‹ Répertoire d'optiquemoderne, ou analyse complète des travaux modernes relatifs aux phénomènes de la lumière (volume 3)Chapitre 28 sur 31 · AGI* = 2 AGI + 3 AGI · texte numérisé non relu

AGI* = 2 AGI + 3 AGI

é Pouff eeUtf d^marMrt an^ ï'wt&tt d'atseai»

>iep + «rB±-fiG<P + iAlî;

« Pour celle du proto*iodure de mercure sur le sons^iodure d'argent, ^ „. 2 AGI + 6 HGI :^'HG*'P + 2 Ég + 2. AgJ

# or, d'après tm fefttulies, on tott q«ie, dai«i h% tlétè le tott»* Mvrèdev«)ft«ire i Piodnre davs le rapport de 2 i 9, if n'e9l pa»éé* TàlmitkwMë de senj^çonnef qne éélte proportion est très rapidement éiaMe, et tfne la caose réritaUe do ralentissement se trouve dans riÉrie riiiaetf IfMrié p^r la himiére ; car cef oi-d devient un douMe obs-

ttdè I II tlspHêté par M tendance i tdwm^T tUà^e, 9ott ànt ièçMÈ en MW-iodnré, «fit aot dépénâde h pTà()ûe ; «t c*éà( pr6ctftèment II que 0e tÉourt le prfûdpe de Ta pronAptifodé de Pôpéfatiôn ; éfr si roa eôtf Mère te tempu nécésMfe I la prodnefloû d^ttif e épreuve comme formé easentiellemenl de dent éléments, Ton f^ârdbnC h déeompôdtioA de riodm'é, Pantre rabto*ption de riode; si Ton fait le premier nul, 1 canse de sa Ikiblé valenr, fe denxiëifie représentera évidemment fe temps ex^é pou^ là formation de Pimage (i).

» Poor activer le travail de lé lomiére, il s^agit doiie de l'endre le plus court possible lé temps nécessaire ï Tabsorption de iWe; or, td est le rOle que noos semblent joner lés sabstances accâératrices, émt la puissance est dne à trois causée : leur mélange intime avec riodure, leur atBnité pour Tiodc, enfin Tétat naissant dans leqnef se présente ce dernier.

9 Mais comment le brome adhère-t-Q ï la plaque, et à quel état s*y trouve-t-il f Nous avons vu qu*on peut regarder une pfaqne indurée comme retenant toujours de Tiode fibre ; d%s lors on comprend fad* lèlnent ce qui doit se passer ; ce même iode libre, en effet, est très propre i retenir le cblore on le brSme : il se sature donc de leors Tapeurs, qui peuvent ainsi demeurer snr la plaque, se mêler intime* ment à fiodure, et devenir d^antant plus efficaces qu'elles constitueront un composé plus riche en brftme ou en cblore.

» Or, une conséquence à tirer de cet exposé, c'est que moins il y a diode libre sur une plaque, moins il y a de br6me absorbé ; Tcx* périence vient confirmer cette conjecture. Telle plaque qui , dans fétat normal, peut être exposée aux vapeurs du br6rae pendant dixhait secondes, s'en trouve saturée même après trois secondes, quand on la prive, autant qu'il est possible, de son iode libre.

• Une autre conséquence à déduire de ce qui précède, conséquence très importante, puisqu'elle a son côté pratique, c'est qu'il n'est pas nécessaire qu'une substance puisse former avec l'argent un composé impressionnable pour contribuer à l'accélération de l'effet [Aotogra-

(4) S'il élaît conManl «ue Iffli^^ M fmiée | b chambre neke, Taction te verrez oonlîauatciin ne serak-cUe pai plaldl) dam le ca» qui nom occupe, une actîoo prolectrice, ea déteraiioanl rélinii- Bation de i*iode, soit par l'éTaporatton, aoit par ud tout autre mode d*actioa anafogne à cette explication ?

7614 NATURE INTIME DU SPECTRE SQLAIftB.

phique; biea au contraire, il est utile, il est mieux que cette snbstaocQ n'ait aucune affinité pour ce méial. On voit donc que le champ 4es recherches s'élargit considérablement, et que Ton n'est pins tena à rester d^ns le cercle étroit du brônie et du chlore, pour aviser ao moyen de rendre l'opération plus rapide. .

» Néanmoins le brome remplit très bien ce but; mais on conçoit de suite que la combinaison formée n'est pas tellement stable, qoe les deux corps qui la composent ne puissent encore tendre à s'unir ï l'argent, ce qui doit nécessairement apporter un certain retard à la manifestation de l'image : nous avons donc pensé qoe la ritesse s'accroîtrait si l'on pouvait donner à ce composé une plus grande fixité, et fournir à la plaque, d'une manière indirecte, une plus forte dose de brome ou de chlore.

> Les moyens dont nous nous servons consistent à. faire arriver sur la plaque certaines substances que nous allons désigner ; seules, elles n'agissent pour la plupart que faiblement, elles n'atteignent le maximum de puissance que lorsqu'elles sont mélangées au brome on au chlore, et ceci se conçoit, car nous avons vu qu'il faut un corps déjà préexistant sur la plaque pour retenir les substances accélératrices : or ,| les composés que nous employons n'ayant pas assez d'affinité pour l'iode, ne peuvent s'y unir directement : il faut donc se servir du brome ou du chlore comme de véhicules : ils se trouvent, dès lors, entraînés avec eux , et restent sur la plaque, où ils agiront plus tard, comme nous l'avons dit, et sans doute encore par voie de double décomposition.

t Les substances qui nous ont paru offrir le plus d'accroissement de rapidité, sont : l'hydrogène, le phosphore, et particulièrement le carbone.

» L'action de l'hydrogène peut se vériGer au moyen d'uu simple mélange de brome et d'acide brômhydrique ; celle du carbone, en ajoutant par portions à 10 grammes de brome, environ 39 grammes de bromure d'hydrogène bi-carboné ou d'éther brômhydrique : 3 est évident que ces deux corps peuvent être remplacés par une nombreuse série de substances organiques ; tous les carbures d'hydrogène remplissent le même but. Les résines, la plupart des hidla essentielles, l'eupion et presque tous les produits de la distillatioB des matières végétales, Thuile de naphte, etc., peuvent être ajontés

RAYONS CHIMIQUES. -^ raOTOGRAPHIE. Ï65

àû brome rrec le pins grand avaûlagé; idaison voit qoe, dans ce cas, Il y a formation d*acidé brAmbydrîqae qui n*e8t pasiiufrible, I la véHtë , mais dont les vapeurs blanches très abondantes peuvent être désagréables. On peut éviter cet incûnténfent en se servant de brômare de carbone par ajouté an br6me, ou simplement en projetant dans 5 grammes de bt-ôme, 3 gramtnes d'iodofoi*me : il se forme do bromure de carbone et du perbrômure d'iodé en proportions côi^venables. Un autre moyen cbnsSste dans l'emplot du brôme dissous dàrrs du brômal : sans chercher ii se procurer du brôînal pur, on atteint le môme résultat en versant dans 5 grammes de brome, quelques gouttes d'alcool anhydre ;it y a formation de brOmal et' d*haile brômalcoolique, avec un etcè^ de brome nécessaire. L'alcool peut encore ici être remplacé par nombre de substances qu^il esi inutile d^étinmérer; nous dterons seulement les huiles grasses et siccatives , la pliipàrt des graisses , l'esprit de bois, et sans doute lés nombreuses comfoinaisohs do méthylène, Pesprit pyrodcétique et pyrdligneut, etc. Enfin \é cyanogène donne quelque accroissement de vitesse. ' .• .

» Des résultats satisfaisants sont absst obtenus par Te mélange de plusieurs de ces substances , et la présence de Toxygène, dans la composition de quelques-unes d'entre elles, paraît favoriser la réaction plutôt que la ralentir. Plusieurs personnes semblent avoir remarqué parfois des variations irrégulières dans l'emploi du brOme : ne pourrait on pas expliquer èeci par la production accidentelle d'acide brômhydrique ou de brômalT

» On arriva , par ces moyens, à prendre une vue en moins de deux secondés (1 j ; toutefois, il faut remarquer que cette rapidité est calculée diaprés un appareil pour grande plaque et à long foyerj de M. Charles Chevalier : il va sans dire qu'elle serait tout autre si Ton faisait usage d*appareils à court foyer on d'ouverture de diaphragmé exagérée.

