‹ Répertoire d'optiquemoderne, ou analyse complète des travaux modernes relatifs aux phénomènes de la lumière (volume 3)Chapitre 27 sur 31 · Bromtife dModé de · texte numérisé non relu

Bromtife dModé de

Valicourt. . .

U . Brome et bromoforme-ChoiselatetKa tel

fBIHtB

de

Jaune d*or. . .

Jaune citron.

Jaune orange. . . Presque violet. • > Jaune trés-tbncé.

Jaune d*or

Jatine dV clair.

Jaune clair

Jaune é^ot foncé.

Rose vif.

Violet

Vert inétaltique

vu directement , rose par réflexion

TËIf^TB

Dt LA sinmANCB

accélératrice.

llo^vifouunpeu foncé

Rosedair.

Rosctféddé.

&08Q vif. •••.

Violet

Bleurert...;

mmAs

DB L*EXPÛftITMMl||

«nx TâpeDri accélératrices. |

30' à eo'

VariaAfe.

20' il'

Vnriablê.

M. d^YMicburt exalte beaucoup l*apt)âreHrégu1atet]fde M. bé(}tteii La âub^ance acc^ét^tHcè Klu'ëlle t^ék soit, cdt pdr loi ttilÈtë âan« d\^ conditions telles, que son évaporation est toujours la même daits tIA temps dbilkie, en tdtii'é$ dalk>D^, en totis lient, et par toutes les teiii'péfatbres: La plaque hc\ïe doniiè toujours urié mêdie quaiiltié tfè Tapeurs accélératrices, sa sensibilité est toujours idëniiquèlnëfll ià toém&i 'et rëxpéHtiidJitatëuf H'â plbs )l tenir tt)ihpt6 Qbe des iatia* tiens qui penteTïtsûrtenîr dans rhiiènsltô de Wlamiferë. Côi appartîlî, d'UIteM^, m apflicâBlé i tbtitëà lA Substances, saUs ctcct^tlon.

lAiH. Mfiefd'LefèVre et Léon Foucault ont indiqué , il y a quelcttre^ tnoib, m ptotédé qui permet de k-eprtidoire avet une égale p^rféttiott^ dans une image daguerrienne, les tons brillants et les tons olysttihs Un tnodèk C6 pk-océdé consiste dads uti uouteau mode de phéparatibn de H touche sensible, qui rend les t)laqtH;S aptes à txïnsët'ilstr distinctes i*èmpreintè des toils lès fkê dispal^tes, et liés f apt)iidellfe teii qut»lqtie sorte de la réliné de l^hofaime. On )po]it la plaque et oh ("Mi toèaùtn ï )*oh}inairtî ; pùfs, tm lîii Aift absorber, p» tria thbfëh qàeltotiqtie, une quantité de tapeur de brOme igrièi (rois rois bdfe ^lië li pratique btru^gé ont reconnus Susceptible de cOninfUuttiépitJÉr «tti plaqués te maximum dé sensibilité, tandh que Hi dme «rdftn{r« de brftme ne change )>as viSiblèiHent la iefnté de la tbdtHb ledoffé, telle que Ton recommande Iti lui Mi acqdétir eue Màfc Ibtifcêè d*tin tiofet Mtsuâlre.

La "ScnSMitê des ptàqdcs, éinsï Snrcharsées de bMmë ; se ttm^ nèiMté ad tfcH de ce K^u'elle serait, si Vtm s*ëhiit afHSté i là êm ordinaire ; mais elles sont devenues aptes à donner une^ëpreure tsbtiil^ètè et détaflffiè dn sujet , qui présente tes {Ms grandes Hriétés tde ton!». !^(>tts aVons ?u un petit tableau de ice genre flit par iiti lemp» 4eMlcn ; on y toyait I la fois des ntiagcfs vH ciel, des tinnsms blanches avec des ombres portées bien transparentes, et déS ârbHis Mfft le fcdfflaige lié deiisine par groupëk )i )ieti pf^ 'domine un itrfMëi^ aurait îndiqués.

Ôii ^eAeëmmaïade de Xtîjflët h quantité fié brèitfe, parcte tfté M van ti'àbèixlsM pas ftunchement ce noutcau dosage 4 ai ¥m ^ letiatt en deçà, on serait presque ^fir d^sfHenfr Une imajgé cbmplèftdMettt voilée; H ne iaudrak pas non plus aller an detft, tar la plaque aurait delà pefAe Ik èond^Sct* le mcTcure, ctTimage serait itfoiiis ajujai-

rente. Cette propriété nouvelle et bien constatée, qa'an excès de brome communique aux plaques iodées, pourra fournir des applications utiles.

Quatrième ovèuatioih.— Exposer la plaque à C action de la lumière. — « L'appareil nécessaire pour cette opération se borne à h chambre noire.

9 La troisième opération est celle qui a lieu sur la nature dans h chambre noire. Il faut, autant que possible, choisir les objets édairéi par le soleil , parce qu'alors l'opération ne se produisant que par l'effet de la lumière, cette action est d'autant plus prompte que les objets sont plus fortement éclairés, et qu'ils sont de leur nature plus blancs.

» Après avoir placé la chambre obscure en face du pwit de vue ou ohjets quelconques dont on désire fixer l'image, l'essentiel est de bien mettre au foyer, c'est-à-dire de façon que les objets soient représentés avec une grande netteté , ce que Ton obtient faciiemenl en avançant ou en reculant le châssis de la plaque dépolie qui reçoit l'image de la nature. Lorsqu'on a atteint une grande précision, oa fixe la partie mobile de la chambre obscure, au moyen dn boulon ï vis destiné à cet usage, puis on retire le châssis de la glace en ayant soin de ne pas déranger la chambre noire, et on le remplace par l'appareil qui contient la plaque et qui prend exactement la place ds châssis. Quand cet appareil est bien assujetti par les petits toumi* quets de cuivre, on ferme l'ouverture de la chambre noire, pois on ouvre les portes intérieures de l'appareil par le moyen de deux demi cercles.

» Alors la plaque se trouve prête â recevoir l'impression de la voe ou des objets qu'il a choisis, il ne reste plus qu'à ouvrir le diaphngoie de la chambre noire, et consulter une monlre pour compter les minutes.

» Cette opération est très délicate, parce que rien n'est plus visihk, et qu'il est de toute impossibilité de déterminer le temps néceasaiie à h reproduction , puisqu'il dépend entièrement de l'intensité de lumière des objets qu'on veut reproduire ; ce temps pent varier ponr Paris de trois à trente minutes an plus^

» Il faut aussi remarquer que les saisons ainsi que l'heure do jour influent beaucoup sur la promptitude de l'opération, les moments les

BATOUB <»llli«DES.«— PHOTOGRAPHIE. 729

iria» faforahtes sont de sepî à trois heures; et ce qu'on obtient k Paris dans trois ou quatre nrinntes au mois de juin et juillet exigera dnq ou six minutes dans les mois de mai et d'août, sept on huit en aYril et septembre, et ainsi de suite dans la même proportion à mesure qu'on ayance dans la saison. Ceci n'est qu'une donnée générale pour les otgets très éclairés, car il arrive souvent qu'il (aut vingt minutes dans les mois les plus favorables^ lorsque les objets sont entièrement dans la demie teinte.

» On voit, d'après ce qui vient d'être dit , qu'il est impossible do préciser avec justesse le temps nécessaire pour obtenir les épreuves; mais avec un peu d'habitude l'on parvient facilement à l'apprécier. On conçmt que dans le midi de la France, et génératanent dans tooft les pays où la lumière a beaucoup d'intensité, comme en Esf^ gne, en Italie, etc. etc., les épreuves doivent se faire plus promptemont Il est aussi très importent de ne pas dépasser le temps nécessaire pour la reproduction , parce que les clairs ne seraient pins Mnacs : ils seraient noirci par l'actioii trop prolongée de la lumière, si, an eontraûre, le temps n'était pas suffisant, l'^irenve serait très vagae et sans aucun détails.

» En supposant que l'on ait manqué une première épreuve en la retirant trop tôt, ou en la laissant trop longtemps, on en commenoe une autre immédiatement, et l'on est bien sftr d'arriver juste, il est mêoae utile pour acqufrir beaucoup d'habitude de laire quelques épreuves d'essais. »

Il y a dans cette opération deux difficultés principales, difficiles à surmonter : il faut, en effet, placer raactement la plaque au foyer de la lentille, et h hisser dans la chambre obscure, le temps nécessave et suffisant; indiquons les perfecticmnements récents par ksqeb on s'est efforcé de faire di^rattre ces obstacles.

Du fajfer chimique et du fojfer optique^ par M, GLAUINST. *^ Un innuccès désolant amena M. Glaudet à se poser cette question : Le fsyer du daguerréotype, c'est-à-dire le foyer des rayons photogéniques on chimiques, est-il bien le même que k foyer apparent de la lentille ou le foyer des rayons hiouneux? Les rayons qui opèrent, ne sont-ik pas certainettient des rayons dont la rébangibilité est plus gmnde que ceHe des rayons lumineux? Mon appareil est achromatique; mais si les rayons qui opèrent sont ai»4elà du violet, è quoi

fleHfrMt l*èéb^einàtîirlné ! CStfttte iéëè le Mppa» el de stftftei H prépin plufiieart petits éeraas, Btir tesqueH il mçâ tes lignes lM>ire« s H lél di^pdM sur ililè tablé ti «lubt^^ ponteé de dktMciies léS «m dëe M^ tfte», 1^ hnq^n son appareil ^br prendre tear iittage. il itiit au Ibyer Mf lé t^renitel* $ et qtlelie fie Ait pis feoA étdntienietit» i}iHmd n ffl que l'ibiage, la plus nette «l li mieux définie, Mft eetle dn traàiMe 6Bt*àli; 1 ôii^ dbtance de titiit posées du pireitiier; Il répète Viègt kià cette expérience, et toujours il obtint le mêmerMIiUll H ne p&a^ téf t t»tte l^éler rombre dte détete ; it fit deft portffiils eii Mettent ao fèTck* 'Êf&r nn imprimé^ place I huit ]pk>fice8ên atant éè 11 ti&nt et fl Alfnt léa pins beaux poriraits qâ*il elit jainaië Vnss

8i on y «tait bit bien itieistien, la thdarië «otnit rfirM te dîM^ nÉttce ëIgnâMe par M. Gtandet, bien avant qne tè kaMrd M fiidécmitrif. Quoiqu'il en sn^^ fl importe grandement de n'emplojcr q«l Aeft nb}ëKtlfs, dans lesquels le feyer chimique on réri eorreqionl etaetement au fbye¥ apparent ; on de tompenaer^ par un procédé pwticnliit^ His tdijectift trap «cabrent qui n^anl (us cette |>ro|iiiii& M. Giandet détermine d^tanee pour diaqne cAjectif et tlmi|iie dia>tance des objets, le foyer d'action photogénîqtlev avec mm imtllldfe ^\A Ini promet d'obtenir constamment de beltes épreuTen \ min ce phk^é est fong : MM. Lereboafs et flecf^ifln eut Meta rCMlvca difficile problème 9 leur méthode est èfssee certaine iwnr qn'M m^en droit maimienlsnt d'exigei- dn Mrfctm un foy» d'iMton VOmtÊM, avec le foyer a))parent

AppàreU cl vimt wttfvgl ifk patu éétttwuuf nji^cNfedlbafiioe Éifnt tir temps ffenétaà ieqml fMbtm ^etoircer Tactiak es Fiaée et vtifc ée te iitmièrei phr If. LETAÉnoiteKi. On fait cfaéqtie Jour Me m^ • épreuve, dont teiei les dispeaitiohs essenlMIes t énpp^"sons que la substance aeeèterathe emploirée naît étt cbtemi^ Vi0Êé : m expomn te ptaqm k son netten , on ia reeon^re d'en \ôouirèrch en iaitmi formé de âx pattléi dfoMieav qM é'Mfittei mrp- «eitoîfeadent de 10 i^eoondès len 10 eecondes. tM ^rait ^e ^ pnr et moyen , te piaifnn sera partagée en aix laifdes de Marfouia élÊÊè^ rentes^ %t snr lesqnetlea la Hqnear ftircrteMe aura exercée me mtten toojcmrB torarissanté, éepiris crile qcd tHpmâ à 10 Beèondei» jnaqn'di balte qéi répond à 60 seonariei. Om pteee ensuite ci?iie flaqne danala êhambue ébattre, mais m h renanfrant d^n eamtertie

