‹ Répertoire d'optiquemoderne, ou analyse complète des travaux modernes relatifs aux phénomènes de la lumière (volume 2)Chapitre 16 sur 31 · HTÏ^OTHSSES SUR LA NATURE DE LA LUMIERE · texte numérisé non relu

HTÏ^OTHSSES SUR LA NATURE DE LA LUMIERE

• Quant à la condition imposée aux lignes de force de représenter la grande élasticité présumée de l'éther, notre hypot^ièse ne peut pas faillir sous ce rapport ; la question semble plutôt être de savoir si ces lignes seront assez paresseuses dans leur action mutuelle pour rester comparables à Féther sous le rapport du temps reconnu nécessaire, expérimentalement, à la transmission de la force rayonnante.

» L'éther, présume-t-on , pénètre tous les corps aussi bien que Tespace: dans l'opinion mise ici en avant, ce sont les forces exercées par les centres atomiques d'action qui pénètrent et constituent tous les corps et se font sentir successivement dans tout l'espace. Relativement à l'espace , dans les théories admises ^ l'étber présente des noyaux matériels et des lignes d'action ; dans notre hypothèse , il n'y a plus que des centres d'action. Quant à la matière, la différence consiste en ce que l'éther existe entre les particules et transmet les vibrations, tandis que dans notre hypothèse, c'est par les lignes de force établies entre les centres des particules que les vibrations se propagent. £tt ce qui touche la différence en intensité des actions produites au sein de la matière, je crains que sous ce nouveau point de vue il ne soit très-difficile d'arriver à une conclusion ; car lorsque nous considérons- l'état le plus simple de la matière ordinaire, celui qui se rapproche le plus de la condition de l'éther, savoir, l'état de gaz permanent, ne trouvons-nous pas que, dans son élasticité et la répulsion mutuelle de ses molécules , il s'éloigne de beaucoup de la loi qui veut que l'action soit en raison inverse du carré de la distance.

n En concluant, je dirai que je n'aurais pas donné de publicité à ces

notions, si je n'avais pas été amené malgré moi, et sans préparation, à remplacer un autre professeur. Aujourd'hui que je les ai imprimées, je m'aperçois que j'aurais dû les garder en réserve plus longtemps pour en faire le sujet d'études ou de réflexions assidues, ou peut-être pour les rejeter définitivement ; c'est seulement parce qu'elles circuleront d'une manière ou d'une autre par la publication orale qu'elles ont reçue à la dernière séance, que je leur donne une forme, si Ton peut donner ce nom à ce court exposé. Il y a une chose certaine , c'est que toute opinion hypothétique sur le rayonnement, qu'on acceptera comme satisfaisante, ne doit plus dès à présent comprendre seulement certains phénomènes de la lumière, mais embras-

Ii54 BTPOTHE0BS SUR LA IfATUBE DE LA LOMlÀfË.

ser en même temiis eevx d<^ 1» ebalenr et de rftctkm cfcMquè « et iDême le» phénomèiies gai lesaceompagilent^ tomme )» ehdetir ien- »bte et les effet» cbkiik)ues. ^«9 ce rappctf t, tioe bypolbèfe qui esit fondée uniquement sur la nature conaoe àt» fercee mémke9 de la matière peut mériter quelque coiMÂdératio»# partiti les itiJUe bypotbèses qui prendront naissance dans d'autres ecAsidérati^M* i*af aans doute commis de nombreuses erreurs dans le» lignes précédentes, car, pour moi-même, les idées que je viens de développer aj^rais^ sent encore comme une ombre abstraite ou comme Tune âe ces impressions de l'esprit que l'on peut adn^ttre pendant quelque temps» pour s'en servir comme d'un guide dans le» méditatieii» et les recbercbes.. Ceux qui s'adcmnent aux recberebe» expérimeirtales savent combien ces impression» s&at nombreuse», el aum cenUen il arrive fréquemment que Itur exactitude ou leur beauté apparente s'évanouissent à mesure que la vérité se dégage de ses voiles el devMt la réalité de la nature. »

Nous discuterons ailleurs ces profonds aperçus de M. Faraday > en attendant, insérons les remarques dont elles ont été Vobjet de la part d'un autre physicien célèbre, M. Àiry.

RËtfARQt^SlS sur m âfdcle de M. faraday ^ relatif aux vibrations des rayons lumineux; par M. Ù.-h. Airy.

<c Je me {«'opose de préstentev qttélque» remarque» oritkfse» os du mwns de suggérer aux âuUre» quelques idéenëMTee ir FèximeÉ des hypothèses fondamentales du dernier Mémoire de M. Faraday, ou de re€ft«rciie> jii^ii'ii qirci point eesi bypwitbdieif MM <frconscrite» pMT hs phéneménes tmet^i et jtfsqtt'ft^t^i p(Âm, Ift i$aj€ft traité est dff domaine de la pby«îque mè^it âtéttfphf ^^u^.