> Quant au mode d'emploi de ces composés» il parait probable qu'Hs peuvent être mis en usage par les moyens ordinaires, c*est-à-

(i) Nous ne doutons pas le moins du monde de l'assertion de MM. ChoiéeM et Râtel ; mais jusqu'à présent, à notre connaissance, ib sont les seuls qui aoîent mnté» ftvec Itor subauiice à une pMeilie mpîdité. i^Mtomà,

4ir# ^ tes fmm à l'itit à» Aiwlatia» 4»^ l'^ia w l'Ami; jioii^ fi» rivons {laf ensayé, j«w swi (touioiii ici Imnaaière MmM JaqiKiUç 0008 jivopfi UMijoiir» ^mthjé 1^ kAi»e^ ei qne »ow ara» pré£êriËe k cause des avanUi^ ««'«U^ <^ soMs h rnvon de b G^ité et à» l'exirtme suujpiûcjt^ £lie consistai prv9dr0 te Sib- «l^iipes BGçHéMtkfis il Tétat g9sepx; pour cela» j) wWl d*»nr à • di/siMwiUqa u»^|ieti|ie fmfe fraduée i» la cagiciié da 0^»M. 1er* mmmMU»b§ qpîliaire, ^ iw ftotm de 0^02 dam kqpd m ê :uaxQix»kp m^ fm ff^ï^ uamf 2O>%S|;niDiMadeb89iMiM0a d^oaa |i^«haii« Qiiaiid^a v(^F««idrei}iiia ym^ il asAd'iafTOdttine dam le Qac^ui le iobe fapttlaiJBede la v^fWê. « de p»per wyîroa im 4^i-ceMiUue de la weinr répewtee dane la flanni puisd'ii^jeicter peMe T^ar dans jlïi batu Jk lyAoïe» aa flvve» d'uaa petite oayeri^are qp'oa ferii^eeaawite. M Mie ipie H* flaKpdi a iinagioée, ponr remploi de l'eai» lirftip^ coarle»! par|ai|Miia«i paar cet usage* Utmj» d'iadet'ja pto(|we est enaaiie sattsant powrapfrer çaiN|ri^tei»ent le oaélaoge do gea aveo l'aïaiwph^ de b iMdlaf ei Ton compte ensuite à la manière ordinaire. Cette dini<MdltWMi M$ aiasi un attirail embarrassant • et la lianenr iiniBtfniift daim la flacon peut stfinrir jodé^iiMPt^ »

Hot^ ib$ 6 imcmbrfi 13&3. -r » i'iodnred'ikrpBt iiaal la enacbs wpresei^wiiebie 9w ipniiftiDy toaksa. te riactîpns dfrjyfy^f i veDt se produire, ip*je#t h aa formation r^iàre qna TiNidoit i tf'ivpttquer; de là dépend tOfMe la sujie de l'opéraMoa; te qoplîtfs de cette couche peuTent se résumer dam tfeJeiw>dî>WWfWiHtfWll>; riclifiase* semibUiié^ limpidité.

pCtotainfydiflfcnltfeia'eppQsept^hr^aiapdei^mdaf^^ ei c'e^t prdi^^eiweM à \m ai^a^nee ^'il laut Mriiiptr te rteltm iocertaini e» dé&etueai d'fia grand neinbne d'aapérieaeaa, rtelwa diw».t ftp accuaesenvrgnituyt, soit la whefaaceacistWiatric^aBiHaaia autre cause illusoire. Aussi a-t-on yu se répandre, par évita dacfls laeertitiKte, Fusage de ces nombrena morena indirecta , 4a ees ligueurs diies aUemamkSf qai^ par ter em^ff^Atk^ oai padantf peut-être un résultat plus assuré, mais au détriment de la aensibililé et de la visaeur du deiBâa.

• Wjk mm aviws dit commm la riebesae est etenaa a» iadait lanaBMit* et la iensiMlit< par raddiite êm hateateia, aia.i

BATAW CMIIl«9l8.«-niOMCRftMUB. TC7

mi ^'oB M Mt VMMéM ^aliM*«r k «NrifMh4 <oa ^éiiiit de umptpMrence prsJrtt ce Mchwiï tin» cpM ta tanifcNi» t pwHTMt pénétrer oMirtaMémwi iit t^f ioa êfÊJÊÊmt ^ >N^k jitaa que pMTtkMcaeat ou meceulYeiMac t éitum trMfclegtwfc 4aM le traTtll de li eiMMilwe «eire, et ew <wh emrtcpiooeei ia>l> èeemuesi pesr Ftpret o :

» Le eene-iediire d'eiftat «'en ph» milMigè iattaMneM eree ftedaniilMi ^M en «éeiMam « ces deoc «ttpi ee liwvWi pe«r mmiàbe, «uperpeeéeett de«x awthoi ; fm e^dte. petat de trfgMtr d«B Jee deiie et tes «ofrede fiAMig^

• LesffdeolieiisneTOarMleBii'eyeMikv^pMdeMleiceadi^ 1, le êàfU de nemaee ne ee iraïf e |ta8 de» mm {«tti^ parÉBleeeec taeerfaee dufieqiié: de Ni poin de idgele^

du daM la créaliea du laMeaa» pe« d^adhéimce eMfe le nercore ei kl piaf i» et dieMWi de eolerio fcaete deaaia,

• Kaia, ia benière, oTegifMMt plug qae progresrfreawt, a «ee* ^ aekeié le travail dee «taira eeaiit d'aveir cemplélé tseM daa

ic ma petat 4'lMraMi^ eMM ke UaMs et les Bofara, peial

âm iirtinîh jfii Lw AU^Aft

» L'oflbiideeeitroieceiidMoiiêieipefftaBteadéteriii^ épreuves, ces ombres si tranehées ft eu le Mtorc ne noua oAre que de» deM*4enteB ; ç'eet égaleneM par euiie de eet ouM q«e l'on aetarde k tiNrt cemne^ k peu prés teppadUe de faire venir aiiMilu- ■hatut m objet d'«n*àlaM pur et m aatre très noir i dans ce eaa, ru idei deux okjels ne HiMdiii, dii"Mi, ^au détrimeM de rentre ; ei eaiMBdiMitj si la iopidi^ de la «esche sensMe edt permtek radMen de pénétier égalpaiet dans nodnre d'aicent , ebjet e*t eppero fiynreuoi»ent eden nmenaM de ees MJIalinBa» car en doit ériger du dagncwéotype noÊge etacte ^ «et peintedena la ehaahre Mlpe, lesk les peints de'cetle faMge agieeena a la Ims enr oediirBy nais avec une enei^ie dsKrenie.

» ffons avens d^ signalé la faneaie înilneBee <pi'eieree enr les épieuvw une trop grande accnmalatfen d'iode libre t er, c'est encore enn «leès qne nens devons ici redenter ; ear, entre qifH enlève k k fdaqae cette Moipidité indispensalile, H élenSe anssi raction des subetanccs accélératrices, et e'eppose k Tabsorption dn brèmefeme.

• Sn eSet, noes avons tfaerebé k démontrer qne le brômoforine,

768 NÀTUIIB UfTIHl MJ SPBGfflE SOUIRB.

trtail, eic» , ne ptnrent deoMiinr sw la plaque qn'aïf ec l'a du brttte ; ce dernier corfi8« fornuau avec l'iode ybre on per-bémnre d'iode, retient avec lui le iNnOmoCorme, el tons den peavntt agir enanite k la ctambre noire. Or, qu'arrive^-il quand la coeck d'iodure a été mal préparée 7 L'ioda libre étant en pina grande qaaatité qu'il ne doit être, an lieu d'un per-brOninre. on n*a pins qu'A prolo^brOmure ; si donc la plaqua eat mise en cet eut à la clnniire nejre, ea aenaibilité aéra moindre qne dana le premier caa; car aoai aavonaque Tabaorption, par le brume, de l'iode libéré, est en raina inverse de la quantité d'iode qu'il tient déjà en combinaison ; luis ai, au lien d'une ample émanation de brome, on a reoonn l Vatmoaphère mixte de brame et de brômoforme, la plaque n'absorbe plus alors que le br6me et laisae le brftmoforme, ce dernier ne poa* vaut reater diaaous dana le brôoae que ai sa tendance à s'unir à lai n'est pas détraite, ou du moins considérabl«nent diminnéfi psr h combinaison de celuî-ci avec un gmnd excèad'iode : tdte est, bos doute, la cause de l'inégalité d'action qu'ofiient les sobetancea accélératrices entre les mains des divers qiérateurs, oaue anagulièremamalle étant la conséquence du plus ou du moins de limpidité obteam pr suite de quelque négligence, ou d'une appréciation videoie dans la préparation de la coucbe sensible.

• Or, les raisons qui s'opposent k une préparalion convcoaUe étant très multipliées* et exigeant ainsi des soina très étendus, nsos avons cbisrcbé à rendre ce travail plus tadle, et noua crajoas qne le triple but que nous nous proposons : la célérité, la cectitade de l'opéraMon et la beauté aingulière do l'image» sera atleiot par l'usage d'un iode contenant^ outr^ le br6aie, les substances acoéléntrices que nous avons publiées. On peut arriver à ceci direoMisat on indirectement, en versant de l'akool absolu sur l'iode; si, après que celui-ci a repris quelque consistance, on promène an-dessos as flacon débouché et incliné contenant du brôme, on voit qu'il y * formation de brftmal, d'acide br6mbydrique, et aussi d'un pea d'buile brômalcooiiqoe, qui agissent comme il convient, c'est-lHlîre en se mêlant plus intimement et plus abondamment à riodnre,cB conuribuant par eux-mêmes à l'ahiorption du brtoie, et peut*IU€ aussi en remplaçant l'iode libre en partie.