KAtbNé CfltiîtQUÉS. — PBOTbGftÀpfakfe. 7^1

semblable ibrthé âbssl de sii tolete ihbbit^ t^tii s'otnrrirodt ^lii^ à tour ; bii s'athn^ë seblemetit lie telle k)rlë que les bàôdes dHKHïiitéfc d*ihten$it6 Itunineiised soient ptsrpetidiculàires aht bAndes iodl^ Qdana la (Hàqllé a étC retirée de 1^ châmbt*c obscure, tàyée èk bxéé; elle se montre partagée en trente-^sik bairés eoriiesikjitdaiits ténis I des temps d'action diOetenta, soit dé la substance accélératrice, sbii delà lumière : c'est ce que M. Lewandoasky appelle rimageH^j^ûté: fiil là coMteiriplànt attentivement, bfi bheithe celai dés compa(t>tiirieills ou ta reprodubtibn dé i'Objfel est là pïift pàrRftei iécWirtiètA sdit i quelle durée d'eipbsittdh ël!ë côrrë^)H)>Kl, on sabra ittlMédliiteitteiit a^eë quelque àpprôxlrïtétrdki fé tètiipi» ffèbiàlA të^hhl la t^l^iquè doit rékct ëkf^oséë S la double actidii iè fâ sâtôUnce accélëi^trice bi de là fuinjèrë. Cette méthode est 1res ingénieuse, Uals l'Ui^ttlict 4tlt liait 3*une lôrigiié ëti^érience conduit {dds sûf ëhverit iÛ but.

Nous empruntons à M. Lerebours le tableau suivant : les opératlôna s6ilt Mit^po^ééft Aitte^ âVëC ïé maiiitauM 'iè msMii& : dette UIdîcaBon âpprbtliéé d* teriit* de l'exposïlîon sferi quéUJuefois tllffe.

BTAt IMI E.*ATMOSrateE.

. WBÈn M rBti^ittdn. 1

Arec 16.

A»cc «yi.

Avec 1/2-

iïï^'isll

'sva vNfe TEaaÂsflIfe;.

1 tourné vers Ciel voilé nar desî le nord. . .

tl iiYia^ekUanos. .tourné fer»

y ( le midi....

Le modèle èclaîré par le soleil ; ;;....

^etonffes 2à 4

là2

fraction

de seconde.

sccôlidvs

iàS

seconde*

Si «

se6onde4

ijikr

Cinquième opération. — Soumettre la plaqtte d Vaetiam d^ vapents de iti&fture. -^ Il faut pMr cette opéreikm : on iacéii de marevre ccfntenam «o meôna on ki1o(;raiimic, mé iainfie I e^>rit et ▼in, l'appareil, un entonnoir en verre à long coL

h €hk mwi an moyien de l^elltimlmr, le m«raird dans la capaule ipri tet am fand de l'apiparèil «n assez granfc ^^mnAtét powr cpie It bovie du diertiimiiètne en mit co«iv«ne^ il en fcot k-pw-lprès wà hfloitiniiine i tosniev et k panirile ee memeht; (te M pevt a-Mamr d'une autre ItnrièrB que ie, celle d'uwe bo^gîei

» On rakefa phn^biltesnrlaqQfillé eatfix^hlAHin

qui h préserye du contact de h Inmière, et on fait entrer celle plancbette entre les coulisses de la planche noire. On remet la plandit noire dans Tappareil sur les tasseaux qui la tiennent inclinée ï U5 degrés» le méul en dessous de manière qu'on puisse le voir i travers la glace, puis on ferme le couyercle de l'appareil très loiiement, afin que l'air refoulé ne fasse pas voltiger des parcelles de mercure.

» Lorsque tout est ainsi diqKwé, on allume la lampe à esprit de m que Ton place sous la capsule contenant le mercure, et on l'y laisN jusqu'à ce que le thermomètre, dont la boule plonge dans le mercure et dont le tube sort de la boite, indique une chaleur de 60 degrés Centigrades; alors on s'empresse de retirer la lampe : â le thermomètre a monté rapidement , il continue à s'élever sans le aecouis de la lampe, mais il faut observer qu'il ne doit pas dépasser 75 de« Vés.

« L'empreinte de l'imagede h nature existe sur la plaque, mais eHe n'est pas visible, ce n'est qu'au bout de quelques minâtes qu'elle commence à paraître, ce dont on peut s'assurer en regardant à travers la glace, et en s'édairant de la bougie dont on évitera de laisser trop long-temps frapper la lumière sur la plaque, parce qu'elle y laisserait des traces. Il but laisser l'épreuve jusqu'à ce que le tbermomèlre soit descendu à &5 degrés ; alors on la retire et cette q^ération est terminée.

» Lorsque les objets ont été fortement éclairés, et qoe l'oii a laissé la lumière agir un peu trop long-temps dans la chambre noire, il arrive que cette opération est terminée avant même que le thermomètre soit descendu à 55 degrés, on peut s'en assorer en regardant à travers h glace.

» Il est nécessaire, après chaque opération, de bien essuyer l'intérieur de l'appareil pour en enlever la petite couche de mercure q« s'y répand générslement.

» Il faut aussi avmr bien soin d'essuyer la planche noire, afinqu'i n'y reste aucune apparence de mercure; lorsque l'on est forcé d'emballer l'appareil pour le transporter, il faut remettre dans le flacos k mercure qui est dans la capeule, ce qui se fût en inclinaiit la beke pour la faire couler p«r le petit robmet qui est pratiqué à cet effet.

On peut regarder l'épreuve à un faible jour pour s*aasarer qn'eHe

a bien réossi. On la détache de h planchette en enlevant les qaatre petites bandes métalliqnes qn'il fant ayoir soin de nettoyer ayec la ponce et nn pen d'eau à chaque épreuTC. On conçoit que ce nettoyage est nécessaire , puisque non-seulement ces petites bandes sont recouvertes d'une couche d*iode, mais qu'elles ont aussi reçues nne partie de l'image. On place la plaque dans la boîte à coulisse jusqu'à ce qu'on puisse lui faire subir la cinquième et dernière opération qu'on peut se dispenser de faire immédiatement; car l'épreuve peut être conservé dans cet état pendant plusieurs mois flans qu'elle subisse d'altération; pourvu cependant qu'on évite delà regarder souvent et au grand jour.

SfXlÈHE OPÉRATION. — looer la plaque. — « Le but de la sixième opération est d'enlever à la plaque l'iode, qui autrement» lorsque l'épreuve serait exposée trop longtemps à la lumière, continuerait à se décomposer et la détruirait

• Il faut, pour cette opération, de l'eau saturé de sd marin, ou une solation Ikible d'byposulfite de soude pure ; l'appareil (un plateau incliné) ; deux bassines en cuivre étamé ; une bouillotte d'eau dis* tOiée.

» Pour enlever la couche d'iode, il faut prendre du sel commun qa'on introduit dans un bocal ou dans une bouteiDe à large ouver-^ tm^; on en met jusqu'au quart de la hauteur de la bouteille, que l'on remplit avec de l'eau claire. Pour aider à fondre le sel, on agite de temps en temps la bouteOle. Quand l'eau est parfaitement saturée, c'est*à-dire lorsqu'elle ne peut plus dissoudre de sel, il faut la filtrer «0 papier gris, afin qu'il n'y reste aucune ordure et qu'elle soit parfaitement limpide. On prépare d'avance cette eau saturée de sel en assex grande quantité, et on la conserve dans des bouteilles bouchées ; on évite, par ce moyen, d'en faire à chaque épreuve.

» On verse dans l'une des bassines de l'eau salée jusqu'ài peu près trois centimètres de sa hauteur; on remplit l'autre d'eau pure ordi-* naire. Ces deux liquides doivent être chaulTés sans être bouillants.

» On peut remplacer la solution de sel marin par une solution d'hy * poeolfite de soude pure ; cette dernière est même préférable parce qu*elle enlève entièrement l'iode, ce qui n'a pas toujours lieu avec la solution du sel marin, surtout lorsque les épreuves sont faites depuis longtemps. Du reste, l'opération est la même pour les deux solutions ;

cdte d'Jiypttiiilfiie Q*a pan kam d'«M^ cli^fTée, f» il en f^nt nn^ <qûiR9 gronda quwtifé pMÎfiqii'il wQit que b plaque en Mît comcite dajiç 1^ fond dp b999i|i.

« On trempa d'iibcurd )a p^aqa^ dans ywn por^ popteoiie d^ns la imiW' H f9Ht seulefQfipt la plqmp;er s^ps la gniller, p^ lu retira ipDipédiateipept; car i| ^Vi^it qw U ^qrfoc^ de la plaqii0 ai( ^ coiiYcrte 4'eaq, pui^i sans la laisser sécher^ qq b plçpge d^ soîte d^ms Teaii ^lée. Si QVi ne trempai^ d'at)Qrd 1^ t^\à^^^ ^ps Vean pore avaiude la plonger dai^s Teau salé^ ou d^n^ )a polutioa d'hyp^ul^te, ces derrières y t&rmni de3 taçbfis NOacdbl^s ; ppur b^iliiet l'acUoii de i'eaq salée ou de Thyposulfite qui s*empareot de l'iodi^, oa sqpie U plaqaft ^8 la ftire «ortir dla liqnjd^; fq mQ^n d^ P^t fmc^ fip cpifre éljipié que l'on paaae eq A^m^ de ii) p)«qqç, i^ la aofdâTe et on II Uîf^ redeiK''Cpdi^f^ ^ plo^îeurs r^pti^ Qqapd {^ poulenr janqei tout à fait disparu, on enlève h fA^m ^ W |9 pre^d par kt das» ^lri^(qité3 ^q wr4R( {e^ ofaip^ aq? les jSpainaeprs, afiq qoe \çs doigts i^i tonfJieot P99 répreuve, pq !« plopgp iQuné4i4t«fp^m «Mjis lapr»? iplèrci baa^pe d>au pi^rs*

» On prend alors l'appareil et la bouillotte qui doit être très propii^ ^ 4909 laqpelle QP 9 f^ît bQpillir y^^ dJaMIl^- &q r^riç la phique de U b^m d>au , et on la pl/^qç eqgpît^e «pr le pla^M» ÎW^Ii^^f Bpis» siqa lui doffq|»r (^ teqip^ d§ a^cbef, m verse spr la surface e| par le baot de la pU(}Me Teau distillée tfè; cb9|ide, sans «n^p^ndiipl être b9uiU?qt|s » de ipiMiièra qu*en tgpabaqt cqtte eau forine a^ oappe sur toute Tétepdg^ ^ répreifTOf et entruipe aipc pttg t^ia la sploMpq de sel pi^rip qp d*bypP9P)fMe, q^} est d^à ^ien ^bùùm par nnupersioq ()e I9 pUqpQ daps I9 prew^re b^ssisf^ V m HjN^ W qioips4*Dq litre d*eau distillée ppqf que ,épr^i| vi^ de grapdj^qr îpdiqn^ Il est rare qu'après avoir yerçé cistie quantité d'e|n (^qde fwr l'^RF^PTe» il Q*«n reste quelques gopt^Qs gqr 1^ plaque. Oaiis ce cas, il (aqt s'ejnpreisser de ijuire disparaîtra pes ffpptte^ fVfiqt l|P'die> aient le temps de sécber, par elj|9§ ppuni^j^l contenir q«eiqi|||i piqref^es de sel ro^rin et mfin^ d'iode ; op |es ealèff^ fg aopéaat iqrt^ioep^ ayee la bouche sur la pbiqne.

