies par les tableaux typiques. — Quatre cas peuvent se présenter.
Premier cas. — Les deux teintes données sont franches. Si ces teintes figurent sur la Rose synoptique du frontispice, c'est-à-dire si elles sont deux des douze principales couleurs, l'arc qui sur cette rose joint les teintes données en montre les intermédiaires directes. On le voit plus clairement encore dans le diagramme ci-après.
On aura un plus grand nombre de teintes intermédiaires en recourant aux tableaux correspondants de la troisième ou de la quatrième section; les tableaux de cette dernière renferment deux fois moins de teintes que ceux de la troisième.
Si les deux teintes données ne sont pas parmi les couleurs de la rose synoptique, on les cherchera dans les tableaux respectifs de leur famille, (consulter au besoin le diagramme) et, parce que ces teintes sont franches, on les trouvera sur la grande diagonale verticale d'un même tableau où de deux tableaux différents; (les diagonales verticales se suivent d’un tableau à l’autre pour former une seule et même série chromatique;) et lon aura pour intermé-
diaires autant de teintes qu'il y a de cases entre celles qu'occupent les teintes
données.
Ces intermédiaires sont adéquates parce qu'elles appartiennent à la même gamme (1) que les teintes données; les intermédiaires qui appartiendraient à une gamme collatérale de celle qui renferme les teintes données seront nommés co/latérales ; quel que soit le nombre des intermédiaires adéquates, les collatérales sont
généralement deux fois plus nombreuses.
Soient, comme exemple, le rouge R et l'orangé-rouge RO, les deux teintes données. Elles sont consécutives sur la rose; pour trouver des intermédiaires nous recourons au tableau XIV. RO ou R303 occupe le milieu de la diagonale verticale principale et R son extrémité supérieure ; les intermédiaires ; les teintes données s’har-
cherchées sont au nombre de deux R5O:1, et R10
monisent ainsi: R, R5O1, RaOo, R303.
(1) Plusieurs teintes appartiennent à une même gamme, quand une même couleur composante a le même indice en ces teintes, ou quand la différence entre les indices d'une même composante est égale à la
différence entre les indices de l'autre, quel que soit le sens de la différence.
Soient encore le rouge R et le jaune J , les teintes données. Nous aurons, dans la rose synoptique, d'abord une teinte intermédiaire unique O à égale distance de R et de J': ou bien les trois teintes RO, O, JO adéquates ; puis en recourant au tableau XX, contenant les gammes d'O , nous trouvons cinq intermédiaires, savoir : Rid1, Rio, R3d3, Rod, Rid: (ou R:O, R2O:, O, Oxo, Odi); enfin l’ensemble des tableaux XIV et XV, renfermant les gammes de RO et de JO, nous en fournit dix : R:0:1, RO, R303 , RoO:, R1O;, O, O;d:, O;do, O:J3, Ou, O:d:.
galement
112. Second cas. — Les teintes données ne sont pas franches de ton mais sont de même nuance.
Quoiqu'il y ait en chaque feuille de la rose synoptique une demi-gamme de tons lavés et de tons rabattus, il y a tout avantage à recourir immédiatement au tableau de la 2° section de l’atlas, renfermant les gammes de ton de la nuance donnée. Les teintes en question trouvées en ce tableau peuvent être sur une même ligne soit horizontale soit diagonale et alors on aura autant de tons intermédiaires adéquats qu'il y a de cases intermédiaires. Si les teintes données sont sur deux lignes différentes sans aucune correspondance régulière on aura des intermédiaires directes mais non adéquates, indiquées par la ligne droite menée d'une teinte donnée à l’autre. On pourra trouver encore d’autres intermédiaires plus ou moins approchées dans les tableaux de la 3°, de la 4° et de la 5° section avec cette particularité que les tons rabattus de la 3° et de la 4° ne le sont point par l'introduction du noir, mais par un exès de couleur, ce qui leur
donne plus de transparence et de moelleux.
113. Troisième cas. — Les teintes données ne sont pas franches, mais sont de même ton.
On trouvera leurs intermédiaires adéquates sur la diagonale ou les diagonales occupées par les teintes données; ces diagonales de même ton se suivent d'un tableau à l’autre et y occupent respectivement la même place.
Soient R3O1 et JoOù les teintes données, elles appartiennent aux tableaux
XIV et XV, elles sont toutes deux sur la diagonale verticale de même rang
indiquée par la somme des indices de chaque teinte (3 + 1 = 4, 242 = 4)
PROBLÈME III : HARMONISATION DE DEUX TEINTES Ut
et nous montrent quatre intermédiaires qui permettront d’harmoniser les teintes
données comme il suit : R301, RoO>, R1O3, Os, JdiO3, JoOo.
114. Quatrième cas. — Les teintes données ne sont pas franches et diffèrent à la fois de ton et de nuance.
On fera d'abord abstraction du noir sil y en a dans les teintes données, puis les intermédiaires trouvées on répartira graduellement le noir entre elles.
Pour obtenir les dites intermédiaires, on cherchera les teintes données dans les tableaux de la troisième ou de la quatrième section se rappelant que ces derniers renferment deux fois moins de teintes que les précédents. Si les deux teintes données ne sont pas dans un même tableau, elles sont sûrement comprises dans deux ou trois tableaux consécutifs qui formeront une des séries ternaires
suivantes :
oule XIV,le XVetle XVI allant de R à O, à J,à Ÿ, 1"°série: Gule LT SVleue SOLS NE (OMIS B , 2° série; oule XVI, le XVII etle XVIII, » de J à Æ,a Er à V, 3° série; ou le XVII, le XVIIIetle XIX, » de FàaB,àV,aR, 4 série; ou le XVIII, le XIXetle XIV, » de Ba V,aR,aO, 5° série:
Représentant les quatre couleurs de chaque série par Les symboles généraux C, C', C", C!"' nous pouvons construite un diagramme général figurant toutes ces séries (voir ci-après) et formuler la règle suivante :
Les cases du diagramme occupées par les indications des teintes données étant trouvées, on joindra par une ligne droite les centres de ces deux cases et cette ligne désignera dans les cases qu'elle rencontrera les teintes intermédiaires demandées. (Au lieu de tracer une ligne, on pourra avantageusement placer une règle de verre sur le diagramme.)
Voici un autre procédé. Les teintes cherchées et trouvées dans leurs tableaux respectifs, on compte le nombre D de diagonales verticales qui se trouvent entre celles qui renferment les deux teintes données, puis le nombre N des diagonales horizontales qui séparent les deux teintes données, ce dernier nombre N diminué de celui des cases vides où communes qui pourraient se trouver sur le trajet direct
entre les teintes données, donne le nombre » des teintes intermédiaires demandées.