• Si l'on se sert ensuite de hrAmofonne, on remarquera l'exlrtee

RAtom cniilooKS. «* raoTooRAPBiE. 769

iendUlilé que nous avons annoncée ; le mélange aoqoel non» don* noua la préférence est composé de 8 à 10 grammes de brAme contre 2# grammes de brftnKrforme.

• Une phqae ainsi préparée doit présenter les caractères soffants: après Fiodoration, être ronge Tue par réflexion sur une feuille de pafHer blanc, et yert-oliTe transladde vue de face^ sans aocnn signe d'opacité ou de couleur différente s après l'exposition aux Vapeurs mer« curielles, être rouge vif dans les clairs, ou, ce qui vaut mieux encore, d'une couleur bleuâtre tirant sur un yiolet très-clair. Nous ajouterons qu'il est préférable d'avoir une botte disposée de telle sorte que la planchette portant la plaque soit isolée de ses parois» afin que la vapeur puisse circuler sans aucun obstacle, comme aussi d*ioder directement, tamisant seulement la vapeur à travers une étoffe de verre, s'il était possible : les dispositions primitives de M. Daguerre sont ainsi à peu près conservées.

» Si parfois certaines bottes d'iode ont paru meilleures que d'autres, et si des traces d'humidité s'y sont manifestées, 6n peot sans doute l'attribuer à la présence de l'acide hydriodique provenant dé la décomposition de matières organiques, et condensant l'humidité de Talfflosphère ; il faut obvier à cet Inconvénient en exposant la botte au grand air ou en ajoutant de l'iode. »

La théorie que nous avons développée d'abord est plutôt méca-^ Bique que chimique; celle de MM. Ghoiseiat et Ratel est exclusivement chimique. Laquelle de ces deux théories est la plus vraie t Nous ne prononcerons pas : la question est encore trop obscure; nous croyons seulement devoir insérer encore la note suivante de H. Fyfe, parce qu'elle présente, sous un jour plus lumineux, quelques-unes des difficultés que les phénomènes du daguerréotype soulèvent.

« La difficulté de se rendre un compte satisfaisant des moyens employés pour la production des dessins donnés par l'appareil de M. Daguerre, doit engager à recueillir tout ce qui peut tendre à avancer la théorie de ces procédés compliqués.

> M. Arago avait d'abord conjecturé que l'effet final produit par le lavage, au moyen de Thyposulfite de soude, pouvait être dû à ce que ce sel enlevait l'iode, et à ce que son soufre, agissant sur l'argent, se combinait avec le métal et formait un sulfure noir dont le contraste

i*0cb MirfaM Uanch» OMTeorielie formik le» làmmfimrmHtuh otai d« Uiilfta. Mû» €6tu hypoïkèfle m poat (tne «dmiM, piii«Bt M. Arago lui-même a reconnu qu'un itruge au «d marku q^i at WÊkttm foUd de «Nifre, préflente néanmoîii» le oitaie ré»oIut DiD» rQt>iiiioo de U. Fyfe, le deasîa est produit, non par dct eomU* naiaoBfl chiwiqoe» différentes, mai» par de» réfleiiona variéiB dt la lumière aur le» surface» métallique». Voici comment il explique le» di8éraiite»ppératioii0 nécessaires au succès du daguerréotype*

• JLepott 11 donner k la surface argentée est puremeot mécaojqoe» e| il est évident que plus le métal oflrira de brillant, plus il sera <a« cjle d'obtenir une image bien distincte* Il est plus difficile d*«xpttqiier Faction de Tacide aitrique étendu. 11 n'est pas probable qa*il ae lome du nitrate d'argent, comme quelques-uns l'ont afimè, Qsr l'acide est trop étendu et la quantité nécessaire trop petiti» pour que l'on puisse admettre ce mode d'action. Peut-être ne sert-il qui «•lever le enivre qui adbère à ta surface de Targent L'auteur a mainfcnn. pendant quelque temps, do l'acide nitrique étendu nr une laMe polie, an moyen d'une ceinture en cire et en frottant légère* montle métal avee du coton ; il n'a pu découvrir dans le liquide an« mine trace d'argent, même lorsqu'on élevait la températiure; mais ce même liquide donnait des indices distincts de la présence du oolivei qoi ÉHDblfl rendre probable k conclusion de l'auteor, qne TacUe BitrM|oe ae aert qt'à vendre plus pui« la suriace angentie de 1» bae.

• On a diversement expliqué l'action de l'iode : les uns ont pensi fne la «ouche mince, coulear d'or, qai se forme I la suriace de h lame, n*est «pi'nae lame d'iode pur, tandis qne d'autrea y voient h farantion d'un véritaUe iodured'argent* U semble qne, ai ce n'était que de l'iode, le frottement ou Tapplication de la chaleur l'enlève- Biîtaiaément. Or» il n'en est point aînai : cbaufféc à l'abri de la Innière, la lame conserve sa couleur dorée. La potasse ne l'enbve point, ce qu'elle ferait si c'était de l'iode. Il faut donc admettre la formation d'un véritable iodure dont la couleur varie sdon la dorée de l'exposition à la tapeur d'iode, et qui offre souvent, si cette opération est pidongée, de belles couleurs priamatiques, tantèt dîflpenie» en bande» latéralea, tantôt en anneaux conoentriq«ee«

• Lorsque la lame indurée ne reste que le tcmp» naquis dan» la

«bm^ei4M<ri»ve,^UA»'pP|r« iupaoe «ItérMiop 9Pm^^^ < Y¥t^n ^ la vapKUir me^aori^Da ^st lyiicetBa^re I la {irodnçlioo d« Tm^^ ïi ^t éf idfMtf ^p^l^t 40a la lninièra a ju^ auf Ti^urie d^q^içaf wp lattaeiica {i^artiçolii^e : il) (aut^o^ TioAure a^ é{é afx^^ j^apf af Ç9^-

JM0t(BiDp» dans )a cbaml^re obscure, oa Imaia qu'on Teq^pia diirfso<4^ iBeu i i^ liwiérai aurtopt anf rayopa 4p f^lftil ^ if avars ypp gr;^fBM, Gamme on le bit avec du papier pbl>|ùof;r|(pbiqlie^ 911 p)>(îfNfl HumMiaiemeat lla^ Ui^age da^a laquelle le^ f^tim iv^poaéef ^ I^ Ififliière sent tomàoêf taadja que lea autres cox^^ervei^il leur (çoulepif fh)rée« Qo remarque que 1^ porlioas édi^irè^ deyieanent d'uii TMet loncfi* et le friictioB ei^ détacha uae par^ç ^QÎrâfre^ Uiee i)am ('(spp ou l'alcoel» cette poudre ne laisse disaoudre «^oue Ir^ce d*iede 1))n^ Itê cMenr 1^ sépare non plus aucune vapeur d'ieide 4*U9e jl^u^ iodurée qui a été ainsi mrircîe par S09 e^poaitîeo k \^ lun^rf » #f V forra^ n'en est peint altérée. Tout ceci rend évident quie ^ Q'est |W»int de Tiède qui copatilue la poudre noire forméiî svr (ji l^u^p jttdurée p^r Taction de la lumière. H esS Uen pro}»a)dii que ^^i^jt l'Mnre d'ai80At séparé de la lame métalMqup; imis r^f^jfaaiMr J^'f^fi • pu recueillir ass^ pour Fanalyser fiomplétement.

» Lersqu'en sort la japie iodarée^e 1^ cbajpi^f 9Mlffe# #t np^- ^'oa n'y puisse encore apercevoir «acupe jn^ge, ai op i!f iMsv» |^ i|p vapeur mereurieUe, il est évident que temcirctuie ne s'^liMhe qp'^iff parties qui ont été soumises à Taction de b Jb^miére* plus celle ^ 4îmi a été forte, plus rie4«re a éH aUiiqi«§» phis est <ip#6se lu iGotidbe mercuridie qui e'tftacbe à l'argent. Gela dojipe des ^ppiy- Moc^s diverses de snrfoms ftier cHrj|eKes« tenais 49« if» pfrtfonsim^ «MaqnÀés restent avec leur teinte dorée« . t Laraqii'oB tore la lana * l'bypwiidte de seudei ionf fi^^mà dCarsenl est enlevé, ei les aurbees laétallîqQeSi argent ^ wmfWh seules à nn. G'éat, sehm l'auteur* leC9»tra(rta entae easenrs, et non point l'action ebimiqua exercée par FJif posidjEitay fUi produit l'effet du dessin* €e n'est que la différence de rége^iop ^h lumière par «aa lame brillante d'argent et une 0O«icha t^rl^ deiMT- «nre : ia première formant les leinies eonabres^ et acjiçarm }ef {eîptes ^kesdu tableau, sandisque ks variétés d'onabres eliie (j^Vf MH fSBûdaîiae peif là ikâtsê épalMur àUMûmim mesMiiMl9%

^li MATUltE tNtlMË BU SPECTRE SOLAIRE.

t Que telle soit h caose réelk des brOlânts effets ainsi obteniif, c*est ce qu'âne expérience bien simple 'semble démontrer. SlVtm place on objet, par exemple un morcean de papier découpé» hamecté on gommé, poor le rendre adhérent, snr une bme polie et brillante de daguerréotype, et qu'on t'expose à la yapeur mercorielle, selon la méthode indiquée par Daguerre, les portions non recou- Tertes sont seules susceptibles de recevoir l'amalgame mercnrieL S l'on enlève alors le papier, l'on aura une image toute semblable à celle d'un dessin an daguerréotype, visible seulement de biais, h surface de l'argent recouverte par le papier étant obscure, et ks parties amalgamées claires. On peut obtenir un semblable résultat sur l'étain, le fer-blanc et le cuivre, pourvu qu'ils soient bien polis, et même sur le verre; mais il faut alors volatiliser le mercore à une température plus élevée et tenir la lame dans une position particulière, poor pouvoir discerner l'image de l'objet.