1^ Pn ppiiçpU combi^q il e^ iqiportapt qpis l'çjip, doQ( (NI ip «VI poqr ce lavage p spit pqrfs; çart fr/t ^ séfchant sqr |a snr^ce de|a plaque, D|a^r,é )a rppidi^è f^vec JaqppUe #lle a c^, ai ç^ ç^p

îwm^ Rl|dqii09 IBaO^rfiff êXk 4iffflln)HH». 9 W bm^\ ^W

» Pour ^'awnnsr $i Vedii peut cpfi¥opip à pe Uifm^ op |H) yc^pe ^f^g goutte s^r pue pbtiiie l^niuiet et 9j» en I^ (|i»f9t iy^porgr jk r^j^ii ^ Ifi cba)epr. ^lle ne Uim ancun rési^Ut pn peut l^nRloyeiriRnf cm^\n l'eau d^tiHée pe ) jiîKse .aucune tr^d^e.

• Après pe jJiTage r^preuve eat teripinée, Il ne i:osta plu» (m*k ift présenrpr 4e )a p^i^^re pt des v^penr^ qui pourraient lernjr Targent» U mercure qpi dessine les imai^s est en parti? décomppeé, il adbln^ à Taqienti il résiste à T^n iju'qn ?erw 4aisi{s, mais i) ne peut so^n tpnir fiucun frouen^it,

» Pqnr censeprer 1^ ipvpwf^t ^ 'a^tles pettfp fK)tt4 yerrept ^ cpller ) elle u^t ainni inaltérables même «i 9fii^\l

jn Comm il ^t pp^siblff qP'on ne ppiase ep Toyai^ s'pq^ppef ^ reopa4re0)ent det épreui^s, on peut k% cpnnepver tpn^ apisi liiep eii les pufefpiani âfina une bptte c|e fqrioe çnnFenable, Op p^ii^ t pnpf plue de sdreté ÇoUet de petites bapi^s 4a papi^F wr laa joints 4^ çppyerple.

» 1) eat néceisaice de 4ire que les plancbes d'arput plaqué pen?anl ISFylr pluaieiffe ^îs tfipt qv'on ^e 4((mu?re pis le cpirry. ilaia 4 m impi^UiU 4*w>eTer ii ci^aqpe (ois )e nwepre, (îoanie i) a tié dit e« envleyapt le penpe aTec l^bnile, et en ch^^geant sonvept de eei^n; cer eutiement le «eccpre fipit par a4b|if er ^l rargenti et (es ^Fanapa qpe Ton ubtipnt sur cet amalganip sent totyopr» iaipar^tes» paipe qu'élise maaqnept 4e Tigpeur et de netteté.

Sl^nÈMn qpfip^TfQH» -^ Fmi¥ m $iU$in^éjP9 (far, -^ Il ipiporUf grapdenient» pour rta^r, 4e anivrp à )a lettre le pruaédé inventé et décrit par tf. Fiapa». Qn 4iasent t pamme 4e cbipf pre 4'eir 4aMI un deçQHlMre 4'eau purp et t grantnea d'bipneulfite 4e snndp : pn mieux 1 gramme de chlorure d*or 4aPf ^ grepipiea d'eep« M k gramipes d*bypospl6te de sonda dan# 200 graoïme^ d'pap^ pu iferee e)pra la dissqtpfion d'or dans ce(|p de ^ou4e, peu ^ peu et en agitant s la liqueur mlate, d'abord légèrement jaunâtre, ne tep4^ pas à devenir parfaitement limpide. Elle paraît consister ep bypn? splUie 4^bie de spude et 4'of, pb4i dn sel iparip« qui ne PPieU jevur ancua rôle 4apa repératiopi

|[**éprMve étant encpre toute iodée, mala eaepipie de pnnsaièra et

756 NATURB INTIMi; BU SPECTRE SOLAIRE.

de c<Mp8 gras sur les dem mirfaces et les épaiSBeors^ on Tene qndque8 gouttes d'alcool snr la surface iodée : quand Talcool a bnmedé tonte la surface, on plonge la plaque dans un bassin d*eaa ; puis, de II, dans la dissolution d'hyposulfite. Cette solution doit être reooo- Telée à chaque épreuTO et contenir entiron une partie de sel pour quinze d'eau; le reste du lavage s'effectue comme d*ordinaire, seulement l'eau de lavage doit être, autant que possible, exempte de poussière. L'emploi de l'alcool a eu simplement pour but de faire adhérer parfaitement l'eau à la surface de la plaque, et d'empdcher qu'elle ne se retirât sur les bords au moment des diverses immersions, ce qui produirait infailliblement des taches. Quand une épreuve a été lavée avec ces précautions, fut-elle fort ancienne, le traitement par le sel d'or est de la plus grande simplicité : il suflit de placer la plaque sur le châssis en fil de fer qui se trouve dans tous les appareils, de verser dessus une couche de sel d'or suffisante pour que la plaque en soit entièrement couverte, et de diauSer avec une forte lampe, en promenant celle-ci sur toutes les parties de la plaque. L'image commence d'abord par s'obscurcir; elle s*éclaht3t ensuite et prend, en une minute ou deux, une grande vigueur. Le dernier effet est toujours accompagné du dégagement de petites bulles. On verse alors le liquide ; on lave la plaque et l*on fait sédier.

Dans cette opération, de l'argent s'est dissous, et de l'or s'est précipité sur l'argent et sur le mercure, mais avec des résultats bien différents. En effet, l'argent qui, par son miroitage, forme les noirs du tableau, est, en quelque sorte, bruni par la mince coocbe d'or qui le couvre, d'où résulte un renforcement dans les noirs; k mercure, au contraire, qui, à l'état de globules infiniment petits, forme les blancs, augmente de solidité et d'éclat par son amalgame avec Por, d'où résultent une fixité plus grande et un remarquable accroissement dans la lumière de l'image.

MM. Fordos et Gélis ont récemment composé un sel d'or qui rendra un immense service aux voyageurs. Il suffit de dissoudre un gramme de ce sel dans un litre d'eau pour obtenir la liqueur iiéoessaire au fixage.

M. Gandin, en outre du fixage, a trouvé le moyen de donner I l'épreuve une teinte plus ou moins foncée, qui ajoute quelquefois ï l'effet produit Faites dissoudre un gramme de ddcrure d*or dans

RATOm CHIMIQUKS. — PHOTOGRAPHIB. 787

mi demi-litre d'eaa ordinaire, et 30 grammes d'hypoeolfite de aoode dans UB autre demi-litre d'ean ordinaire ; pais, versez la dissolotioo de chlorure d*or dans celle de soude, peu à peu et en agiunt abaoloment comme pour la préparation de M. Fizeau. Tersez dans une assiette, ou tout autre vase de même espèce, la quantité de liquide suflSsante pour couvrir l'épreuve ; puis, après y avoir ajouté une goutte d'ammoniaque, plongez-y la plaque au sortir de la Mte k mercure, après en avoir essuyé le revers et les épaisseurs, et agites rapidement de droite à gauche, de manière à dissoudre entièremeol la couche d'iodure d'argent, comme à l'ordinaire. Dès que la plaque parait blanche, on cesse tout mouvement rapide ; mais on continue de balancer légèrement l'assiette ; car si on la laissait en repos seulement quelques minutes, il se formerait des nuages sur l'épreuve. Peu à peu, la surface de la plaque prend une teinte jaune qui fonce de plus en plus, en tirant sur le bistre. On s'arrêtera à la couleur qne l'on désire, et, quand l'épreuve aura été lavée et séchéè, comme il a été dit, elle se trouvera fixée sans aucune tache, avec une surfiice limpide et un ton chaud extraordinaire. Si l'on augmentait la doee d'ammoniaque ou de chlorure d'or, l'opération irait plus vite ; mais le milieu de l'épreuve serait toujours plus clair que les bords. En s*arrangeant de manière à communiquer à l'assiette un mouvement continuel, l'épreuve, une fois immergée, se fix6 toute seule : peu* dant ce temps-là, tout en feisant antre chose, on épie sa couleur, et, au bout de dix minutes ou d'un quart d'heure, on la scnrt du bain pour la sécher.

HuinËMS OPtRATlON. — Sécher la plaque. — On la pose sur la fourchette de M. Brébisson^ que l'on incline de manière à faire écouler le liquide par un des angles, tandis qu'on chaaife par dessous avec la hmpe^ en commençant par l'angle opposé. Il faut avoir soin de tenir la flamme toujours au-dessous de la ligne qui sépare la partie sèche de la partie encore mouillée; quand la plaque est séchée à peu près aux trois quarts, on chauffe l'angle inférieur, et l'opération est terminée.

WKUVliMB OPËHATIOIV. -^ De la reproduetùm des éprewes par /a gahanoplastie. -<- Nous empruntons encore à M. Lerebours la description du procédé de M. Fizeaux : nous souhaitons que la facilité avec laquelle on opère actuellement détermine un grand nombre

Ï38 NATUnÉ ÎNtlMÊ DU SPECTRE SOLAIRE.

()*amâteurs à se livrer à ce genre de reproduction, qni donne de â be&tii résultats. Signalons d*abord les précautions minatieuses doat rinobservation pourrait compromettre la planche originale et sa copie.

Deux appareils sont nécessaires pour obtenir une reprodaction : 1* nne pile à un ou plusieurs éléments ; 2° une cuve en cristal poar contenir le sulfate de cuivre.

t'épreuve doit d'abord être entièrement débarrassée de tonte trace d'byposulfite, et il est indispensable qu'elle soit parfaitement faxéé au chlorure d*or.

Eh général, on est toujours pressé de voir les progrès de l'opération : nous engageons à modérer ce désir, qui peut être fatal aa risiiltat définitif; on devra toujours attendre assez longtemps avant de sortir l'épreuve du bain, et chaque fois que cela arrivera, on aura sbih de ne la laisser qu'un instant au contact de l'air ; car quelques minutes suGBsent pour oxider la surface au point d'empêcher le dépôt suivant d'adhérer au premier.

lorsqu'on juge la couche métallique d'une épaisseur snffisante» d, en général, celle d'une forte carte suffît, on lave l'épreuve à grande eao, puis on la sèche, soit avec de la sciure de bois» soit avec du pa« piér buvard. Si l'on tient à consen^er la belle couleur rose-nacré q«e doit avoir le dépôt au sortir du bain» on bâtera sa dessication, en le mouillant, aussitôt après le lavage» aveo de l'alcool qa'oa épongera également avec du papier buvard*

La séparation du dépôt et de la plaque peut être accompagnée d'na accident qui les gâte tous deux. U arrive parfois qu'une petite gmitte de liquide séjourne inaperçue sous la cire qui recouvre les bords di la plaque, et qu'au moment où, avec la Jame d'un couteau, on soulève le dépôt, cette goutte s'introduit dans l'espace capillaire foriaé par le soulèvement, et vient mouiller le dépôt et la plaque, qui soft infailliblement tachés, si le liquide çontieut enccn-e da soUaite de cuivre.

Le procédé le plus sûr pour séparer les deux plaques consiste, lorsque le dépôt n'a pas trop d'épaisseur, à couper avec «ne paire de forts ciseaux une bande d'environ 2 millimètres de large sur tout k pourtour des deux pièces; elles se séparent ensuite avec la ptai grande facilité.

L'oxidabililé du cuivre étant beaucoup plus intense que celle de

BATONS CHIMIQUES. — PHOTOGRAPHIE. ?^ô

Targent, il faut sonstraire le plus vite possible la contre-épreuve an contact de l'air, en la plaçant dans un passe-partout, et surtout bien se garder d'en toucher la surface avec quoi que ce soit.

La plus extrême propreté est, en outre, indispensable sur la surr face de la plaque, si l'on veut éviter sur la copie la reproduction des poussières ou autres corps étrangers que la négligence de Topérateur y aurait laissé adhérer.

Nous venons d'indiquer les conditions les plus essentielles; reprc|nous l'opération en détail. On avive ta feuille de jdouûé par un de ses bords, ou même par un de ses angles, si c'est une petite plaque, et Ton réserve cette partie, exempte d'oxidatioui pour l'appliquer sur le fil conducteur auquel vient aboutir, dans la cuve, le pôle positif (zinc) de la pile, et l'on maintient le tout avec une pince.

