ADDITI0AI8 ET . CORRECTIONS
PageS4. — Ce Q*e8l pas dans sa Micrographie^ mais dans les TransaetioDS philosophiques , que HooIl a énoneé pour la première fois le principe des vibrations transversales; on trouve aussi cet énoocé dans VBistoire de la Soeiéié royale , par Birseh.
Pages i04et 105. — Noos avouons à notre confusion, à la confusion aussi de la plupart des physiciens, que nous avions lu avec trop peu d'attention l'admirable article Polarisaiion de la lumière que M. Arago composa pour ï Encyclopédie britannique ^ et qui n'est euoore connu dans le monde savant que par la traduction anglaise qu'en fit le célèbre Young. Plusieurs lois fort importantes relatives à la polarisation complète ou partielle nous avaient ainsi échappé ; nous les reproduisons ici avec I)onheur :
1* Le sinus de l'angle sous lequel un faisceau de la lumière doit se réfléchir à la première surface d'un corps pour qu'il contienne une certaine proportion de lumière polarisée , est au sinus de l'angle sous lequel la réflexion à la seconde sur&ee communiquerait an même faisceau neutre une polarisation équivalente , comme le sinus d'iDcidence est au sinus de réfraction.
2* L'expérience démontre aussi la loi photométrique suivante : le sIdus de l'angle sous lequel une certaine proportion d'un faisceau naturel est réfléchi à la première surface d'un corps, est au sinus de l'angle sous lequel une proportion égale de ce faisceau serait réfléchie à la seconde surface s'il y arrivait immédiatement, comme le sinus d'incidence est au sinus de réfraction. '
3* Cette rè^le de photométrie, combinée avec le théorème précédent, conduit à cet énoncé très simple. La première et la seconde surface d'un corps polarisent des proportions égales de la lumière incidente dans les angles sous lesquels ces mêmes surfaces la réfléchissent également.
4^ La quantité de lumièi*e polarisée contenue dans le faisceau que
* ADDITIOMS
transmet une surface diaphane est égale exactement à la quantité de lumière polarisée rectangulairement que renferme le faisceau réfléchi dans le même plan. Il résulte de là que sous l'angle où la réflexion polarise complètement la lumière , les deux images du faisceau transmis données par un cristal convenablement placé dif* féreront d'intensité d'une quantité égale à la totalité du rayon réfléchi ; et que si jamais on découvre un corps qui » sous cet angle , réfléchisse la moitié de la lumière incidente, le faisceau transmis sous la même inclinaison sera lui-même complètement polarisé.
S"" Un des meilleurs moyens de vérifler l'exactitude des lois physiques est de chercher ce qu'elles deviennent dans les cas extrêmes. La loi précédente conduit, par exemple, à cette conséquence que là où il n'y a pas de transmission de lumière , il ne peut point y avoir de polarisation. Faites tomber, en effet, un faisceau lumineux sur la face intérieure d'un prisme sous l'angle de la réflexion totale , et vous ne trouverez aucune trace de polarisation dans le rayon réfléchi, quoique sous des incidences peu éloignées de celle-là une partie notable de ta lumière, ou même sa totalité , soit polarisée.
Les lois que nous venons de rappeler sont , on le voit, beaucoup plus générales que celles de MM. Brewster et Malus.
Page 141 , ligne 23. — Hook avait formulé nettement avant Young le grand fait de l'interférence de la lumière.
Page 149. — Il est certain que M. Arago employa le premier le biprismepour reproduire d'une manière facile les phénomènes d'interférence.
Page 164, ligne 30. — Nous nous étions trompé ; la solution du problème que nous déclarions presque impossible est trouvée depuis longtemps : M. Arago a indiqué le moyen très simple par lequel on parviendra à amener aux conditions d'interférence les rayons lumineux qui, partis d'une source commune, ont été momentanément séparés l'un de l'autre de plusieurs centimètres ; il a même fait exécuter, il y a longtemps , l'appareil qui doit réaliser cette interférence.
P(fge 2f7, ligne 22. — M. Arago a reconnu, il y a bien des an-
ir
ET COHRECTIOfiS.
nées, que la lumière des arcs secondaires est polarisée , ainsi qu'elle doit rétre dans Texplleatlon donnée par Young. Le même physicien a constaté qu'on ne voit pas ces arcs près de l'horizon. Cela tient sans doute, en partie, à ce que les gouttes de pluie près la terre ont un trop grand diamètre. Il parait cependant que la condition d'apparition des arcs secondaires est moins la petitesse des gouttes que l'uniformité de leur diamètre.