» Ces images ainsi obtenues se détruisent aisément Mais si, au lieu d'opérer à la basse température conseillée par M. Daguerre, oi élève le mercure à 120o R., la lame amalgamée présente non-seuleune surface beaucoup plus claire, mais encore le mercure y adhère si fortement, qu'il faut le secours du tripoli pour l'enlever. Gda donne un moyen facile de multiplier à volonté des silhouettes sur l'argent On met, poor cela, sur la lame polie, la silhouette légèrement gommée, et on la presse pour qu'elle adhère sur tons les points; après quoi, on la place dans la botte à mercore, et l'on chauffe k 120"* R. envht>n. On enlève la lampe, et on laisse l'appareil se refroidir avant de le démonter. La seule précaution à prendre, c'est que le papier ne se sépare pas de la lame métallique, ce qoi arrive nécessairement à une température si élevée, quand on s'est contenté de l'humector sans le rendre adhérent avec un peu de mndiage. On peut aisément enlever la légère couche gommense qui recouvre rimage, en plongeant la lame dans l'eau chaude, ou en la finottmt légèrement avec une éponge. Si la silhouette n'est pas parbltement distincte, on peut recommencer l'opération avec la même lame, en enlevant la couche mercurielle avec de la poudre à polir. »

D'un autre c6té, M. Gandin semble avoir tranché, par une expé» rience décisive, la question de la formation do sous-iodnre d'ir» gent lU'éMlt dit: «Si U lumière enlève de l'iode à l'iodnre d'ar-

BAYONS GHIMIQUBS. — FHOTOGBAPHIE. 773

gant) iiBe aoirreUe etpodtiaB k la Tapeur d*iode derra cAicer et an delà rimpression de b lumière. » Il a donc exposé, pendant plnaîenra minutes, anx rayons directs du soleil, nne plaqoe iodnrée» jnsqn'à ce qu'elle eftt acquis, sur une de ses moitiés^ nne teinte. trà»4ono£e; raotre moitié avait été masquée af ec soin : il soumit ensuite la plaque ainâ mo<Uiée à Faction du chlorure d'iode, la plaça dans iadiambre obscnrct et la soumit enfin au mercure, comme à l'ordinaire. Il obtint ainsi uneépreuTe sur laquelle l'œil le plus exercé ne pouvait distinguer aucune différence entre la moitié préalablement noircie aux rayons solaires, et l'autre moitié qui avait été dérobée k cette action : on pouvait seulement voir entre* eUes une ligne de démarcation infinimeat légère.

Bn second lieu, il noircit à la lumière solaire directe, comme pré-» cédemment, une plaque iodorée jaune clair ; puis II la soumit aux sapeurs d'iode jusqu'il formation de h couche rouge. Cette plaqoe, exposée à la chambre obscure et à la vapeur mercnrieHe, comme d'ordinaire, donna, après une minute, une épreuve qui, sans cette opération, eût exigé S ou /» minutes; ainsi, loin d'affaiblir h sensibi-* lîté del'iodure d'argent, l'exposition préalable à la lumière accroît cette sensibilité, pourvu, tootekns, qu'à la fin de l'opération on ferme avec le plus grand soin totit accès à la Ibmière. M. Gandin a de^ même présenté au soleil, pendant une seconde, une plaque préparée an chlorure d'iode ; et après l'avoir exposée de nouveau aux vapeurs do chlorore,il a obtenu une diminution de sensibilité, uniquement < sans doute, parce qu'on n'avait pas pu détruire, par une nouvelle ex-' position au chlorure, l'effet de la lumière solaire, sans «ngmenlMr' beaucoup l'épaisseur de la couche et diminuer par là sa seuiibililé*

n'est donc évident qu'on pourra désormais ioder les plaques en plein jour, à la rigueur même an soleil, pourvu que l'opération s'achève dans l'obscurité. En procédant ainâ en plein jour, M. Gaudin' a obtenu en detêx secondes une très-belle épreuve sur nature vivante. L'observation attentive de la première couche d'ibdure par réflexion sur an papier blanc largement éclairé parla lumière do jour, est de la plus haute importance, en ce qu'elle permet de découvrir aar fai ' plaque les moindres défauts de préparation, et de bien juger le changement de ooulemr amené plus urd par le cblorore d'iode.

Nous appellerons encore l'attemioii si|r ui^e note ntrâmement'

Googl

Ttt NIT Dm IXTin 0U 8PE0TRB SGUUfiS;

onrteaie, côKmmiiqriéé ioat récenlnieitt par M. Cbitidel k l'i thm pour l'ifaoeeoieBt ëesariaices, réaiiie k Oiford

M: Qlaodet a troavé que quand le aoleit parainait roofo à trarert let fBpdHTè de ràimoapbèré, noB^aeiilement U ne prodftinii aocane màpd sfÊt la plaque dagHèrrkitfle» inaisqne de (rfosîl délrsintraetim pndofte d'abord par la lomière blanche. Si Ton prend dmm la chénlbre ohsctee, avec le daguerréotype, limage do aoieil roogef A ctone «ne refiréaeBtfttion noire. Quaiidoareooa?reaneplaqiiedafiicr« liende obteMM par la lumière arec on verre rouge, orangé oujanae, itsradiltiifna irtfnsmiseftpar oee milieux colorés ont anasi poiveHeide délrnîre Faetioa produite par les rayons blancs, et même de rendre b la plaque sa sensibiiiié première : de telle sorte, qu'après av<Mr éléaffeetée par la lonrière blanche et resttfuf ée par Taciion destructive des rtyona ronge, orangé ou jaune, elle est aussi apte I rendre nae îoniBe pbotheg^nique que si elle venait d'être tout récemment îodorèe eu hrûmuréej On peut multiplier indéfiniment ces alternatires de das* truetiott et de resuoration* sans que la plaque cesse de revenir k aali ém premkr. (Je ità^ curieni tendrait peui^être 5 prouver qaie, daaa les procédés daguerriensi la lumière n'altère pas intimeaient, an moins d'une minière subie, )a composition chimique de k ooocfaepri* naitivei ètqdè aonaffinitépour le mercure est lerésulutde pr^prîéiés naéeaniques nouvelles communiquées par l'action de la lumière. Ua eipérieiicesdaM. Glaudet prouveraient encore que les rayons rouget orangé et jaunes sontdouésd'uoeaction photogénique prop-e^ laquellei eommd celle des rayonç bleu et violet crée Taffinité pour le mercure; mail raetaen photogéuiqoe du rayon rouge serait détruite pv celle dilrifon jeune, et réciproquement : de même* les rayons roages H jaunes Aeiftraliseraient l'action photogénique des rayons bleus, comme lea rayons bleus détruiraient les actions de tous les autres rayonsg L'Mîea pbotogéoique ou neutralisante d'un rayon particulier ne pownit pas être continuée par une autres £n résuméi chaque radiatinn jcbangerait l'état de la plaquoi et chaque changement b rendrait sedsiUe k l'action dea vapeurs de mercure si elle n'eiistait pasi la déinlîrait si ëkê «xistait.

hék pfeges 4ui précèdent suffisent, il nous seuible, k doaner uns idée complèfè des mystérieux procédé! du plus étonnant des Ma. Dana le monde dea infiniment pi^ts, comme dana le monde des idi-

Bàionê mnufBES4 — raoromAFflit. 775

Btaèol graaclt« oa de ms sMk» idiiiuttiMS qni éclairent r«f»e^

I tîonft reiroiiTéee» merr^itles éctYsanM qui cotifolicknt Vmfrtt komio. Ce tout, d*one part, lea rayons toiniaeox doot lea oudoUh tkma •'exfrimtint k peifie par des orilHoBitem d6 nillimèVèi» #t qiij4 réallMit cette dénomioatfcm prepbétiqae de pmceatt qtt'lb araiciit reça dtptiis kNigtemps, d^Mlncnt etti-nôâiti leaeljwqii lee ODt tkix naître» oa qu'ils ont frappa; de Tantre, c'eat aie eoodie d'une épaiaaeur iafiaimmit petite, et qui, néalinioina, aeniodèltde iMDière k reproduire tous ies affels de relief et de Iniplér^ les plOs dissembUibles : ce soiiti enfin, des méuox en apparence si groMlen, qtii, se précipitant en atOmes insaisissables, se moulent sur oes éleva* fions et ces profondeurs plos que nrieroacopiqoes» et rendent* avec nne perisctien iocoaiprében^bld« tons k$ effets de ehlr obocnr et de leiaies produits par le pios tfiicncieitx et le plus îBoffensif des ëgents natnrebk