On recouvre ensuite d'une couche de vernis composé d'une partie d'essence de térébenthine et de deux parties de cire jaune, ou tout simplement de cire jaune» la face postérieure de la plaque, pour éviter un dépôt inutile de cuivre. Il faut avoir soin que cette couche de vernis, qui doit être appliquée à chaud, ait une certaine épaisseur el ne s'interpose pas entre la plaque et le conducteur de la cuve, car, autrement, elle détruirait le contact métallique indispensable au succès de l'opération.

On aura soin de bien filtrer le bain de sulfate de cuivre qui doit être saturé à froid.

Lorsque tout sera bien préparé, on mettra la plaque de cuivre i|m doit se dissoudre dans la cuve en communication avec le pôle négatif de la pile, et on la plongera dans le bain.

On établira également la communication entre l'épreuve à reproduire et le pôle positif; et quand elle sera solidement attachée, i Taide d'une ou plusieurs pinces, on la prolongera dans le bain ; elle doit se recouvrir de cuivre immédiatement.

Quand Topération que nous venons de décrire se fait avec la pile de Bunsen> un seul élément suffit ; on la charge avec de l'acide nitriqne pur à l'extérieur, et avec un mélange composé d'une partie d'acide sulfurique et de cinquante parties d'eau dans l'intérieur du Tase poreux; en qudques heures, on peut obtenir ainsi la reproduction d'une grande épreuve de 16 centimètre» sur 22. La dépense se réduit presque à la valeur du cuivre déposé ; et lorsqu'on songe qu'avec une dépense aussi minime» on arrive,. après un ou deux es-

sais, à reproduire et à multiplier, sans aucun risque, les plus belles images photographiques, qui sont toujours fort rares, avec un ton chaud et une perfection admirable ; lorsqu'on songe surtout que ce petit appareil peut servir à une fouie d'autres applications, on est vraiment surpris qu'il ne soit pas plus connu.

De la dorure, de C argenture et du cuivrage des épreuves daguerriennes,^Sh au lieu de reproduire les épreuves par la galvanoplastie, on veut seulement les dorer, les argenter ou les cuivrer, Toîd comment on devra procéder : 1** pour dorer, on remplace le snJ6te de cuivre du bain par la liqueur de M. Fizeau, mélange de chlorure d'or et d'hyposulGte de soude, et on acidulé très-faiblement le liquide, où plonge le zinc. Quelques minutes suffisent pour cette opération: il faut l'arrêter à temps ; car l'épaisseur trop grande de la couche eflkenit successivement toutes les demi-teintes : les tons obtenus compris entre une légère teinte verdâtre et le jaune foncé, sont qudquefois très -heureux.

Pour argenter, on compose le bain de 10 grammes de nitrate d'argent pur et 25 grammes de cyanure de potassium par litre d'eau ordinaire. Cette opération donne à l'épreuve tine douceur et un chatoiement d'un aspect fort agréable ; elle ramène an Manc les parties solarifiées, en lui enlevant cependant une partie de sa vigueur.

S'il s'agit de déposer sur la plaque du cuivre transparent, après avoir mis dans une capsule de porcelaine du sulfate de cuivre, cm verse de l'ammoniaque de manière à le couvrir, et l'on dianffe jusqu'à l'ébullition avec une lampe à esprit-de-vin : le liquide saturé ainsi obtenu a la consistance d*une boue épaisse; mais, avant de s*eo servir, on y ajoute une solution concentrée de cyanure de potassium, jusqu'à ce qu'il soit devenu limpide et entièrement incolore. C'est là le bain qui doit servir à cuivrer ; on le met dans une cuve , on y plongé l'épreuve daguerrienne, et après l'avoir fait communiquer au pôle positif d'une batterie de trois ou quatre éléments de Bunsen, on promène en même temps au-dessus, pendant quelques secondes, en se gardant bien de trop Ten approcher, l'extrémité deTautre conducteur, qui doit être terminé par une lame de platine ; on examine attentivement la teinte que prend Pépreuve ; onTarrête quand elle a acquis la nuance voulue; on la lave ensuite à Tean distillée; et^ pour la préserver de toute oxidation, on peut la plonger quelques instants dans un bain d'or.

Dixième opération. — Transformation de ta plaque daguer-^ rimne en flanche propre à la gravure, — V Procédé de M. Fizeau, décrit dans la brochure de M. Lerebours, Le problèiue consistait essentiellement à traiter les images daguerriennes par un agent qui creusât les parties noires sans altérer les parties blanches du dessin ; en d^autres termes, qui attaquât l'argent en présence du mercure sans altérer ce dernier.

Un acide mixte, composé avec les acides nitrique, nitreux et cblorhydrique (ces deux acides peuvent être remplacés par du nitrate de potasse et du sel mariu ), jouit précisément de cette propriété, laquelle appartient également à une dissolution de bichlorure de cuivre, mais d'une manière moins parfaite.

Lorsqu'on soumet une image daguerrienne dont la surface est bien pure à J'action de cet acide, surtout à chaud, les parties blanches ne sont pas altérées, tandis que les parties noires sont attaquées avec formation de chlorure d'argent adhérent, et dont la couche insoluble arrête bientôt l'action de l'acide.

Une dissolution d'ammoniaque, employée alors, entraine cette couche de chlorure d'argent, et permet de soumettre de nouveau la planche à l'action du même acide, qui, agissant encore de la même ma* nière, augmente la profondeur des parties noires. En répétant cette opération plusieurs fois, on parvient à transformer la planche daguerrienne en une planche gravée d'une grande perfection, mais généralement de peu de profondeur ; de sorte que les épreuves imprimées sur le papier n'auraient pas la vigueur convenable.

A cette première opération, il a donc été nécessaire d'en ajouter une seconde, qui permit de creuser plus profondément les parties noires de l'image.

Cette seconde opération consistée dorer les parties saillantes^ on les blancs de la planche gravée^ et à laisser l'argent à nu dans les creux, ce qni permet d'en augmenter la profondeur par l'action d'un simple dissolvant de l'argent.

Pour obtenir ce résultat, la planche gravée peu profonde dont on vient de parler est graissée avec une huile siccative, de l'huile de lin, puis essuyée à la manière des imprimeurs en taille-douce ; de cette manière, l'huile reste dans les creux seulement, et y forme un vernis qui ne tarde pas à sécher.

Dorant alors la planche par le procédé électro^chimiqne, on voit l'or se déposer sur toute la surface de la planche, excepté dam les parties creuses protégées par le vernis d*huile de lin : après ce 4orage, Fhulle de lin est enlevée parla potasse caustique.

Il résulte de là que la planche gravée a toutes ses parties saiflaotes protégées par une couche d'on

Ses parties creuses, au contraire, présentent l'argent à no.

Il est dès lors facile, en traitant la planche par l'acide nitriqQ^ d'attaquer ces parties creuses seulement, et d'en augmenter ainsi ï volonté la profondeur.

Avant ce traitement par l'acide nitrique, la planche dorée est recouverte par ce que les graveurs appellent un grain de résine» ce qm produit dans le métal attaqué les nombreuses irrégularités qne l'on appelle grain de la gravure. Il résulte de ces deux opérations princH pales que la planche daguerrienne est transformée en une planche gravée tout à fait semblable aux planches gravées à Taquatinte, et qu'elle peut dès lors, comme celles-ci, fournir par l'impression on nombre considérable d'épreuves.

Cependant, l'argent étant un métal peu dut*, le nombre des épreoves serait encore assez limité, si un moyen très simple ne permettait de soustraire la planche photographique à Tusure déterminée par te travail de Timpression.

En effet, pour atteindre ce but, il su£Gt, avant de livrer la planche il rimprimeur, de cuivrer sa surface par les procédés élpctro-chimiques : de cette manière, il est évident que la couche de cuivre supporte seule l'usure produite par le travail de l'ouvrier. Lorsque cette couche est altérée d'une manière notable, il est facile, à Taide d'un acide faible^ de la dissoudre en totalité ; dès lors la planche peut iut cuivrée de nouveau, et se trouve dans le même état qne si elle n'avait pas supporté le travail de Timprimeur. k les épreuves doivent être faites sur d'excellent plaqué au moins au dixième : il vaut mieux se contenter du polissage an tripolî. La plaqne sera iodée et brômée comme à l'ordinaire : rexpositlon ï b chambre noire n'a rien de particulier, mais l'image doit être très fbrtement mercurée. Il est essentiel de garantir l'épreuve de toote lumière avant le lavage qui doit être fait avec le plus çrasd sw ^ souJemcnt avec âa V{^ d^^tiU^e

Le procédé de M. Fizeau, breveté» est la propriété de M. Lereboors. M. HurlimaDD Ta mis en œuvre avec une habileté étonnante , Il a réglé les opérations avec beaucoup de bonheur, et par de légères modiGcations, il a rendu le succès plus certain. Désormais, pour avoir une bonne gravure, il suffira d'avoir une planche irréprochable, ce qui n'est pas commun ; quand cette condition sçr^ remplie, on sera presque assuré de retrouver dans la gravure toutef les finesses de l'épreuve photographique.

Les personnes qui auraient de superbes épreuves fixées et qqi voudraient les faire graver, devront ie§ reproduire à loisir ou le^ fair.e copier au daguerréotype,ce sera cette reproduction que Ton feragraver,

Il est inutile d'insister sur l'importance de la découverte de |lf gravure pour l'entomologie les voyages, l'histoire naturelle et mô^e les portraits^

Disons enfin que M. le duc de Luyncs s'est aussi, l'un des pre-: miers, occupé avec succès, de la gravure df^s images photographÂquef^

2" Procédé de M. Grave, L'essence du procédé de M. Grov^, biçf^ différent de celui de MM. Berres et Fizeau, consiste à faire que i'iff mage daguerrienne, étant placée au pôle négatif de la pile et pioar gée en même temps dans un liquide^ ce liquide, sous l'aetîoq 4^ courant, attaque inégalement l'argent et le mercure de la plaqye (^ y grave en creux les dessins tracés par la lumière solaire : UOO0 alloQf décrire le mode d'opérer définitivement adopté par lui. Daqs un ))ât^ en bois, on a pratiqué deux rainures placées k S.milli^iètres de ^ tance l'une de l'autre, et dans lesquelles on a glissé : lo la plaiWf qu'il s'agit de graver « S*" une plaque de platine de o^êni^e dia^n^iion, Pour assurer une évolution prompte et égale de l'hydrogène^i celtf dernière a 4té platipée d'après la n^éihode de M. Snijee ; ci^r si Xki^ drogène adhérait en un point quelconque du cathode, les portions op.* posées de l'anode éprouveraient prQportionnellemeot ui\e moindre ^ tion. Le dos et les bords de la plaque daguerrienne ont été vernis ayeç une solutioiQ dégomme laque qu'on a grattée sur un 4^ borid^f ppHf permettre. d'établir le contact métallique. Le b&U de bois, avecs^ deux pUques, est ensuite placé dans un v^sedie verre onde porcer laine rempli d'une solution de deux mesures d'acide chlorydique et uuc d'eau distillée ; et deux fils forts, en platine, paitis des pôle^ de la pile formée par un seul élément de Grove à acide pitriq^ey

