HYPOTHÈSES SUR LA NATURE D£ LA LUMIERE
changement du tont. £n nn mot, je dois admettre la même théorie de la lumière pour les espaces planétaires et pour Pair dans lequel nous faisons nos expériences de diffraction , et cette théorie doit être ceOe des véritables ondes.
» Je n'insiste pas sur la nouveauté de cette conception, que les influences latérales ont lieu suivant une succession mobile le long d*unê ligne radiale, suivant un mode différent de tout ce qui nous est connu. Je sais parfaitement bien que cette théorie a seulement été ébauchée par M. Faraday comme le résultat d'un examen rapide, et qu'elle pourrait, en quelque sorte, se modifier dans ses détails par les réflexions de l'auteur ; mais, dans tous les cas, tant qa*on conservera ses traits distinctife à cette théorie, elle restera , par les motifs que j'ai donnés, inadmissible pour moi. Dans tous les cas, cette théorie est, dans mon opinion, un beau sujet d'étude pour les physiciens.
» 2« Quant à ce qui concerne la substitution des centres de force k la matière, cette spéculation diffère peu dans son caractère général de la célèbre recherche touchant la substance et les accidents. Dans cette dernière, la question consiste à savoir si, lorsque nous avons trouvé qu'une agrégation de matière possédait certaines formes, cer* taioes couleurs, un certain poids on autres propriétés, nous pouvons nous en rendre compte en disant que cette agrégation de matière est un composé de cette forme, de cette couleur, de ce poids^ etc. Dans la spéculation dont il s'agit, la question est de savoir si, au lieu de la matière qui exerce certaines actions sur hne autre matière, nous pouvons admettre qu'il n'y a rien qu'un nombre de centres de force produisant ces actions. Je pense que la plupart des lecteurs conviendront que l'esprit n'est pas non plus satisfait par cette hypothèse, et qu'il faut y ajouter l'idée de quelque chose comme base de ces centres de force. Mais cette question, selon moi, est purement métaphysique et tout-à-fait en dehors du domaine de la physique.
» J'admets volontiers et largement que cette hypothèse des centres de force est satisfaisante. L'attraction ou la répulsion mécanique (en comprenant le poids sous la première expression), la couleur, le rayonnement de toute espèce , quand l'existence de quelque chose d'intermédiaire entre le corps rayonnait et le corps qui reçoit les rayons n'est pas visiblement démontrée , tout cela , je pense , peut
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ôfre adffl» sang scrppule cçmme le ré§ujtat de pur? çpntrejj de force, Hais il y a upe propriété dont M. F^rad^y a publié de faire n^ention da^s son mémoire, et (|ui me parait incoQciljable ayep la notion des centres de force : je veux parler de l'inertie. Je crois que là notion générale de la substance est ep réalité fondée sur la perception de rinerti^. Établissez pour quelqu'un une masse de matière possédapt une forme , une couleur et 9utr^s attributs invariables • mêm^ l'atr traction : s'il troqvp c|ue cette ma59e cède i la force musculaire oa au^re sans résistanc|B sensible (peu importa qu'elle conserve ou non ^a mêpie yitesse) , il se léra à peine scrupule d'adipttre qu'il n'y § pas de substance. Mais tapt (ju'il y aura résistance à |a force, il ne sen^ble p^s possible de se débarrasser de l'idée de si|b$tance. — Peutê^fie dira-t-on (|ue )'on pput «aussi représenter l'inertie par des cen-
trç § 4§ forw , m mvpmnl seuli^ment que Je développement 4fi h force dépend en quelque sorte du temps. Tel n'est pas toujours 1§
q|ir;^;tjir« de$ forcer que pqu? poppai^ps le mmh ^^ Vim^m^lon 4% setl^ i4^9 parfiit çeulepai^pt i^ippliq^^r U \M^m û» U force i«finir tf «le pIiM qq- elle pe l'e^t m }'i4ée 4# mi^U^mê 4iOs h théorie mat tériaile* n^ JUmpteoput je dis que , 4»p$ la tbtopîe (m^nluioive de la iumîèpe et d4A« toutes (ei tbéorien (^ r^ipplitudi 46» Yibretioii« oa ^çmm m ^'W0 p^anjàre trap^c^ndup^e par nwfoxt k lu distncd iFiiP§bîe m VmA^Ji l^ i^uppa^itùm dp Vinersit (pu q\kfiqw çkm 4'^^ival^nt) m absoiun^ent pécessaire. C'est m w f^^itt^ Mûm popr m\ géQpiètre qui comparera )e3 v^nlW9 obtenus a?ec les by« f^l^^m di(Krc^Pte« d'ipertie çt de pon-^ipertie- fip ^mt^ipjiQt ci^te ipdu(:tion «Y^c ç^lh qbmm pré(^édiçpiin«pt mnkmi rupiveriaùbi des QndpiaUpa» dap» Tespace, je suis m&^ ^ çopplur^ que tont ^ pîice qui uop9 est copnu renferme quelque çhpse présentant b pfo* priété qp'op appelle inertie. Les raiS9P§ qw P'out Coe4nit II oettç copclpsiop p)e paraissent 4écii$ive^, P9flî^ j'admets que c'e^t aP8«i UQ ample sujet de doute et de di^çp^jon pQpp )es pby^iciePf» Mais que
pops i^oyops auienés par çe9 eonsidériitiQns ^ admettre qu'il y a iie la matière 4aqa tout l'eap^çei g'est d9Ui mw opipipp up/question 4o ressert des n^étapbysieiep^.
« U» reroarqpea que je vie^e 4^ faire me perm^ttrppt 4a répopdri ^ PB paragraphe in mémoire 4fi N- F^rddayi smpp cqp^ ; f papt-* f tf ^ sçii-je 4aq8 l'erreur ep pemmt Q«e |'j4éi eo-OQ sd forni^ gMr
VITJUiaB DE LA LUmÈRB. 1459
riiteiMiil 4e réiber m celle que ie9 noyaux qm le comihueni sont iDûniiuent petits, et qae la forée qu'il possède, à savoir» «on éïmi" cUét e^t presque infiniment intpose. Or, si c'est li la notion admise, quç reste-i-jl d^ns Tétber, 31 ce n'est ta force ou des centres de la forpôî P A cela je réponds que rejcpressjon presque infiniment ne présente pas d*autre idée que celle de quelque chose de fini, et par conséquent Téther supposé d'après cette description est précisément dans la même catégorie que tous les autres fluides. Mais j'ajoute, relativement à la dernière phrase» que le$ considérations que j'ai développées ci-dessus démontrent qu'il y a quelque chose dans Téther indépendamment das forces ou des centres de force, savoir, l'inertie. Je répète , du reste, cette expression de mon opinion individuelle, qu'il est plus facile de concevoir les phénomènes comme indiquant une substance (quelque obscure que puisse être cette idée), que d'échafauder un système de lois s*appliquant à des centres de forces représentant leurs effets également bien. »