‹ Répertoire d'optiquemoderne, ou analyse complète des travaux modernes relatifs aux phénomènes de la lumière (volume 2)Chapitre 17 sur 31 · HYPOTHESES SUR LA NATURE DE LA LUMIERE · texte numérisé non relu

HYPOTHESES SUR LA NATURE DE LA LUMIERE

à changer la direction de la marche à un degré exactement correspondant au changement de vitesse. Ces changements s'expliquent de la manière à la fois la plus simple et la plus naturelle par la théorie d*ondes véritables dans laquelle le flot produit par chaque molécule se propage suivant toutes les directions dans un angle très-étendu , tandis , je crois , qu'on trouvera quelque diflScnlié à modifier la théorie des ébranlements rayonnants de manière à pouvoir les expliquer ; par conséquent, je considère comme démontré que la propagation d*ondes véritables a lieu dans Pair Jusqu'à des limites extrêmes. Nous ne pouvons faire aucune expérience au delà de Texistence de l'air sensible, et je suis tout prêt à admettre que si nous supposions que l'air et l'éther qui l'accompagnent ( s'il en diffère ] se terminent à une limite distincte et que les ébranlements latéraux se propagent en rayonnant à travers les espaces planétaires jusqu'à cette limite, et enfin que chaque ébranlement, à mesure qu'il se présente, soit l'origine d'un flot qui se propage à travers Tétber, les phénomènes de la lumière seraient alors expliqués. Mais ici , une circonstance remarquable vient frapper nos esprits. Un instant de réflexion montrera qu'à cette limite la marche de la lumière sera soumise à la réfraction, absolument de la même manière que la lumière incidente a consisté en ondulations, et en suivant la même loi de dépendance relativement à la vitesse de propagation. Or, ïL est aujourd'hui surabondamment établi qu'à la limite de notre atmosphère il n'y a pas de réfraction sensible, c'est-à-dire que la vitesse de propagation n'est pas sensiblement altérée. Gela posé, n'estce pas une circonstance très-curieuse qu'il y ait eu un système d'ébranlements rayonnants en dedans qui propagent les ondulations exactement avec la même vitesse 7 Y a-t-il un seul physicien qui soit disposé à admettre comme vraie cette idée de deux causes indépendantes de vitesse et cet accord exact entre des vitesses indépendantes, alors que cet accord existera nécessairement si le mêo)e milieu vibrant ou l'éther occupe tout l'espace 7 Certainement ce ne sera pas moi. Tout disposé que je sois à admettre un pareil saut de la nature à la surface du verre et des cristaux où les phénomènes de la lumière sont totalement modifiés, je ne pourrai jamais être amené à croire qu'il existe, soit dans l'air, où le changement des phénomènes est graduel, soit aux limites de l'air, où il n'y a pas de

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