sont mis en contact avec les bords des denx fplaqnes : an des expé* rimentateurs compte alors le temps qui, en général, ne doic pas excéder 30 secondes. Lorsque la plaque ainsi traitée a été enlevée de Facide, on la lave à Teaa distillée ; et si le métal est homogène, elle présente un beau dessin, couleur de terre de Sienne, de l'image originale, produit par des molécules de Foxichlorure qui s'est ioruA On la place alors sur un plat contenant une très faible solotioD d'ammoniaque, et la surface en est doucement frottée avec du coloo très mou, jusqu'à ce que le dépôt soit dissous: aussitôt que cefa est effectué, on enlève immédiatement la plaque, on la plonge dans l'eau distillée, et on la sèche avec soin. Le procédé est actuellement complet, et l'on a obtenu une gravure parfaite au trait, da dessin eriginaL Quand on imprime avec cette plaque, elle donne une image positive, qui a ses lumières et ses ombres comme dans la nature, et qui, sous un autre rapport, est plus correcte que l'image daguerrienne : les objets n'y sont pas renversés: s'il s'agit de caractères, on les lit dh'ectement; et dans les portraits ainsi pris, les côtes droit et gauche de la figure sont dans une position convenable. Il y a toutefois cette difiBculté, relativement à la gravure des images daguerriennes, c'est que, si les plaques sont gravées à une profondeur suflBsante pour une bonne impression, quelques-unes des lignes les plus fines de l'original doivent nécessairement empiéter les unes sur les autres, et vêêL la beauté principale de ces admirables imagées se trouve détruite D'un autre côté, si l'action de la file n'a été prolongée qu'autant qu'il Mait pour obtenir seulement une gravure exacte du dessin original, ce qu'on peut faire, du reste, avec la plus rigoureuse perfection, le seul nettoyage de la plaque par l'imprimeur détroit aussitôt toute sa beauté; et parce que les molécules de l'encre d'imprimerie surpassent en dimensions la profondeur du trait, l'impression est forcément très imparfaite. H faut conclure de ces inconvenants trop réels que le parti le plus avantageux à tker de ce procédé, pour le moment, consiste à s'en servir pour multiplier indéfiniment les images daguerriennes, au moyen de la galvanoplastie. Une image daguerrienne ordinaire, quand on la soumet an procédé galvanoplastique, laisse une bien faible impression, et en la traitant ainsi, elle est trop souvent détruite : l'impression ne peut être continuée longtemps avec une semblable plaque, tandis que lorsqu'elle provîoit

d'nne planche gravée, comme il vient d'é(re dit, an pôle négatif de la pile, elle admet le tirage d'an très grand nombre d'exemplaire& Pour donner one idée de la parfaite exactitude de celte méthode, noos dirons que* dans une des reproductions de M. Grove, on voyait sur la plaque galvanoplastique un écusson de 2 millimètres 5, sur 1 millimètre 5, sur lequel il y avait cinq lignes d'inscription qu'on lisait au microscope de la manière la plus distincte. Les avantages du procédé voltaîque sur le procédé chimique pour la gravure des images daguerriennes paraissent être les suivants :

1** Avec le premier, on peut varier indéfiniment la nature des liquides employés ou menstrues ; on peut essayer tour à tour des solutions d'acides, d^akalis, de sels, plus spécialement de sels de h classe halolde, tels que les sulfures, les cyanures; etc.; plus généralement, toute subsunce qui peut être dégagée par Télectrolysation peut être employée pour agir sur la plaque;

2<* L*action est généralisée, et les courants voltaîques locaux sont évités ;

S*" Le temps de l'opération peut être déterminé exactement» et on peut produire un trait de telle profondeur qu'on désire ;

&** Le procédé peut être arrêté à une époque quelconque, et être repris et renouvelé aussi souvent qu'on le désire.

Le temps ci-dessus indiqué a été calculé pour des expériences faites avec un couple de la pile à acide nitrique; il n'est pas, néanmoins, absolument nécessaire de faire usage de cette pile: il est probable que toute autre forme ou combinaison ne sera pas moins efficace. Oserait plus convenable même peut-être d'employer une pilek diaphragme ou une pile produisant un courant constant, attendu qu'autrement le temps nécessaire à l'opération ne pourrait pas être fixé d'avance aussi exactement. Il est indispensable que l'argent des plaques soumis à ce procédé soit homogène ; s'il n'en était pas ainsi, rimage daguerrienne se couvrirait instantanément de miUe stries confuses produites par l'action chimique.

IL Grove a présenté à la société royale de Londres quelques spédmens très beaux de plaques gravées préparées par son procédé, ainsi que des copies galvano-piastiques fort remarquables : il a fait parbitement ressortir tout ce qu'offrent d'étonnant ces curieuses actions des agents impondérables sur les corps pondérables. C'est qo

noayel art* dit-il, daos lequel, au lieu d*uae plaque dessinée par no artiste et gravée an burin par un graveur habile , on a nne plaque dessinée par la lumière solaire et gravée par Télectridté.

On peut faire subir encore à ta plaque daguerrienne quelques opératioi)s secondaires que nous décrirons rapidement.

l"" Coloriage des plaques dfiguerriennes, ---Cette oférdXion^ au fond, est par trop barbare; faire enluminer même par un artiste habile une belle épreuve photographique, c'est, disait H. Arago, faire retopcher les ailes d'un papillon ou une miniature de Petitot ou de madame de Mirbel par yn peintre d'enseignes. Nous aurions donc passé sous çilence les nombreux essais faits dans cette direction, si nous n'avions pas appris qi;e M. Bœttger, de Francfort^ un des manipulateurs de l'Europe l^s plus savants et les plus adroits^ était parvenu à des résultats merveilleux qui ne laissent rien à désirer. Ses curieux procédés sont encore enveloppés de mystère, et nous savons que M. Bœtlgera jnvité, par l'intermédiaire des journaux, les amateurs de daguerréotypieà s'adresser à lui, promettant de leur faire connaître les condition^ auxquelles il leur révélera sa méthode. Ce qt^'il y a de certain, c'est que les cpuleiirs des épreuves obtenues par M. Bœttger surpassent en vivacité et en transparence tout ce qu'on pourrait imaginer.

2' Transport sur papiçr des épreuves daguerriennes. — Celte opération est moins absurde : on décalque sur papier les inimitables reflets des ailes des papiHona , et les collections ainsi obtenues sont précieuses encore ; on peut donc vouloir transformer de la même manière les épreuves daguerriennes. Pour y parvenir, appliquez au pinceau une couche bien égale de solution gélatineuse assez forte sur yne feuille de papier noir et faites-la séclier. Lorsque vous voulez 44calqver une épreuve, faites tremper dans de l'eau froidie un morcaau de ce papier préparé, jusqu*à œ que la gélatine soit ramollie^ ^t place;c la avec soin sur la plaque , puis recouvrez de plusieurs léuilles de papier brouillard ; sur ces dernières, posez une planchette bien dressée , et soumettez l'ensemble à une pressiQn modérée , jusqu'à ce qu'il soit bien sec : en enlevant alors le papier avec soin, vous y trouverez l'empreinte fidèle de l'épreuve métallique,

GALOTTPrB on ÉPRBirVES PHOTOGRAPHIQUES SUR PAPIER.

U ss^ certain pour nous que, dès lfi38, M. Bayard, employé a*:

RATONS CHIMIQUES. PHOTOGBAPIIIE, 7^7

IBioistère des finances, avait obtenu de bonnes épreuves photogra* pbi(][ues sur papier. En 1839, rAcadumie des Bcaui^-Arts signalait en CCS termes sa belle découverle : < D*après les détails où nous Tenons d'entrer, l'Académie, qui a déjà su apprécier le mérite des dessins de M. Bayard , est aussi à même de juger par quels degrés de perfectionnement a passé dans un si court espace de tenips, up procédé qui ne peut être encore arrivé à sa dernière expression.... Les épreuves dues à ce procédé sont produites sur papier au inoyen d'une préparation qui en constitue en grande partie tout le secret... Les dessins ainsi produits jouirent, du moment qu'ils ont été fixé^ par nn lavage , de la propriété de se conserver comme les dessins à l'aquardle; ils peuvent se porter en voyage, se classer dans un album, etc. .. Il suffit, pour qii'ils gardent leur vigueur, qu'ils ne soient point exposés à l'effet direct d'une lumière trop vive*,. Les ijuag^^ soyU en sens direct.

Le papier de M. Bayard semble avoir sur les papiers anj^^is Tin- CQOiparable avantage, de donner de suite l'image dans sm véritable sens. Le papier Talbot donne d'abord l'image inverse qt^ négative, i:*est-à-direque les noirs ont pris la place d^s blanci^ et ce n'est d^^ par un contre-calque qu'on obtient l'image directe on positive.

Les images sur papier ont pour certains objets d'^ri ifn bien pl«3 grand charme que les images daguerriennes sur plaque métallique^ Les remarquables effets obtenus par MM. Bayard et Talbot ne peuvent laisser aucun doute à cet égard. Peut-être même arrivcra-t-sQn, en augmentant la rapidité de l'opération, à faire ainsi de délipiewt portraits et des vues d'un très bel effet Mais, pouf tous les objets qui demandent surtout et avant tout une grande fiiiesse de détail, jamais le papier ne pourra lutter avec les plaques de doobl^ ; sa texture fibreuse sera toujours un obstacle insurmontable à ce genr<e de reproduction.

li est vivement à regretter que M. Bayard n*dit pas çncore p^ révéler son secret , dont la divulgation est attendue ayec une vif e impatience; sans doute qu'il est à la rechercbe de jverfectioonemfnts nouveaux» ou qu'il attend qu'une occasion favorable lui fasse tirer uu parti avantageux de sa brillaute invention.

Après cet hommage rendu à un compatriote, nous devons recon^ naiire hautement que la gloire des procédés photograi>biques sur

papier appartient à M. Talbot Dans un mémoire la à la Société royale de Londres, U raconte longuement l'histoire de sa décooTcrte ; noos la résumerons fidèlement.

Au printemps de 183/i , M. Talbot conçu l'idée d'appDqoer i Tart du dessin la propriété reconnue au nitrate d'ai^eot de se colorier ^u contact des rayons violets de la lumière. Chose singulière, M. Talbot ignorait alors les nobles essais de Wedgewood ; il n'avait pas lu la note publiée par ce savant de concert avec Tillnstre Davy ; cette ignorance le servit grandement , car il avoue naïvement que l'insuccès du grand maître l'aurait découragé , et qu'il aurait abandonné, comme chimériques, ses premières recherches, s'il n'èudt pas parvenu à fixer l'image produite par l'action de la lumî^, avant d'avoir connu l'espèce d'impossibilité proclamée par âr H. Davy, U continua donc ses expériences; et après s'être assuré pendant de longues années que ses dessins, en très grand nombre, n'éprouvaient plus do temps et de la lumière aucune altération, il se décidait à produire sa découverte au grand jour, quand il fut tout k coup prévenu par M. Daguerre.

Les images obtenues sur le papier préparé au nitrate d'argent sont blanches par elles-mêmes ; mais le fond sur lequel on les obtient est diversement et agréablement coloré. Telle est la variété dont ce procédé est susceptible, qu'en changeant seulement les proportions et quelques détails de manipulation, on peut aisément obtenir les couleun suivantes : bleu de ciel, jaune, rose, brun de diverses nuances, noir: la variété bleue est d'un effet charmant ; toutes ces nuances sont des combinaisons chimiques différentes, mais que les chimistes n'ont pas jusqu'ici suffisamment distinguées.

Les premiers objets auxquels l'auteur appliqua sa méthode furent les plantes de son herbier ou des plantes fraîches, qu'il parvint à représenter avec les nervures des feuilles, les poils des diverses partics du végétal, etc. , etc. Ayant un jour reproduit l'image d'une dentelle d'un dessin assez compliqué , il la montra à plusieurs personnes à la distance de quelques pieds, et leur demanda si la ressemblance n'était pas parfaite ; personne ne voulut croire que ce fût un dessin.

La beauté des images déjà obtenues par M. Talbot lui faisait vivement regretter leur destruction subséquente par l'action continuée de la lumière, et il résolut de tenter de nouveaux efforts.

dans le bot de panrenir à les consenrer. Il remarqua que le nitrate d*argeut noirci par la. lumière n*est plus le même corps chimique « et il en conclut que, si une peinture produite par les rayons solaires est ensuite soumise à Taction de divers réactifs, la partie colorée et la partie blanche subiront des influences différentes : on pouvait donc espérer qu'on rencontrerait enfin un réactif dont remploi, en arrêtant Taction produite par la lumière, conserverait les différences de teintes qui séparent les portions impressionnées de celles qui ne l'ont pas été. Les espérances de M. Talbot furent bientôt couronnées de succès ; il découvrit presque simultanément deux procédés préservateurs d'une efiBcacité absolue: le papier, autrefois si sensible à la lumière , lui devint tellement indifférent, qu'eiposé pendant une heure aux rayons d'un soleil ardent, il ne perdait rien de sa blancheur. Ainsi se trouva résolu le merveilleux problème de fixer d'une manière permanente l'ombre même, c'est-à-dire ce qu'il y a de plus fugitif dans la nature.