Quand* il y a pins de trente ans, rimmoild Mepcoi dont le «n devrait dominer celui môftie de Daguerre* disait h l'on de née anis» 4U1 lui faisant Remarquer son iibage réflécbie snr one ghoe i «^ Cette Image^ je la fiierai un jour! i> cet ami souriait presque de piM : l'imAense problème a oepeudarit été résolu, et cbaeun deeiAjets les pins inertes du monde matériel on organique, devenu, comme par encbanlement, un artiite acoomplî^ se peint lui-même aveo OÉO désespérante vérité Mous avolis vu mille fois» bous voyous tooi les jours» ees prodiges a'opérer sous non yeoi^ et tous les jours noire inaagination se perd dans i'abkne de l'infini^ et notre âme* transpoitée 4'admitationt se t»t et adore*

^ N'exagérons pas oependanli et, pour rester dans le vrai, lerini^ DMs cette longue digreftàoil en etnprantant à l-nn desrédaotonro dO ^a Bibliotbèque universelie de Genève quelques notions sur hi phtt* tographie au powt de vue de l'art

Lorsqu'on annonça l'adab-aUe découverte do tL Daguerre« Mefi des personnes s'imaginérdni qtie la peinture allait étro détrônée, que •'es était fait delasdenee du des^, et de cet être idéal qu^m appelle rarl< Qn'est^ce qoé c'est que l'art, en effet, disstt'^an* si non uifb iiiîiaâon perbUe de la nature T Or, voici no procédé niécanfqne ait moyen duquel la natore, morte où vivante, viendra désormuis ée réprC flontir m ée fia«r tUe^némo àur une tAafue dé nMtii avoé anUitt «Ib

776 NATURB INTIMB DU SFfiGTBB MLAIBB.

fidélité qa*nii visage réfléchi dans aoe glace biea polie et purUÊtment étamée* £d parlant ainsi» on oubliait qne» auÎTant rezpreanon de IL de Lamennais, Tart n'est pas rimiution de la natare; qoe h peintsre ne se borne pas à représenter les objets tda qa'ib apparaissent Il nos yeux ; qu'elle n'en est pas seulement l'exacte images Si c'était là, en eflet, sa fonction propre, le daguerréotype serait fort audessus de Raphaël et du Poussin ; mais il n'en est ricD. n se méfe toujours quelque chose de nous aux lieux que nous Toyons : l'i»pression physique que nos sens en reçoivent se transforme ao dedaK de nous-mêmes, et nous pénètre, pour ainsi parler, d'une image idéaie en harmonie avec nos pensées, nos sentiments, notre être intime. 11 y a dans les œuvres des maîtres une mystérieuse magie qui nous relient des heures et des siècles plongés dans une Tague contemplation devant ce que la nature a de plus ordinaire et de plus simple en apparence; une prairie avec un ruisseau et quelques vieux saulesL.. Ne voit-on pas qu'ici c'est la pensée de l'artiste, la vie externe qû se . communique à vous, s'empare de vous, etc.

Quand même donc la photographie parviendrait à fixer les eon- Jeurs, comme elle est parvenue à fixer les lumières et les ombres, elle n'arrivera jamais à faire un tableau. Il manque à ces ImifartftBf si parfaites , ce je ne sais quoi qui , dans les imitations hiai moias fidèles d'un desrinateur ou d'un peintre , réveille mille souvenirs et mille sentimenis, charme non plus l'œil armé d'une loupe, mais l'âme agitée par mille impressions, etc. , etc. Or, ce je ne sais quoi qui manque et manquera toiqours aux épreuves daguerriennes, qui les placera toujours à une grande distance des simples produits d*mie <:réatioa intelligente, c'est la conscience delà pensée et de la volonté humaine, c'est le mens agitons mokm^ c'est l'art, que l'on n*arriven jamais à matérialiser, et qui ne sera jamais le produit d'une actk» mécanique, etc., etc. Voyons donc et admirons dans la photographie .une brillante et glorieuse conquête de la science, un procédé merveilleusement parfait auprès duquel tons les procédés humains sont lourds et grossiers; goûtons le plaisir d'une ressemUance absolue et d'une curiosité satisfaite ; mais plaçons bien haut au - dessus de cette reproduction mécanique où tout est beau, parbit, mathéoutiquemeot exact , mais ou rien ne vit, rien ne parle, rien n'exprime, \»W^ ^f^ 1? ï^^ 9 AiH p!^9 ^ lujrei^Q, 4'iKt aorieni fc at»

RATONS CHIMIQUES. — HBR8CHEL* 777

ippel les «HiTeiiirs, les traits oubliés, les images effacées, qui mettent ea vibration tontes les cordes de notre âme, et nous émeuvent profondément Ce qu'il faut à notre nature, ce n'est pas une simple identité matérielle perçue par les orgahes, mais une ressemblance intelligente qui nous saisisse tout à coup , et éveille en nous mille sentiments divers.

Nous revenons maintenant aux recherches qui ont eu pour objet la nature intime du spectre solaire et des propriétés des rayons chimiques. Pour procéder avec quelque ordre à travers cette multitude de mémoires qui se crrasent en tout sens, nous donnerons d'abord une analyse succincte des travaux de chaque physicien , puis nous réunirons, sous un même coup d'œil, la série des propositions dans lesquelles toutes ces recherches se résument.

Tbataux m m. Hekschel. ^première rote.— i 839. — En regardant le spectre solaire à travers on verre bleu foncé coloré par le cobalt , on aperçoit des rayons rouges extrêmes qui échappent à la vue directe, à cause de l'éclat des autres couleurs. Cette portion du spectre, qui parait avoir été observée d'abord par M. Gooper en mai 1839, est sillonnée par deux raies obscures , quelquefois par un plus grand nombre ; non-seulement elle ne noircit pas le papier sensible, mais de plus, si elle agit simohanénient avec la lumière diffuse, elle empêchera l'action de cette dernière, et le papier restera blanc

Quand une feuille de papier sensible est exposée à l'action d'un q^ectre solaire fortement concentré, elle reçoit rapidement l'impressiott de ce spectre , et non pas seulement une impression noire, mais une impression colorée : le rouge est assez vif, quoique sa nuance se rapproche plus de celle des briques que du rouge pur donné par le prisme. Ce qu'il y a de remarquable, c'est que la partie de cette empreinte qtii correspond à l'extrémité même du spectre manque totalement. Le vert est sombre et d'une couleur métallique , le bleu se fonce et tend vers le noir, le jaune manque absolument. La longueur totale du spectre chimique est presque double de celle du spectre lumineux , son extrémité la plus réfractée paraît légèrement rougeStre ou violette.

Il est impossible de former un spectre brillant et concentré , sans qn'il soit en quelque sorte noyé dans la lumière diffuse, qui elle- 010010 colore te pi^pier; reinpreinte du spectre est par h même

778 NATUnE INTmfi 0U AFECTBE MLAIBE.

formée sur on fodd noirâtre, qui se OKintre eo effet p«rtrat« eifecpli sur la portion que couvraieiit les rayous rouges extrêmes, et qaib réellement préservée, apparaît de plus en plus biaoche, à mesvre qw Taclkm de la lumière diffuse noircit de plus en plus le reste do IomL L'action de ces mômes rayons rouges sur l'empreinte predaiie par les autres couleurs, est encore plus remarquable. Quand on les nçeil sur do papier qui a été légèrement noirci par l'effet deo rayons Meus et Tiolels seulement, ils le colorent en rouge, et cette action parait élre un premier pas fers la décoloration, qui serait complète après on certain temps. De même, la lumière qui a traversé un de ces verres rouges qui ne laissent passer que les rayons rouges les moins tèfraiigibles, colore en rouge brillant le papier noirci par ractioii des rayons verls. Un échantillon de papier devenu complélciBeBl soir par l'effet de son eiposrition à la lumière du jour , revêl une rkhe teinte pourpre sous l'influence de ces mêmes rayons roogee diMt l'effet semble être une destruction lente et graduelle dee îffipreswMS causées par les autres rayons.

Seconde note.— Jl/ar«1839.— M. Hcrscbel l'a lui- même résomte dans ces quelques mots, l** L'emploi des dissolutions d'byposoliita pour Oxer les images photographiques repose sur la propriété foMkmentale qu'elles possèdent, et que 3L Herscbel a lo premier reconnoe dès lb21, de dissoudre le chlorure, Tiodure et les autres sels d'argan, insolubles dans la plupart des auti'es dissoluliona II a été reoaowi plus tard que M. Daguerre employait lui-même les byposniûteai

2' Après avoir constaté la faible sensibilité du cblorore U'atgeatt M. Herschel chercha à l'accroître par divers moyens; mais M. Taibat l'avait devancé dans cette voie nouvelle, et arriva plus efficacement au but.