Page 302 , ligne 10. — M. Arago veut qu'on reconnaisse que le célèbre Young avait avant lui proclamé la vérité de la théorie de Mariotte.
Page 314, ligne 24. — La gloire de l'explication de ce fait, que dans l'atmosphère la polarisation change de sens, appartient tout entière à M. Arago. En se plaçant au haut de l'Observatoire, il vit distinctement la polarisation rectangulaire dans une portion de Tatmosphère que le soleil n'éclairait pas directement. Cette polarisation est le résultat des réflexions secondaires de la lumière diffuse ; elle doit nécessairement exister même dans la région éclairée directement par le soleil; son Influence peut, par conséquent , et doit neutraliser en partie ou totalement la polarisation directe. Telle est la véritable explication du point neutre.
Ce que nous avons dit de l'atmosphère éclairant en forme d'anneau horizontal, de polarisation dans un plan horizontal , ne semble pas être une représentation exacte des faits. Il ne sera sans doute pas impossible de démontrer par le calcul que les réflexions secondaires doivent donner une polarisation transversale. Mais ici , comme dans tant d'autres circonstances , l'expérience a devancé la théorie.
Page 323. — La conjecture de Newton n'a pas tout le mérite qu'on lui attribue; car, avant qu'il l'énonçât publiquement en 1704 dans la première édition de son Optique, les physiciens de Florence, en 1795, avaient fait brûler du diamant au foyer d'une lentille.
Page 315 , ligne 2. — Nous avons oublié de rappeler une des plus belles observations des temps modernes.
Avant que M. Arago eût découvert la propriété remarquable dont jouissent toutes les substances doublement réfringentes de dé-
ADDITIONS BT CORRKCTÎONS.
polariser le rayon lumineux qni les traverse, on ne parvenait , comme nous Tavons dit, à mettre en évidence la double réfraction qu'en employant des cristaux d'une certaine épaisseur et convenablement taillés. Aiiyourd'hul, quelque petit que soit le cristal, quelle que ioit sa forme, fAt-il rédoit à ti*ètre qu'une lame mince de sutfete de chaux ou de mica , il suffit de l'Interposer sur le trajet d'an rayon polarisé pour prononcer s'il est on s'il n'est pas doublement réfringent. Si le rayon, eu effet, reste polarisé, le cristal ne Jouit pas de la double réfraction. Si la po'arisation a disparu , il est infiniment probable que la substance en question réfracte doublement la lumière. Nous disons infiniment probable, et non pas certain, parce que quelques substances simplement réfringentes placées dans des conditions données dépolarisent aussi la lumière.
Page i70, ligne M. —La désignation /)o/«ma?ion circulaire, déjà appliquée par Fresnel à un autre phénomène , est Ici tout à fait impropre : il faut absolument lui en substituer une autre.
Page 373, ligne 21 . — Ce n'est pas la croix noire qui reparaît , mais une croix colorée et à branches contournées que Ton désigne sous le nom de spirales d'Airy. M. Soleil nous a donné une explication très simple de cette transformation. Quand les molécules de cristaux dextrogyres et lévogyres sont enchevêtrées l'une dans l'autre comme dans l'améthyste, la neutralisation des pouvoirs rotatoires se fait sur place avant que le cristal entier n ait fait tourner leplan de polarisation d'une quantité proportionnelle à son épaisseur; mais quand on se contente de suptrposer deux plaques de rotation inverses, le plan de polarisation , avant d'arriver à la seconde, a subi l'effet entier de la rotation due à la première plaque ; la neutralisation ne peut donc pas être aussi complète que dans le premier cas. Cette explication est pleinement confirmée par ce fait re* marquable, que les quatre branches des spirales se contournent en sens opposé quand on change Tordre de superposition des plaques.
Ajoutons encore une remarque curieuse de M. Soleil. Si les spirales sont contournées à droite, la plaque la plus éloignée de l'œil est dextrogyre ; elle serait lévogyre si les spires étaient contournées à gauche.
D'OPTIQUE MODERNE