Suivant, sans le savoir, les traces de Wedgewood et de Davy, M. Talbot fit d'abord des portraits en silhouettes d'une admirable netteté; plus tard, il copia les vitraux peints, reproduisit les images formées au foyer du microscope solaire, et aborda enfin le grand problème de la reproduction des tableaux donnés par la chambre obscure. Il était alors arrivé à préparer un papier si sensible, qu'il ne fallait pas plus d'une seconde pour obtenir, sous l'action des rayons solaires, une image complète : le dessin était aussitôt achevé que commencé. M. Talbot donc construisît avec une grande boîte une sorte de chambre obscure, la plaça vis-à-vis d'un bâtiment bien éclairé, et fit tomber sur son papier sensible l'image donnée par une bonne lentille; au bout d'une heure, il avait conquis le dessin tant désiré : le bâtiment avait laissé la trace fidèle de tous ses contours. Une heure, c'était bien long ; M. Talbot s'aperçut plus tard qu'avec des lentilles à court foyer, il réduirait dans une proportion énorme lé temps nécessaire à la formation de l'image. Il se mit alors à l'œuvre avec une ardeur toute nouvelle ; il reproduisit sous toutes ses formes la maison de campagne qu'il habitait, et dont l'antique etbelle architecture se prêtait à de magnifiques effets : il se livrait à des transports de joie en pensant que sa maison était la première qui eut fait son portrait. Hélas ! depuis longtemps, il avait été devancé par Niepce

^50 NATtJftE INTIME DU SPECTRE SOLAIRE.

et baguerre. Les dessins par lui obtenus semblaient, ce sont ses propres paroles, Touvrage d'un Raphaël invisible; ils étaient parfaits de détails, et h loupe accroissait leur netteté. Des statues et des ba»réliefs éclairés d'une forte lumière se peignirent aossi soas ses yeux. SnCn, il arriva i copier des dessins, des gravures et même des manuscrits. Pour cela, il mettait Tobjet à reproduire en contact intime avec le papier préparé , et exposait cet ensemble aux rayons éclatants du soleil. II copia de cette manière des gravures précieuses, d'on fini achevé, et chargées de petites figures : chacun des détails éuit reada avec une inimitable précision. La copie ainsi obtenue laissait cependant beaucoup à désirer; elle était l'inverse de l*original : ks ombres avaient pris la place dès clairs, et vice versa. U fallait donc faire oo pas de plus, et re{)roduire Si leur place les clairs et les ombres. tsU TalUt y parvint, en rendant inaltérable à la înmière l'image inverse de Tobjet, et s'en servant comme il avait fait d'abord du dessin original ; la seconde image obtenue remplissait toutes les conditions vbuiues, et la solution du problème ne laissait absolument rien ï désirer.

M. Talbot publia de bonne heure tous les secrets de son ingénieose méthode ; mais quoiqu'on sut qu'eji Aiigleterre elle avait donné des résultats mervellieux, elle fixa à peine l'attention en France : très-peu de personnes s'en occupèrent; quelques essais infructueux firent même croire qu'il y avilit au fond de l'opératian, telle qu'elle se pratiquait, une cause permanente et inévitable d'Insuccès; et, malgré rintérèt qu'elle offrait sous le double rapport des arts et de l'industrie» cette nouvelle branche de la photographie était presque complètement oubliée parmi nous, lorsqu'au conmienGement de cette année, aa amateur de Lille, ftl.Blanquart-£verard« l'a comme arrachéeau tombeau. C'était bien une résurrection, mais le mort ne fut reconnu dt personne : on crut partout en France à une découverte nouvelid, on l'exalta grandement 5 et cependant, lHl. Blanquart-Everard n*a fait absolument que reproduire avec plus de détails la méthode de M. Talbot, sans daigner cependant le nommer, sans soulever aussi l l'Académie aucune réclamation. Ce ^ait singulier est peut-être inoui dans la science, et il a fort indigné nos voisins d'outre-mer. C'était on devoir pour nous, avant de décrire les procédés de M» Blanquart- Everard, que de protester en faveur de M, Talbot. Le savant phyai-

RAYONS CHIMIQUES. — PHOTOGRAPHIÉ. */5î

cien anglais est assez malheureux d'avoir étédeTaucé par M. bagiierre» podr qu'on doive au inoios lui épargner cette fois l'injuste odbli ^è ses droits.

PROGiiDÉS DE LA LOTYPIE. -* L'opération se divise en deux parties : la première doit donner l'épreuve négative, dans laquelle leè parties éclairées sont représentées par les noirs et, mceverscL

Épreuve négative. — c Ponr cette épreuve, oh fera choix d'un papier de la force des plus beaux papiers à lettre glacés, de ta plus belle pâte possible. Je me suis trouvé très-bien de celui de M. Marioo» marq|ué n<* 10.

m i» On versera dans une cuvette une dissolutiod de i partie ae nitrate d'argent et 30 parties d'eau distillée (toutes les parties sont désignées au poids), sur la surface de laquelle on déposera le papier, eh ayant soin de ne pas enfermer de bulles d'air entre la masse du liquidé et le papier (cette recommandation s'applique à tontes les préparations ultérieures } ; après qu'il sera resté une minute sur ce bain, ôa retirera le papier» en le faisant ôgoutter par un des angles, pnis on le déposera à plat sûr une surface imperméable, telle qu*nn meuble verni, une toile cirée, etc. etc. , le laissant ainsi sécher lentement, et ayant soin d'éviter tout dépôt de liquide j>ar place, ce qui serait une cause de tache aux épreuves.

» Dans un autre vase où Ton aura versé une dissolution de 25 parties d'iodare de potassium, 1 partie de bromure de potassium el 260 parties d'eau distillée, on plongera entièrement ce papier pendant une minute et demie, ou deux minutes s'il JTait îroid, en Uissant anodessus le côté nitrate ; on le retirera de ce bain en le prenant par i&pçi omis et on le passera, sans le lâcher, dans un vase pins ^(randremplli d'eau distillée, aûn de le laver et enlever tout dépôt cristallin qui pourrait, sans cela rester àla surface; puis^ sur un fil qu'oa aura tendu hoxizontalement à cet effet, on suspendra le papier, en faisant une coriie 41' un des coins, et oa le laissera ainsi séjourner et sécher oomplétement.

■ Ce papier, ainsi préféré, sera recueilli dans une boite de cartonna l'abri de la lumière, et s'il n'est pas tassé fortement^ il pourra se conserver pendantdes mois entiers. On peut ainsi, dans nneseule journée, préparer le papier nécessaire à une excarsion.de pinsieurs mois. On recueillera les occédents des liquides dans des flacons recouverts de papier noir : ils pourront servir jusqu'à épuisement.

752 ifÀTunis INTIME m spectre solaire.

» Lonqa*on Yondra prendre ane épreaTe» on Tersera mur une ^«e bien plane et bien calée sur nn rapport qu'elle débordera» quelques gonttes d*nne dissolution de 6 parties de nitrate d'argent, 11 partis d'acide acétique cristallisable et 6& parties d'eau disUOée; on ne prendra que la moitié de la quantité d'eau pour dissoudre le nitrale, on versera ensuite l'acide acétique et, après» une heure derqpotv on y ajoutera la seconde partie d'eau.

» On y déposera le papier du côté qui aura été soumb, dans la pre* mière préparation, à l'absorption du nitrate d'argent; on étendra arec la main le papier, de manière que, bien imbibé partoutde la dianolation, il adhère parfaitement à la gbce, sans laisser de plis û de bulles d'air. Ceci fait, on le couvrira de plusieurs feuilles de papier bien propres, trempées à l'avance dans l'eau distillée (une seule pourrait suffire si l'on avait un papier d'une très-grande épaisseur) ; sur ces feuilles de papier trempées, on déposera une seconde glace de la mfine dimension que la première, et l'on pressera fortement dessus, pour ne former qu'âne seule masse ; on déposera le tout dans un chteis de la chambre noire qu'on aura préalablement fait disposer à cet effet, et l'on ira ensuite procéder à l'exposition, comme si le châssis renfermait une plaque daguérrienne.

» Cette préparation exige une durée d'exposition qui poorra être calculée par les daguerréotypeurs au quart de celle nécessairepoorlei plaques préparées au chlorure d'iode ; ils tiendront compte toutefois de la température, et remarqueront qu'elle est une cause d'accélération non moins puissante que l'intensité lummeuse.

» L'exposition terminée, on déposera l'épreuve sur im |dateau de Verre on de porcelaine, qu'on aura légèrement mouillé, afin que k papier y adhère plus facilement ; on versera dessus une dissolution saturée d'acide gallique : à l'instant» l'image apparaîtra. On bnssen agir l'acide gallique, afin que la combinaison soitplus profonde dans le papier et que tous les détails arrivent dans les parties des clairsobscurs ; mais on arrêtera toutefois l'action de l'acide gallique avant que les blancs qui doivent former les noirs de l'épreure pontive n'éprouvent de raltération.

» A cet effet, on lavera l'épreuve, en versant de l'eau dessus, pour ta débarrasser de l'acide gallique.

« Puis, la déposant de nouveau sur le support, on y versera une

RATONS GHIHIQtJES. *— PHOTOGRAPHIE. 755

eonche d'one diasolaiioa de 1 pirtie de broolore de pocasanim et de M parties d*eau distillée, qu'on laissera dessus peadaot un quart dlienre^ en ayant bien soin qu'elle soit toiyours couverte.

» Aprèsquoion lavera Tépreuve à grande eau et on la séchera entre plusieurs feuilles de papier buvard. £]le sera alors achevée et pourra donner ennombreconsidérabie d'épreuves positives, après que, pour la rendre plus transparente» on l'aura imbibée de dre tù râpant une petite quantité sur le papier et la faisant fondre, avec un fer à râpa»ser, à travers plusieurs feuilles de papier à lettre, qu'on renouveliert suffisamment, afin d'enlever tout dépôt de cire à la surface del'é preuve.

Epreuve positwe. — » On fera choix, pour cette épreuve, du papier de la plus belle pâte, le plus épais possible et parfaitement gtacéi

» Dans un vase où l'on aura versé une solution de 3 parties d'eau saturée de sei marin dans 10 parties d'eau distillée, on dépostf a la feuille de papier sur une seule surface et on l'y laissera , jusqu'à ce qu'elle s'aplatisse parfaitement sur l'eau (2 ou 3 minutes); on la séchera sur du papier buvard, en passant fortement à des reprises répétées, dans tous les sens, la main sur le dos du papier, et venoufvelant le papier buvard jusqu'à ce qu'il n'accuse plus aucune humidité fournie par le papier salé.

» Il sera alors déposé sur un autre bain, composé d'une solutfon de i partie drnitrate d'argent et de 5 parties d'eau distillée ; on Ty laimeratontle temps qu'exigera l'assèchement, comme il vient d'être dit, d'une seconde feuiUe de papier, qui aura remphoé la première sur le iKiin salé ; ators, ôtant celle du bain d'argent, on l'égouttera avec soin par un de ses angles et on h déposera sur une surface impennéable, comme pour la jHremière préparation du papier négatif. On vmt qu'en passant ainsi le papier du bain salé au bain d*aigent, le préparateur ne perd pas une minute, et qu'il peut, en quelques heures, préparer une assez grande quantité de papier.

> Parfaitement sec, on l'enfermera dans une boite ou carton, sans le

tasser ; il sera bon de n'en pas préparer pour plus de huit à qninse

jours à l'avance ; car, au bout de ce laps de temps, il se temte, et

quoique propre encore à la reproduction des images, il n'accuse plus

eslilancs avec le même éclat que lorsqu'il est nouvellement préparé.