â"* m. Herscbel, enfin, indiqua les moyens par lesquels il avait réussi à copier les dessins et les gravures, et à fixer les images formées au foyer de la chambre obscure. Ces moyens ont été remplacés par ceux de M. Talbot.

TaoïsiÈME HÊHOiaE.— 20 février 1840. — Les points primâiMai sur lesquels M. Herscbel appelait l'attention étaient les suivMilt :

1* Moyens de fixer les dessins photographiques» Il disciile teos ceox qui ont été employés, tels que l'hyposulfile de soode, rbydrbdate de potasse, le lerrocyanate de potasaoi etc. Il avait i

RATOlfS GB11IIQUE8. -^ HfiftSCnCt. 779*

av«iit MM< TidbDt el Lassaigaei que TavaBHieniîer de ces sdi doùw M pt|lier noirei par ta lainière h laeull6 de bbidcfair sous une nw^ ^eile liiOacoee de ce méf&e ageat. 5i l'aciion de rbydriodate avatlété parfâttemeût e<m9laale« on serait entré immédialeiiiait en pôssesMon d'an papier donnant des images positives par «ne seule espositioa à la iamièrek

S* Produeiion des mOges phoiographi^ttes sur papier et leur trmuporL — d*" Préparcuim du papier phoU^graphùpte^ «— M dé* taille les dîTcfses combinaisons qu'il a essayées dans le bnl d'dc-» croître b sensibilité de ces papiers. Il signale la Taleor de qsclqiies mordlnts, tels que Its sels de plomb. 11 indique le moyen de précis pîter sur nne lame de ferre une couche légère de chlorure d'argent parfailement pur« et d'obtenir ainsi sur ycrre des images pbotogra* pliiques que l'on fait disparaître on reparaître pinsîeurft fdis en les coufrant d'hyposnlfiie de soode. Cette méthode de revêtir ie T4frr6 d'une eottcba do la substance impressiodliabie qu'on reut étu« dier semUe préférable à toutes les autres. Après avoir donné les ré^ snltats de ses expériences sur l'iodure, le chlorure et le bromure d'argent, M« Uerschel suggère l'idée d'essayer aussi !e fluorure de ce mêlai : il pense que s'il éuit décomposé par la lumière, il pourrait bien ee dégager du fluoré, qui^ en agissant sur le VerrOf donnerait potlt-ètre une copie gravée du dessin primitif. Il prouve par l'eipérienee qu'il est possible d'obtenir des dessins phoiogéniqncs avec les sels d'or et de platine» et décrit k propriété remarqoabk dont jouissent les hydriodates» d'exalter l'action désaxidante de la lumière oo de la faire apparaître quand elle ne se manifeste pas.

4'' Analyse chimique du spectre solaire* — On sait que cette aotion n'est pas la même pour tous les rayons, et l'on a aitribué le pouvoir désoxidant le plus énergique aux rayons violets extrêmes. tÏ4 Herschel a trouvé que l'action chimique est réellement répandue dans toute l'étendue du spectre; qu'elle ne dépend pas seulement da degré de réirangibilité des rayons, mais encore d'autres circoBo stances physiques inhérentes à la nature du rayon^ des milieux qu'il a traversés et des substances iqipressionnables sur lesquelles il agit,

£q essayant d'arriver k constater l'exibtcnce, dans le apeetre cbi- Bii4ue«.de parties inactives analogue» aux raies noires de Fraunhofar^ il a déeeavert |ilusieurs faits curieux. Le maximum d'action «ur k

papier photogéniqae ordinaire, préparé avec le sel marin, ne se tronve pas an delà da violet, mais, an contraire, sur les confins da bien et do vert, près de la ligne F de Fraonhofer. La limite visible des rayons violets semblait partager en denx l'image photographique imprimée sur le papier. Dans le violet visible, il y avait nne espèce de minimum d'action à un tiers de distance de la ligne H de Frami* bofer, en allant vers G. Tout le rooge jusqu'à la ligne C était sans action. Les rayons orangés communiquaient au papier une teinte ronge de brique, qui passait ensuite an vert et au bleu foncé. Ces luis et tant d'autres prouvent surabondamment que la photographie exige des objectib parfaitement achromatiques, et qu'il ne Cuit pas désespérer de pouvoir reproduire un jour les couleurs naturelles.

5. Étendue nouvelle du spectre visible. — Au delà de rextrémîté violette, M. Herschel a distinctement aperçu un espace Inmineux nouveau, ayant sa couleur propre distincte de toutes les nuances prismatiques, et que l'on pourrait désigner sous le nom de gris de lavande. Ces nouveaux rayons exercent une action chimiqne très énergique.

6. Propriétés chimiques de Cextrémité rouge, — • Les rayons rouges du spectre ont une action chimique opposée à celle des rayons bleus, violets ou gris de lavande. Lorsqu'on mêle des rayoos rouges à h lumière diffuse du jour, et que Ton soumet un papier sensible à l'action de ce mélange, il n'éprouve aucun changement; les deux influences contraires se neutralisent. Si le papier a été coloré à l'avance par la lumière solaire, il prend sous l'action des rayons rouges une forte teinte rongefttre. Les divers autres rayons du spectre, mêlés aux rayons rouges, produisent sur le papier sensible des effets que seuls ils n'auraient pas pu déterminer. Sur du papier imprégné d'hydrobrdmate de potasse, le spectre chimique a une longueur très considérable, et s'étend bien au delà du ronge ex* trême ; la teinte communiquée est sensiblement uniforme dans la partie correspondante aux rayons visibles, de sorte que l'action de ces rayons est sensiblement la même. Sous rinfluencederhydrio* date de potasse, les divers rayons blanchissent les papiers, quelle que soit leur préparation, après qu^ls ont été noircis par l'action de la lumière. Si la solution d'hydriodate est très faible, l'action la pins énergique semble appartenir aux rayons les moins réIrangibleSf

DATONS GiniriQ€Ë«.--^fiERSGHEL. 781

7. Jcdan des divers milieux akscrbaïus sur les rayons ehimitiues. — L'analyse des rayons chimiques du spectre par des milieux ab« sorbants a démontré que les propriétés photogéniques des rayons qui traversent ces milieux ne sont pas en rapport direct a?ec leur coloration, et dépendent d'autres qualités encore mystérieuses. Ainsi, M. Herschel a souvent vu des rayons verts, et d'autres môme plus réfrangibles, n'avoir aucun effet sur le papier sensible, quoiqu'ils produisissent un effet lumineux considérable. Il constata aussi que l'effet chimique des rayons est augmenté par leur passage à travers divers milieux, en particulier par une lame de verre mise en contact avec le papier photographique. Cet accroissement doit-il être attribué à la chaleur développée dans le verre, ou provient-il de ce que le verre a absorbé certains rayons négatifs ou capables d'un effet contraire? La question reste encore indécise.

Nous décrirons ailleurs l'actlnographe de M. Herschel, ou le photomètre destiné par lui à l'enregislrement spontané des observations Météorologiques. Dans une note qui fait suite è son mémoire, H. Herschel décrit un procédé qui permet d'analyser les rayons ca* lorifiques du spectre, et de leur assigner leur place dans le spectre lumineux. Il consiste à exposer à la fumée une des faces d'une feuille mince de papier, puis i en soumettre la face blanche au spectre solaire, après l'avoir humecté d'alcool. Les rayons caloriBqnes, en desséchant plus rapidement les points oà ils se rendent que le i*este de la surface du papier, dessinent sur la face enfumée leur étendue et leur distribution par une apparence blanchâtre, qui contraste avec la teinte foncée que prend le reste de la -surface quand les pores du papier cmt absorbé le- liquide. Cet effet s'étend beaucoup an delà de l'extrémité rouge. Ce qui frappe le plus dans ce spectre thermique^ si on peut l'appeler ainsi, c'est Texistence de bandés de 'chaleur pins ou moins isolées, et distribuées à des intervalles presque égaux le long de son axe; cet effet peut être dû au prisme, è l'atmosphère, on an spectre lui-même. Deux de ces bandes, ayant une forme ovale, sont situées : la première, à l'extrémité rouge du spectre ; la seconde, à quelque distance au delà; elles sont assez mal isolées. Deux autres, mieux terminées et déforme ronde, sont placées à une pins grande distance, an ddà des rayons rouges ; et, enfin, une dernière, pins faible et moins distincte, est à un tel éloignement' cUns h

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789 NA7URB miuE w f»tmm «ouire.

dont uwt le spectre coloré de Newton oc^tperaic S39 degrés*

]Sb modifiam rapparail donc il Tient d'écre qveslMA. en mImi^ taant ao ooîr de fomôB une matière eolnée diaaoale daat Takaai M. Beracbei a réaliaé «n tkermograp/w fiae, destM à laciUlar n grand nombre de rcdierekea. Sona l'aetlon êm njons cahoriA^iMib l'akool a'érapore ; la oiatière colorante pénètre les pbreê an papier, qui présente par là mène plaaîeiirB DaaDcea iodieatriceB de b qaanlité pins ou moins grande de chaksr développée par les difCfaes portions du spectre. la matière colorante de la violette reaupiil ] ment le but; M. Her^chel, avec son thermograpbc, a wk uès i ment en évidence les phénomènes de la pdarÎMtion de la i