» Ce méoMiAre traite de deox objets : l'' ^ piMiib^éd'evfitfî^er les phénomènes du rayonnefij^t, plus spéeialeiiient éeltfi àé U Irifinière, em supposant que krisi^o'iF n'y pâtsr de corps tetef^fmsfé sut la ffifbte du rayon lumiffenx, les tibrrftKm» (ftf'oft pfétefrrf élfé H barse deis ôndalaijons predoisant tes pbéiKiitnèfté» taûi tt^ttstx6%ts sm* }ès figtfes de force, p» ce que, â défrftrt d*cxiyf esàiôû f eçticf, 6rt peut appdér ibrart" Uments latéraux au tranêversOuûf ; 2** k possSbflfité d'écarter l'idée de substance et d*y substituer ceflé de centrés! de' fatce, — * Je traiterai ces deux stijets datfs !e même ordre qtré je lef$ ai premier.

» 1" ftelativémenf à ià {rârismission dé la lumière à tfàVérd' leë espaces i^lariétaires, le docteur Faraday et moi nàùÈ sôMiioléâ A^ittùM pour considérer là (héôrië ondalatoire de la Ituuîère àf èc t Jbfârtiôts transversales comâié ât)pliâiblë àni phétioitfèttés ^tfi se ptésëiitèbt dans les expériences optiques ordinaires. Èii coiïsé^uéAcé, dâri^pfétendre ici dogmatiser sur te srijet , j*adoptéraî ta (béôfie ctadulâteire dans toutes le^ remarques suivantes.

» On ddmet que les vibrations formaât dés ohdutatioâs prdgreÂsives sont nécessaires pour expliquer certains phénomènes que présentent tes cristaux et quelques autres encore ; mais moi, j^jrai plus loin, je dii'ai que (es ondulations progressives (en baissant indéterminée fa nature de teufâ vibrations ) ^nf nécessaires pour'expliqùéf lés ^Ëênômèneâ dé dîtff adforf , et ceâ ondtrîatiofiisf pf o^réfsi^ivê^ Aë d<A- Vènt t>as éfré dé la nstttfre dés éhtmëtïimÉ tn^anMiUif ,• dàn^ I^sqtiets chaque ébrslitleihdit âètiVë iH pfàpHm m sm èi\^eïl€ê de rinflcreùcè iûàbiéhtkrtéë Aê Foifgift^ dfâfàrittf , nflM éHèé âmeûi «(fc de véritabfè^ offd«fs A(Hit te CintUfé taêtéûiqtte est ^t^ tè hiôni'êihëùt d'une àérfé éë piftlculéé est détcfrii^iné pât }ë indmeMm fëlatif dé h prétéd€ate èêfié , l'ofdf ê^ de ptécééknêè H âê ^ëtmiicni te Ée bOf nàtft pàÉ à 1k Uffké rafdislfé tftÈÈâëif iigttefs qÛ^ktm(imÈf^ ItitHs étant tel (fue k ttioutediefit dèsf ^rOc'trlcfd Mië éftré iiiië ^igiïl^de meruvêfttient pmrf d'antf esf fâc^écitles grtftÈpées âtftofi^ d'éfMf» dalÉs Pintériétff d'ttti àtiglèf s^de tfès^étefldu. Je êéûè d*tf}àsi<fr tfoetééêrie de flgrièH rirdfâlés skyàmiseis i Aei èhtnhi^itiénië fafératfx d^ ntànière àr âùkiiet' une ëxpficatfcMif ^ ïtt âifTrmioff , et Je d)^ ^tH i^a absok^eht ftéciéfâsafire, Akns la théorie ^di etplt^tieiraf éette diffr^tioift , quer èfraque piëf t^Imien de irrûféeuleâ prddai^ nàë iéfgiië ùit fkt (petit tjfôtf^ i»ë)rfir d'uti mot eiiipifoyé aii mtftiyetùéM ieë êMftJi ïéquel ttot éé prôpagéira stntant Uknêk hê dir èetjèn^ #n Éfifc^M daPAs fététfddé d'em aâgle sofide très^éovrstdéraMe. Ot, Us (îomèq^enees qd*m (^etft titët de ce point sorftt très-ffi)j!po^tdnte$. La Aiiïrafceiml a fiect dafi^ Tarir, ^^ eonséqâént 1« m^m en état de^ ^ibratien eirâfe dans Ftfîr èv les eddutâtions sont f ransenses patr M él noi» pair par des éfbra&teBietftt tatéràvx/ iusisi teni ^oir |miiC j^ier la téftnlté 08 lé êegtè à» nréfacfion âé fair» it prMiih hr réfrai^timi ; éVf la Péff actkm «xige ittpérietfMineM^ poiar êtrtf eipliqsée^ rti ditngettiefit dé titasse dansr les ondofatioM et en mêi&e tatepar me forée prefnre

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