» Pour faire venir une épreuve positive^ on placera l'épreuve né-

AS

7S4 HATUM IMTIIfE DU SFEûTftB aOLilU.

gatfv# du gM iiaprimét sur la mtkcê préparée da papier ] 4m praBsen ks deux papiers réunis entre dei» glaces qa/'ûa Mf^ sera sur na «hMs (plaodie rebordée) eonvert d'm drap aoir. Oa aitra aete ifiie la glace du dessQs sok asees farte et aeseï lovrdepoar qw lOB peids Ime pression sur t'éprenvt aégaliv«, de wariflff fn'illeeak parbUemeaf adhérente a« papier posMC Cad f*, m •qMsera à la grawie lumière, w eoleii atHaat 411e poaaHMe, «1 Aqpfhal à faire eomber ses rayomàAigiedraltaar iafbee. Hm âMirdebellee^épiieaves, il fa«t pocsser cette mfÊmikm à wm degBÉ «strtnie i eMe denu être arrélêe amit qn les irifts Imièvas éa l'image paissent être altérées ; il suffira d'une seule expérîenea pe«r déurmiiwr appiMimativeioeat ie tesapad' exposiiieo, qiù «n, terme jM]ren,de 20 miniites au soleil, selOD la Tigueiir del' éprasve négalii^ 9 Aprèscetbe exposîtioa, on ventrera l'éprenve daa» le caUwt noir, ot* feeUe qo'oUeeok* oa lalaissera tra&per on qoart d^hevre dans m bm sTefio douce, pnisibins na antre d'bjrpoa^lfite de sonde, fané 4e t partie d'faypeeidfite de nonde et de « parties d'eaa distiiéir A partir de tm naornent, on pourra la regarder an jear eft aamrel'aeiiofk M l'hyposalfile ; en verra alors les Uancs de l'éprf Ta prendin dnpliisMplHsdeFéclat; les clairs^ibscnin se fenBorenr ; in«— as de Tépreuve, d'un vilain ton roux et nnîfonne, pasasm à la helb «uaoe brane, pns en bistre, pais; enfin, an noir dea giatmea de faqna^tittta. L'opéralewr arrêtera donc son épreava aa lan et I l'effet qai loi conviendront Elle cem parfritement iixAe i aHis efiaés k dégager de rfayposuUile, dont l'ection se proki^^nâi, ioa h lavera à grande eau, apvès qnel on la laissera 4aae an g^ad lase nempli d'eau pendant tout an jonr, oa an inoias daq I w tmgam t ^ sècbera oasuite entre pMeors IsaiUes da

» €e bain, oename o^^iuid'bypeealfite, peat meevoir en 1 autant d'épreavas4iiie l'on leadra.

» Les^tpeuvesqui oeponrraientsopporierl'aetioadellqpQeaifite, an moias pendant deux heures, derroni être rejetées : oe aenift «ae pneuve qu'elles n'auraient point été exposées assez Joagieaips 4 la laariére, et elles ne seraient pas saiisaiiinieot fixées.

» Qaelque compliqaées que poissent paraître lespréparatÎQasei- Cessas décrites, on les reoonndtra exeessifienMnt faoHes teraïa'an aéra

JilwiMt Vm^mt i'w biM» tiNypon fort Mufa^nriiftiUt ei i» U 40iMiMteit te iMps iM te Ua?ftU qv'exjge te palteige #p

iif 4pieii«w pniiliffli «ii*»v retour d'w voy^g^» ^ de tes iDiHtelter

éipMop»pbte,«pt iMiflie aamte lyMiwtbte 4«s«rlist(e8, pvteqiie )m hMteH M MU pakn, cofome jmt te iitequé, m debom «te tevr ictk>D, et qu'ils peuTent, au contraire, les moâiS» an gré ite tew

• Aiw^ la boUté d'axtoMiPa» te AviitBite 4a Topiratioi^ Vàkoa^ imfi f9§ff0éMiMm ites 4pre«?as« ?oîlà trois éteoMota ipii doitent» émi KO tMws prachite» teife f^>*^ A satt» toraodbe 4e {>hatograi^ pkteMspb^ iiBporteQt«4aRsrifidiiftrtef caraislteoitffppatea dMMT è l'iMiMi* 4« mtmlê Am son? «niirs ? iaan to 4o sas pMgrtea^ tteMf é» mws I4M« 4«« ohjaisde ^ts aftoteasi eite procuiwi SK ifftnn 4i»4ams esacu 4a néca^iquif 4'ittatiMDtei 4'litetom

nw pitMmqoaa* dss étiidas d'cBsambte at da iéuài 4as gni4aa — iim df l'art Mliqiia et 4« nayaB <lga, dom tes rares dasswa m saei te partsp tua dn petit noiobre. »

U« tmmi oamkra de safaotii o» i'uMenn »ê aoit élaocés, MMsa N. Btevqiwrt-Efmrd, sur tes traces de MM. T^Iboi «t BayiDd; MM* Hambsl But, Grofe, atc*, «ni produit tour à tour daa ffMsttes noanFelks popr te prépmite» i» pwtera iaapressioii* ■abha« q«'t|s Mt baptisés de neiiis eitraordiosires : émsnpatypet ahryaoïfpa, dnwMtypa* eit** «te. Nms s'eBragistraroas pas ici ces pmédés dit ers, paras qa'ils a'tmt pas été cpftvartis eo méitexte par* ftttameiic ééiete» «ooiplèta al iateiUibte.

TbAOBH DB lA ffWMATIOlf Ml IMAaSS DéGUUtJUWMilSg. -^

La toite d« tabbau qai t««ait les images aat doue Qne coucbe d'toda ptasM inoiM nodiiéa par te préssoea des sututsacas accéteratriceftr L'aipériaaee soitanta^ de M, DvoMS. prouva que cette cooeba ait t miace. Une phqwde ft.ISO mUimétres carrés da avtecat

Ï56 NATORE ITTTfME DU SPECTRE SOLAIRE.

aiyant été amenée k la nuance jaone pailte par son exposSlion \ h Tapenr d'iode, fut placée sur une balance 1res déHcate; il y «rait une augmentation de poids certaine, évidente ; mais elle ne s*é!evait pas à nn demi milligramme. Quand la nuance fat jaune d*or, TangnieBtation de poids arriva à un demi-milligramme. En proloDgeant la durée de Faction, en la quadruplant, par exemple, le poids obleiv fut de deux milligrammes. On peut supposer que le quart de celle quantité aurait suflB pour former sur toute la surface la dose d*iodore nécessaire k la production de Timage. Or, si en partant de ce poicfe, on calcule le volume correspondant de l'iodure d'argent, on arrive! cette conclusion que l'épaisseur de la couche n'est pas égale k un millionième de miHimètre.

Quand la plaque sort de la chambre obscure, on n'y voit absolQment aucun trait ; la couleur jâunâthe d'iodurè d'argent, qui a reça l'image, paraît encore d'une nuance parfaitement uniforme daos toute son étendne ; l'action exercée par la lumière n'aarait-eile en d'autre effet, comme le croit M. Dumas, que de fendiller ou soulever la couche d'iodore d'argent, ce qui permettrait au mercore d^arriver au contact de l'argent métallique, tandis que l'iodure non modifié resterait imperméable. Le mercure, en effet, s'attache en abeBdance aux parties de la surface de la plaque qu'une five lumière a firappées; elle laisse intactes les régions restées dans l'ombre, et se condense sur les espaces qu'occupaient les demi -teintes eo quantité plus ou moins grande, suivant que, par leur int^sité^ ces demiteintes se rapprochaient plus ou moins des parties claires on des parties noires. En s'aîdant de la faible lumière d'une chandelie-« l'opérateur peut suivre pas à pas la formation" graduelle de l'iniage; il peut voir la vapeur mercurielle, comme un pinceau de la plus extrême dâicatesse, aller marquer du ton convenable chaque partie de la plaque. Vue au microscope, la couche de mercure se présente comme formée de grains très petits d'^on hnit centième de millimètre de diamètre; les parties blanches en sont toutes couvertes; les demiteintes sont moins garnies, les ombres n'en prennent presque pas : M. Dumas croit que cette couche e.U sealemcut du mercure ea poudre, simplement déposé à ta surface de l'argent, mais non amalgamé. Quand l'image est produite, on doit empêcher que la lumière du jour ne l'altère. On y parvient en agitant la plaque dans ft'hypo-

RA^irONS CHIMIQUES. — ; PH0T06B4PH|B. 757

ndfile de aiwde. Ai^ès. le lavage» la plai|oe montre à la ^rfitce un peu d'aaials^me» et pèse c^adant mom qu'avant de coiomeneer r.opénitioa; elle a donc perdu un peu, d'argent, séparé par le merçnre et enlf aiué par l\hypo6i)Ifite. 1^'exaioen cbioiiiue du liqoid^ qiosntre qu'il en est réellemeot ainsi. ,

Voici ào^c copiaient* en se plaçant au point de ¥ue choisi, par n^ P^Jm9t s'expliquerait la formation des iipages. La lumière fendillerait, on mêjoae vaporiserait Tiode partout où elle frappe la couche dorée; là, le métal est mis à nu; la vapeur merculiellç agit librement sur les pjirties dénudées et y produit un amalgame b|{inc et mat. Le lavage à Thyposulfite a pour but, chimiquement, l'enlèvement des parties d'iode dont la lumière n'a pas produit le dégagement ; artistiquement, la mise à nu des parties miroitantes qni doiyçnt faire les noirs.. Plua tard, le fixage au chlorure d'or a pour but de couvrir la plaque daguerrienne d'une couche d'or d'une minceur excessive qui augmente les vigueurs et. les lumières, et qui la rend ineffaçable sans altérer le moins du monde sa netteté.

Pénétrant plus avant, MM. Ghoiselat et Ratel ont voulu tout expliquer par des considérations chimiques. Comme les notes présentées à l'Académie des Sciences par ces jeunes et habiles expérimentateurs ont fait vraiment époque dans la science du daguerréotype, J|io»8 les reproduirons textuellement.

Note du 26 juin 18/i3. — a On ^dmet généralement que, dans une image photogra4>hique, les blancs sont prodoits par du mercure métallique simplement déposé sur la plaque, ou bien amalgamé, et les noirs par le bruni même de l'argent ; mais généralement aussi on s'abstient de détails sur la manière dont se passe le phénomène,

» Mous essayons ici de démontrer, par des considérations purement chimiques, que les blancs sont produits par des gouttelettes d'amalgame d,'argeHt formées et déposées sur la surface du plaqué, et les noirs par le bruni même du métal et une poussière d'argent et de mercure.

» Cette théorie est fondée sur les trois faits suivants :

9 i** L'iodure d'argent, sous l'action de la lumière, est transformé en sons-iodore ;

• 2" Ce soos-iodnre, en contact avec le proto-iodure de mercure, donne naissance à de l'iodure rouge et à du mercure métallique;

956 ifATuAB nrriVE bu srtcfRB wLàms.

9 S^ Dn ncrctif €f néUSmpttf mil en cuttUct utiM éë TioiÊtt uHS ^cnt» 86 coDtérth cil pf oto-todnfàt 6t de TafgMit est flAi 6tt ibeifâ

9 fxfùt n pt^ftA^t poiàtf iMte iM ifeooé éctftoM pOB db i opMM Relief fti6, satMf f (fte riodorc d*flfg6flt M tiwffvfll pàt b Iwdbfè en 8oii8*iodiire ; et on fait qoU ^titfe aiftfies, tifiaA/lë toAÊrta&tctUk ûpbâan, c'est qae, g>, apfés atefr etÎMMé nùé |ÉN}te (Tàr^etf iia tapenf dé Fidde, pnUà la hn»rlèii^, dtt hrfanre enMftedilndeI1l^ posnlfite de sonde, il feste seilsifalètikeitt 1 b Mt&ce Mmf jMttre it^ tohibfe de sons-iodiiili d'ar^ettt.

«^ Le dettïféitte fatt se dédàft de fihénoitièttM d^l doMv; eà saM, en effet, que re^ iôdures likaiqiiea dsftt'AfioÉlvt, avec te ^e^qé^ ioda^ede nTelTcnre, laformaûbn dn bi-MTnfe àéiSemétit^ véifit de mercûfe nK^faffique.