QUATBiÈilEMÊMOinB. —De Coctimi dês myoris du spectre j stfT les couleurs végétales^ septembre |6&2. *^ Ce mémoire i lue longue série d'expériences sor un grand nombre de conlears végétales eitraites des fleurs et des feuilles de diverses pbatea. La datfruction de la couleur des préparaiioDs de gaiat a lieu aaay bise par l'action de la chaleur que par ceUe des rayons les moioa léfrae* giUes du spec^e solaire ; mais lear^ons calorifiques aont i incapables de produire les effets chimiques que ron ebtîeiit d'autres rayons doués de beaucoup moins de chdear. H» ReradMi a môme prouvé que certùnes sources de chaleur terrestre negaase»^ taient à un plus haut degré que h chaleur solaire les effets de ceb* ration produits par les rayons les plus réfraagifales. }

Si Ton étudie plus attentivement les eflEsts photographiques pndttits par le spectre sur des papiers imprégnés de divers aecade plaateéy et recouverts ensuite de couches sensibles, on Teit qae rea* iiaa des divers rayons varie considérablement, tant sœs le rapport de son intensité que sous le rapport de la distributiott dea portioas actives. L'action d'abord est positive, c'est-à^^Iire que la lonière dé- 4ruit la couleur ^ totalité ou en partie, en laissant pour rêenltat «ne )emte aiaiUie entièremoit ins^sible, on qui ne s'impressiaBiie qm très lentement. De plus, l'action du spectre est bornée prceqee ee« tièrement à la région occupée par les rayons lumineux ; les refeas placés au dcU du violet et du rooge, si éaergtqttes quand il e'agkdes sais d'argent, sont sans efiicacité pan* rapport aui nookiira vé BniiB, les rayons efficaces pour la daatnictioa d'une couleipr

leorilétrvil^. La couleur janne, par eiempla» toi aiiew détruite par l«arairMisl>iaii$; la coaleor blcae par lesrayoas rougea* araogâi ei Îma9$; leê covlawa pourpre et rose par les rayona jauoei et Hti»^

Ub papier imprégné d'une aolatioa de cilrate de 1er et d'amao» tkqae aéché, pua plongé de nouveau dans une soluiiou de ferro» qranaie de potaflie^p devient suaceptible de recevoir, avec une extrtee rapidité, une image photographique positive. L'image négative, tracée sur le papier imprégaé eeulenient de citrate ammoniacal de fer, faible d'alMrd et imperceptible, devient tout à coup visible et net^ tenienc prononcée leraqo'on lave le papier avec une solution nottre d'un sel d'or. La vivacité des contours et la précision des détails ne laissent rien à désirer : les sels d'argent prodniaeot un efiet sem" Ualile, mais plus lentement, quoique avec plus d'intensité. M. Her^ achel propose de déaigoer ce nouveau procédé piiotographique soua le nom de sydérotypie.

• Nous citerons encore wi fait curieux observé par l'illustre physi* cîen : un dessin à demi-teiiite fut placé au dessus d'une feuille de papier impa'égné d'un eiurait alcoolique de pavot orkotal, et atMn«* donné, dans un cadre l glace, à l'action de la lumière, depuis le 19 août jusqu'au 19 ocioiire 1661. Lorsqu'on enleva le cadre, on ne put apercevoir aucupe «race quelconque de dessin photographique^ et il n'eut pas été possible de décider 4>û avait été le haut et le bas du dessin. On mit alors le p?pier sous une cloche où l'on lit parvemrdea vapeurs d'acide chlochydrique, et, après quelques minute» ett vit apparaître l'image dessinée d'un ton doux et agréable. AbaU'* donnée à l'air dans un tiroir, cette image pftlit peu à peu, et, en janvier, eBe était compiéCement eiacée. On la replaça sous flnfluence des vapeurs acides, et la couleur reparut de nouveau.

M. Herschel a été conduit par ces expériences à penser qu'il n'est pas impossible que la rétine elle-même sdt photograpbiquement im • prcssionnée par l'action de lumiôres suffisamment intenses , et que quelques uns des phénomènes des couleurs subjectives puissent pro^ Tenir de la perception des cliangements réels produits dans l'organe de la vision par l'action des stimulants directs.

GiNQUlÈMB KOTB. -^ Sw me préparation donnant des impre^rionè imisibles fm oppnratsieitf sou$ Cinfiueuee de Vhakint on de la

784 NATURE INYimS 1>1T SPKGtRE SOLAAE.

sapeur ieam. --1863. —Si Ton ijoate à nue salotioD de nitrate d'ar* geat ayaDt poar pesanteur spécifique 1,200, da tartrate acide de frr dissoQB aa titre 1,023, il se forme on p|récîpit6 qui se dissout ea grande partie à Taide de la chaleur. Si l'on sépare par le repos le sédiment noir insolaUe, il reste un liquide d*ua jaune pâle qo*one noQTelle addition de sel d'argent ne trouble pas. On ajoute de ce sel une quantité égale en Tolnme à la moitié de la solution de tartrate de fer , et la liqueur obtenue se conserve dans l'obscarité sans altération. Si on retend sur do papier et qu'on Tezpose encore humide à Vwcûtm du soleil pendant quelques secondes, on n'aperçoit ancoa changement; mais bientôt, dans l'obscurité, la couleur se développe gradudlemeut et devient très intense. Ce même papier, séché à l'ombre, est d'un jaune pAle verd&tre , et il a la singulière [Mropriété de recevoir l'image invisible d'une gravure ou d'un dessin quelconque , après exposition au soleil d'une minute environ. Si l'on a retiré cette image avant qu'elle fût sensible, il suflBra pour la Taire a|^»raître de souffler sur le papier: elle apparaît alors comme par magie, aTec une grande intensité de couleurs et une remarquable netteté de contours; on peut, au lieu de l'haleine, employer Tinfloence de h vapeur d*ean, ea plaçant le papier, après son exposition an soleil, dans un burard, dont on a humecié quelques feuillets en le phçant sur de l'eau chaude. Quelques autres préparations de sels d'argent présentent des propriétés analogues, mais \ un moindre d^é d'efficacité.

SuiÈMB NOTE. — Sur certaines améUoraiions dans les prodàh photographiques et sur Usrayons parathermiques du spectre solaire. — 18/i3. — M. Herschel décrit d'abord le procédé particulier de pliotographie qu'il a désigné du nom de cyanotypie.

Il mêle des quantités égales en volume de solution concentrée de sublimé corrosif avec une solution de citrate de fer ammoniacal contenant une partie de sel pour onze d'eau : il ne se fait pas immédiatement de précipité, l'on peut en se hâtant laver le papier, qui doit être plutôt jaunâtre que bleuâtre» avec ce mélange et le faire sécher. Il est prêt alors à être employé , et se conserve sans altération. On l'expose à la lumière jusqu'à ce qu'un dessin bien visible, quoique léger, apparaisse, et que les bords du papier, si l'on copie une gravure, soient d'un brun pâle. On lave alors promptement le papier avec un gros pinceau trempé dans une solution concentré^ de fenxK

BATOm CVIMIQUS8. — HERSGHiL. 786

cymiire de potiMâoni éteodne de trois fois son Tdoine d'une ean légèrement gommée. La coache de ce liquide doit être légère, bien ^ale et rapidement étendue. On sèche à Tobscnrité, et l'on obtient un fort beau dessin, qui esC fixe et peut être immédiatement exposé à la lumière : après quelques jours, le soleil lui-même ne l'altère pas. Plus on le conserYe, plus les détails les plus délicats se prononcent» et le dessin devient plus intense sans cesser d'être parfaitement dis* tina; sa couleur passe graduellement dn pourpre au bleu ? erdâtre.

Dans une expérience faite avec un papier photographique pp^ré au moyen du citrate ammoniacal de mercure, papier qui exige une lumière très-intense, l'auteur le trouva très-peu sensible. Une bande de ce papier, mise par moitié au soleil lorsque l'autre portion était abritée, ne prit qu'une faible couleur brune dans la portiop exposée* Elle fut alors la? ée avec une solution de nitrate de mercure : aussitôt la partie du papier qui avait reçu l'impression de la lumière commença à se colorer , et finit par prendre une teinte brune foncée, tandis que (a portion abritée restait sans altération : elle semblait même être devenue insensible à l'action de la lumière. L'auteor trouva que l'eau partageait avec lé nitrate de mercure ce singulier pouvoir de stimuler une impression photographique dormante. Au travers d'une bande de papier imprégné de citrate de mercure et tenue exposée au soleil sur une de ses moitiés jusqu'à ce qu'elle fut devenue d'un brun pâle, on traça deux lignes , l'une avec une solution étendue de nitrate de mercure, l'autre avec de Teau de source : peu de temps après, toutes deux présentaient une couleur brime sur la portion exposée, tandis qu'il ne se ,'produisit aucun effet sur l'autre portion. La même expérience réussit avec plusieurs variétés de papiers, et avec des mélanges à doses très-diverses.

Ce pouvoir de l'eau et du nitrate de mercure, d'exciter les impressions photographiques dormantes, est en proportion directe avec la force de l'impression primitive, et il est très-faible si celle-ci l'est aussi. L'auteur avait déjà montré que l'humidité renforce les teintes obtenues sur les photographies à sel d'or ; mais l'expérience suivante teud à rendre cette propriété bien plus apparente. Dû papier lavé avec une solution de citrate de fer ammoniacal fut séché, lavé ensuite avec du chlorure d'or neutre, puis bien séché de nouveau à l'ombre. II était alors presque insensible à la lunpère, et une bande mise p^r

'Mitte Kù soteil n'hvatt ^prhùté hiicuile aftéfailoii àppâfentè ifik Ijlusietirs mintiles ; maïs qnand onl^onffla tlcssUs, Mttipr^slon apparat trt^-lbrte et três-côTTipl&tt;, devctianl graducHetne fit plos fodc^e, fmqù% SicqnéHr une grande Intensité. L'argent peni éire traîl< dé h ftétne manière. Cette influence de rhumîdiié pent être exercée par ht tapeur contenue dans Vatmcsphèrc, qui continue 2i agir lent emeflt *danâ l^obscnritë, sans autres limites que celles dues à la proportion de "Vapeur actuèllértient présente. Il se produtt ainsi de très-beîîes pbofo- 'gfàphlès qui ressemblent aux daguerrëotypies : les ombres offrent on ehangetrient de couleur qui a qudque chose de chatoyant ; elles pas- ^fit du bl-un terdâtre au noir, lorsqn'oti les plate plus on moins ohli- (|uenlënt an Jour. Enfin, dans tous led procédés photographiques, on petit observer une action considérable de Hibraidité pour accroître 1*<îffel dfe h lumière, soit directement, soft indirectement.

II y a une diffcretice pourtant entre raction stimulante de l'eaa î>ure et celle du nitrate de mercure; c'est que celle-ci est perma* henfe, tandis que ta première s'afTaiblit avec le temps, da moins si elle bè s'est exercée que dans Tobscurité : car si Ton expose tes dessins une seconde fois au soleil, il n'y a pas de différence perceptible. D^tin autre côté, lorsqti^on emploie le nitrate, ta teinte braoe passé souvent au noir foncé , môme à Tobscurité et sans nonvetle ètposttioh & la lumière solaire. Dans ce cas, les photographies <Hit oœ thtensité et hne opacité presque égales à celles de Tencre d*iipprimerie.

Ce haut degré d'opacité et de teinte , joint h l'apparente insendbîlîtê du fond, rend ces dessins particulièrement propres à servir dMûtermédiaIres pour multiplier les copies, torsquc ces photographies, qui, en effet, sont négatives, sont employées dans cet étal de tfânsition comme modèles, loin d'être altérées par la transmi^ion de la lumière, elles reçoivent, au contraire, du passage des rayons, plus de netteté et de mordant dans les contours. En saisissant le point convenable de sécheresse et en employant pour recevoir l'impression un papier bien sensible, on peut espérer de produire ainsi des dessins positifs parfaits ; les essais faits par l'auteur l'ont convaincn de la bonté pratique de ce procédé.

Lorsqu'un dessin a été préparé par la méthode cyanotypiqne dflessus décrite, et avec le perfectionnement signalé dé Taddition ^n

HàVONS CiUMiQUfeS, — i!î5RiCtti5L, tÉ7

éûblinié corrosif^ on peut, aiî moyen de ta châleUr, ^é iriiiMtof'Iflftr Ae dessin positif en dessin négatif : la conteur blèiie passe d^oH Su brurî. Avec le temps. H couleur Lieue reparaît, et le dessld rëdéviëlit jpôsîtif. L^aîitèur a attribue ce singulier éiîet $ î'actioS de cerlSAs rayons spéciaux qui se trouvent surtout dans les portions fôûges et orangées du spectre, et qui s'échappent aussi en abondance des febf bs chauffés an-dessous du rouge. Ces rayons ne sont pas des rayons ue lumière, car ils sont invisibles, et ils diffèrent aussi des rayons câtorU tiques proprement dits qui se trouvent aù-del^ du spectre pâi* des propriétés spéciales et beaucoup plus marqiiécâ. On peut dite qtl^tls jouent, i l^égard des rayons calorifiques, te inertie rôle qdé lëâ l^lyo^s photographiques vis-à-vîs des rayons lùhlmctix prbpHSmfeht (Hb ; fet c'est pour exprimer ces rapports (Jiife l*'àutcur k pr«|ios6 de fcs désigner sôus le nom de paraiherimqués. \\ imaginé qtle ce §bnt fï ties rayons qui produisent ces ri?marquabtes ihfluences hibiécutâtri^, èuxqnettës il faut attribuer les précipitations deâ va|)euKs dàti^ Ibs expériences de Mftt. brapef, Moser et fiunt, et qbl, nue fois liitèiix étudiés, donneront la clef de la nature intime de ces forces qui f èrfdciit 9 la surface des cor])s, et que M. Dtitfochet a^pélli! farces épipoUques. II atti*ibuè aussi à ces rayôhs, pasR^ànt de ntoKcblé i kttolécnle dans Tintérieur des corps, la destruction des couleurs v^g^tàlés S la température de l*eau bouillante, et ces ihnotiibfablè^ irâàsfofinations atomiques et isomériques qui ont tien dànâ tes substahcès organiques à des tempcTatures bien au-dessous de la chàteu^ roUgè.

La distinction de ces rayons d*avec la lumière propt-emeiil dite exigeait qu*on leur dortnit un nom |)afticulier : celui dé tuihxhe latente ne présente aucUn sons bien clair à Tesprit : celui de tùmiére invisible est évidemment un contre-^ens.

Quatït i la différence que l'auteur voit eiitfè les ràyon^ pafâtbéi*îniqnes et les rayons calorifiques proprement dits, il là t)-ouvë stiftout dans la position toute spéciale que les premiers semblent oc« cuper dans le spectre, sans nier, toutefois, qu'ils ne puissent se trouver dans d'autres parties à un degré beaucoup moindre, L'actioM dés rayons calorifiques purs est rendue évidente par là rapide évaporation qu'ils excitent dans les liqueurs aqueuses ou alcooliques sou* ipises à leur influence. Quelquefois cette action seule suffit pour opérer un effet chimiqde; ainsi, pour le muriate rose de cobalt» on

788 NAtOBfi INTIME DU SPECTRE SOLAIRE.

sait qa*il suffit de la simple évaporation da liquide pour le Ùkt passer au bleu oa au vert ; et réellement on voit cet effet se produire dans le qiectre, non pas seulement dans la région parathenmqoet mais dans tout l'espace où se rencontrent les rayons caiorifiqoes, et en particulier au delà du rouge. Dans le plus grand noaibre des cas, cependant, lorsqu'une action chimique se prodoit dans le spectre, elle est distincte et indépendante de celle des rayons cahiritiques, et doit, selon Tauteur, être attribuée à des rayons spéciaux.

Dans une dernière note, datée de féTrier 18^3, M. Herscbei a fait une étude attentive d'une image du spectre solaire obtenue sor plaque daguerrienne par M. Draper, sous le beau soleil dela\îr^nie du sud. Ce qu'il y a de plus saillant dans cette note, c'est cette conclusion : que l'impression onTimage du spectre peut être attribuée à une pellicule homogène dans sa composition et variant d'épaisseur selon certaines lois : les couleurs, en effet, qui h dessinent, soÎTeat les lois des couleurs des lames minces. Le reste de la note renferme une critique des idées de M. Draper ; nous y reviendrons ptos Urd.

Travaux de H. Edmond Becquerel— premier mémoire, présenté A l'Académie des sciences le 30 juillet 1839. — /?«cherches «nr Us effets de la radiation chimique de la lumière solaire^ au magen des courants électriques. — On manquait de procédés physiques pour reconnaître l'action de deux substances Tune sor . l'autre, sous l'influence de la lumière, dans le cas surtout où cette combinaison s'effectue dans un temps trop long et sans changement de couleur des substances, car alors on ne peut pas reconnaître llnfluence des rayons chimiques d'après les produits formé& Si Ton pouvait observer les courants provenant de la combinaison ou de la séparation des éléments sous l'influence des rayons chimiques, on aurait un moyen de reconnaître et d'étudier la réaction des diverses subsunces. Tel est le problème que M. E. Becquerel s'est efforcé de résoudre. Deux liquides d'inégale densité^ conducteurs de l'éleetridté, étant superposés l'un sur l'autre dans un vase, si un des liquides renferme une substance capable de réagir sur une substance qui se trouve dans l'autre liquide sous l'influence des rayons chimiques, dès l'instant où l'on fera pénétrer ces rayons dans la masse, ils réagiront l'un sur V^tttre ï la siirface dç séparation, en produisant un courant

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