» Le trmsfème fait pént se iitiûet en méftant éà ûMeutt en âltès an contact de Itôdnre d*argeiil : où recueille biéiktSt dé flodnn teirt dé diéf côre et nà àmâîg»me d*^Érgèât

• Ceci posé, éonsfdéfons les eroiMqnenéed des îMg opénfiM ptivtOpàlég db hr photdgrsiplkîé r Texposition X U ^aiBhc afeire, celle dlma b Chambre k rikercvre, et fe btiÉge.

• Une placpde, ayant sa Airtbte recotûrtertéf d^lbdtore d'aiféA^ (tt 86tnnise I b' foiniére âé b cftaïkibre nôiri! : aAstMC racAMIf MÊh mence, mais avec une diîfereiiite essénfltffe Ans b nMffifè dM rflè est impressionnée I tû elfet, au Bén d'nne hmifere mllMié- WtAi i^épandfne, elté reçoit fti nne diMHbotioii âié^lettseni rtpirti A Myott9 Mninenx. ï>ès hm Vhébare d'argent se modSiie té tésBà Aecte db intensitéft. iÀ où Ik iniftière est pln^ ?ive. Il f a prUdoc* tion abondante de sons-iodure dTafgènt et émiMonr diode i^e^^par ht i^flMjue; R oft doif appararoe nrte denri-téinte, h fevûutite 4i ÉitfS-iodtire est ralentie dans le mène rapport qne la dbnliioAMi dé blotiàière élle-iiiênie ; enfin, dans les ombrée lés ptne neAnév, fioAnM ft^ist (fait têès ftiMement atta([ué, car ITaBsittice de ndiallMi ne saurait être telle qu'il ne puisse y aTOir aucune altération de f ioAifë d'argent.

^ <jm se pasee-t^il matntenKnt ^uaiid une pk^ aiaal kiÊuMée est exposée à la vapeur du mercure ?

é Ce Élétal commence par réagii* sur font nednfe fÉtpM qbl rencon^e sor la phq\te. Nous tenons de tofr qne cet iodnre ar étf

RATOM» CHIMIQOM. — PHOTOCiaAFIlIB. ?89

cwnu'fé dits les noir»; niais les bhoiea ci prtesAtent lÉsii UM eertsiiie qmitité, quoique Mocmip mmaére ; H est» e» «■stf ésns les coodhîDM à'ftaé boase épreuve qu'il a'y su pas M giiiiemet déc— iposé. Daos lespremièiesil se fûrme doio akos< dSHDMBt, et date tes sseondes âiklc»eai, du pretchioitm-e de mw* core et es rarj^eat métaHéqiie. L'acta» s'arrtie b ponir les ■Nrsf fliais il ft'en est pas de mêase peur les MaiKs, e»r le prota^odaro de mereurer s'y trovfant en ccmtaet avec du sous^ieéuve d'argiêM, Ml éMÊH lien k oae deaMe déeonipesîtion : le seus-iedare est rôdaH ef le proto^fodore de metcure se divhe : ane partie passe à l'état 4» MA&è»e, tandis qne l'autre, également réduite, devient alors la vé*' rtlafcle sotfree du mercure qui, s'unissent sans doate sivée l'argent devann Rbréf, se dépose sur la plaque, maïs sans s'y amalganer. C'est doue par le^ parties les plus élaires qoo l'image se révèle d'abord} eMen absorbent d'antani pins de nierenre, qu'ayant été etposées I m» Fnmière plus vive, eHes sont plus riebés ett soiis4odure^ Les oinbfeê l0s plus kMenaes, an eoiHrafre, n'oArant que de l'icduré d'argent )r la réaction du mercure, celui-ci ne peut jamais prodrire qn'aii. voNe ptas o« moins préfond d'iodnre vert mélô li de Fargant métallÊifae, qne mfn étatdtf division eitrême Ait paraître nabr i cedenrier ffiaslsnadoM en réserve pour former plus tard les noirs du tabiean* Mais entré ces deui points extrêmes, entre ces onshre» les pitfé Csrtnaet iei blan«s les pb» pars, Il ddt s^tabh'r ameâenb4eiata adw Érirablemant idèle; pnltqt'elte est la résultat nécessanra ds travail plus ou moins complet de la lumière, elle s'éclalrcit ou se tMadt eii neirr snivant la rlebessaon h pauvreté de k conabe m aans^fedure,

» Mad valt*on la plaque, an sortir de cette opéraibni, s'offrir b Pasll avec Me apparence neire ou verdMra dans les oasbres, là oè le pr#ia4odura de mertenta n^a point été déesMpoaé } tmcHa qu'elle est teaée, et mtaie souv^t ronge vif, dbna les bhaea les plus intenen mtA nTunt plus qu'un amalgame d'argent en gèuttelettes imperoep«< tIMeSf reaonvert d'une céucbe de bi-lodure de mercure.

• 91 Ton vient ensuite b laver cette plaque daos une dissalntio» é'byposnllHe de soude, l'iédure rouge de mercure se dissont ; quant I riodure vert, il doit encore snbir h\ nae déeomposillott : Il su eonvertit eÉ bi-iodure qui dlaparali, et en mercore métallique qai reste sur la plaque.

7€0 NATURE INTIMB DU SPBGTRE SOLAIRE.

• Ainsi donc, en réeuméf les blancs sont prodaits par u d'une grande ténuité d'amalgame d'argent simptaneni déposé t plaque ; ces blancs sont d'un ton d'autant plus vif que cette | est plus abondante et plus riche en argent ; quant ani: nùrs, ib i le résultat du dépôt d'un argent extrêmement divisé, mâé i quement à une très ùiible quantité de mercure provenant du lavage.

» Noos espérons que cet exposé, quoique fwt abrégé, aatiafn à beaucoup de questions qui n'ont pas encore été parCutennent réMH kieSi et offrira une; infinité de ressources pour la reprodoctkiB de belles épreuves ; car, s'il parait constant que de la répartition oon* venabk du sous-iodure et de l'iodore d'aïf ent dépend h beauté du résultat, on pourra, d'après la simple inspection d'une ^Nreuve non lavée, modifier en conséquence son moded'opéren Quand la plaque, au sortir de la chambre à mercure, a un aspecl terne ou verdâtre, c'est une preuve qu'il y a du proto*iodure de mercure sur les chirs ; que, par conséquent, la formation du bi-iodure indispensable a éclioaé pour quelque motif; en un mot, que l'épreuve est pauvre en merGare,ct, par conséquent» manquée.

» Or, de tontes les causes qui mettent obstade à la formation de dessin photographique, la plus générale et en même lempnlapias funeste, est, ce nous semble, la présence d'une trop grande < d'iode libre sur la plaque. On conçoit, en effet, qu'exposée à Pé tion de l'iode, la surface métallique ne Tabeorbe pas entîèremett, mais que l'iodure formé en retient une partie emprisonnée à Télat de liberté.

» Mais comment a^it cet iode libre! Évidemment il s'oppose don- Uement à la formation de l'image : dans la diambre noire, en convertissant en iodnre d'argent tout ce que la lumière transforme en sous* iodure (ce dernier ne pouvant exister an contaa de l'iode); dans h chambre à mercure, en se combinant avec ce métal, et formant aiari un voile d'iodure vert, s'opposant par là souverainement à la réactiol des vapeurs mercurielles sur les couches inférieures. On pent aussi le considérer comme on obstacle émineot à la rapidité de la production de l'épreuve, puisqu'il tend à détruire constamment le travsB de la lumière. Pour éviter tous ces inconvéments, il snflSt d'ioder dans on endroit emwenablemeru lumineux ; on voit, en effet, qu'il se forme dans ce cas un sous-iodure d'argent qui retire à la plaque

Teicès d'iode libre pow fqiMser à l*éfat d*iodare : leg réadioM fois* TCB n'éliDt phw conlrariées» la réowite deneat^ pour aiiitt dke» asBorée.

» On conçoit maintenant pourquoi il est nécessaire de coonrir k» bords du châssis de bandelettes de plaqué, afin de le protéger contre les Tapeurs de l'iode : rémanationqui en résulterait ensuite serait nuisible à répreu?e.; car, d'après une déduction toute naturelle, on. ▼oit que cet iode détruirait le sous-iodure au for et k mesure de ja, formation 9 et s'opposerait aussi plus tard à l'action des vapeurs ipercarielles, en produisant un proto-iodure inutil •

» Ainn se trou?e encore expliquée l'utilité de passer une plaquii, nu mercure peu de temps après sa sortie delà chambre noire, l'iod^ qui peut encore s'y trouver à Tétat libre devant nécessairement alté-. rer l'impression produite par la lumière. »

Note du 2kjmUet 18AS. — « Le chlorure et le bromure d'argent étant plus impressionnables à la lumiâ'e que l'iodure de ce métal, on en a conclu, dès l'origine, que c'était à leur formation que l'on devail attribuer l'accélération des images photographiques ; néanmoins, différentes considérations nous font envisager cette question sous un toat autre point de vue; nous allons les exposer aussi brièvement que

• La quantité singulièrement faible de substances accélératrices condensées par la plaque, comparativement à l'iodure d'argent déjà formé, ne peut suffire à rendre compte de la différence énorme da rapidité qui en est le résultat.

» Le brome ou le chlore ne peuvent être absorbés par la surface méulUque abritée sous une couche relativement fort épaisse do l'iodure d'argent ; on ne voit pas non plus comment ils pourraient décomposer l'iodure, et, dans tous les cas, l'altération de l'iodure d*ai^nt, n'étant pas en harmonie avec celle des bromures, etc., devrait nécessairement apporter un trouble grave dans l'opération. De plus, il ne serait pas possible d'expliquer les réactions de la chambre à mercure, et ceci, en venant corroborer les idées que nous avons d^à éoûses précédenunent, démontre parfaitement pourquoi Ton n'a jamais réussi à obtenir des vues sans iodnre d'argent, c'est* kdire avec le chlore ou le brôme seuls. Considérées sous ce point de vue, ces substances sont même tellement nuisibles, que si on dépasse

792 NAfniiR pffvitt M) muanm. solaim*

Umn vëfmrt^^ il y * «bsence «onfrtèle dThiiagè»; ear «lors, «79» to temps de péaétrer jusqu'à l'argeot, elles forment un brôiMre o# éMoiwe ^f ne dotfl p» aptesl Menttfier te éSp6f àeè feMlIcleilcs

IF mVIgaBIC*

■^ NoVis tf'éinefCôVis, é'ailèoMr ^^ f Meiiiotisv (ffiic nous pMrriiMi éiMofife éti)^ de hoftArettstt obBéfVMratts, qii'^âVM b plift gf jnile ilftefte, cftdMMrle sevf cresîi^dè^ftter ■ âtfentioii des expert otheiitsteurs.

» HMAcMs^adM k PdléésirfveittfnMjefA' Ae ni Côtielie seiisIMe, àppté'^ cîée par M. Domasà ngflritBottWfmede ikfHlimètrÊr, noû^raTon^ooii^cM^ée ooiMie éfaiYtd?âpftiitfé, ei, par coarséqueut, péAétrabfeanx rayons sMairés' dans tôtfte âôA épaisdenf; remàyquaiif, en onire, qt^ilcsc iAïporfant qtre font IModuTe d'argertt ne âoh pas eonverif en mis^ iodure pour obtenir le meiRenr résultat possfhf^, nous somnoea arrivéalieoncfâi^qoela puissance {Aotogéniqnedesracfiatienslmninenses /exerce dai» tm espace de temps ponf âKilsf (Brc fnsaisissabte, pentêtre même fbrt rapproché dé f instantanéité. Llmaige est donc dessillée SOI* (a pfaqoe dés les premiers niometfts de son exposition à la dfambfe noire, et si, k cet fiMtant, ffen ne se manifeste an mercnre, éebr ne (Mt tenir qnli des causes parttcnltères. En effet. Il résniie de la tliéorie exposée dans une note précédente, que les «firerses fifÈtinstît peaneiil être Représentées pa[r les rormules suitantes» sarofr :

• Ponr h f éactlon de la hnnière snr PitMlnre d'argeùt ( AGI étant lUformole hypothétique du stm-iodore ),

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