‹ Répertoire d'optiquemoderne, ou analyse complète des travaux modernes relatifs aux phénomènes de la lumièreChapitre 18 sur 81 · S4 DOUBLE RÉFRACTION DE LA LUMIERE · texte numérisé non relu

S4 DOUBLE RÉFRACTION DE LA LUMIERE

croissent proportionnellement, mais Tépaisseor de l'annean reste la mênae.

Dans le cas que nous avons considéré, la normale an front des ondes, incidente et réfractée, et la perpendiculaire au plan d'incidence, se trouvent dans un seul et même plan, qui est en même temps le plan d*onde du rayon incident , et par conséquent les vibrations du rayon réfracté se font parallèlement à ce même plan^

Donc, en menant par Taxe du faisceau cylindrique de lumière incidente, et d*un second faisceau cylindrique, un plan, ce plan sera le plan de vibration du second faisceau. Mais la direction effective des vibrations d'une molécule d'étber participant an mouvement lumineux à la sortie du cristal n'est pas si facile à déterminer. Cette molécule subit l'action d'un nombre infini de fronts d'ondes qui se suivent continuellement, et dont la direction d'ondulation varie d'un front d'onde au suivant. Mais en donnant au faisceau de lumière incidente un très-petit diamètre, on peut admettre, sans différer beaucoup de la vérité, que le plan d'ondulation d'un des rayons du cône delà lumière sortante passe par le faisceau incident et par le rayon non dévié, perpendiculaire au plan de réfraction. Quand on fait passer le cône lumineux , avant de le recevoir sur l'écran, à travers une lame de tourmaline polarisante dont l'axe est parallèle au plan de réfraction, et qui se trouve dans le plan des axes optiques, alors la partie de l'anneau mince lumineux correspondante au rayon non dévié, qui se projette sur l'écran, apparaîtra sombre. Mais en faisant tourner la tourmaline dans son plan, la partie sombre de l'anneau lumineux se meut dans le sens de la rotation, de sorteque sa vitesse angulaire est le double de la vitesse de la tourmaline.

Pour obtenir tous les rayons'qui peuvent traverser un cristal dans la direction d'un de ses axes optiques apparents, il faut procéder de la manière suivante. On couvre les deux faces du cristal taillé perpendiculairement à un des axes optiques apparents avec des feuilles de métal, dans chacune desquelles on pratique une petite ouverture circulaire. Ces ouvertures, qui doiveut être de la même grandeur, sont placées dans une position telle que la droite qui joint leurs centres soit parallèle à l'axe optique apparent. En faisant entrer ensuite dans toutes les directions par une des premières ouvertures un rayon de

MICROMETRE A DOUBLE nÉPRACTIOlf. ' 4325

lumière, il est évident qae par l'autre ouTertore il ne sortira que des rayons qni ont traversé le cristal dans le sens de l'axe optique appa* rent. Il résulte de cela même que les fronts d*ondes de ces derniers rayons occupent alors toutes les positions possibles; et, d'après ce qui vient d'être exposé, la lumière émergente formera un cône creux lumineux qui donnera naissance aux phénomènes que nous avons essayé d'expliquer.

La seconde espèce de réfraction conique, qui vient d'être étudiée, a reçu de M. Hamilton le nom de réfraction conique exlériettre.

Nous n'avons plus à signaler qu'une application de la double réfraction, éminemment heureuse et excellente, comme tout ce que conçoit l'esprit si élevé à la fois et si lucide^ de M. Arago.

ASTRONOMIE. — Sur un micromètre oculaire à double réfraction, par M. Arago.

RoefaoB, de l'ancienne Académie des Sciences, imagina, le prenuer, de faire servir la double réfraction à la détermination des trèspetits angles. Il plaça un prisme de cristal de roche achromatisé dans antérieur de la lunette, A l'aide de son mouvement de translation rectiligne, depuis l'oculaire jusqu'à l'objectif, ce prisme permettait de mesurer tons les diamètres des planètes ou des étoiles, compris entre zéro et l'angle formé par les deux rayons ordinaire et extraor^ dinaire^ à leur sortie du prisme achromatique.

M. Arago a fait un long usage de cet instrument, il lui a servi dans plus de trois mille déterminations de diamètres de planètes.

Toutefois, plusieurs inconvénients s'étaient manifestés : l'achromalisme do prisme ne pouvait être parfait pour les deux images à la fois ; avec de très-forts grossissements^ ce défaut devenait intolérable; d'autre part, quand le prisme se trouvait très-près de la lentille oculaire, pour la détermination du zéro de l'échelle ou pour la mesure des plus petits angles, les moindres imperfections du cristal ou du travail des surfaces étaient considérablement grossies ; enfin, pour tout dire en deux mots, il était fâcheux d'iptroduire dans la lunette une pièce qui en altérait inévitablement la bonté.

N. Arago remédia à cet inconvénient, il y a déjà bien des années, en plaçant le prisme à double réfraction en dehors de la lunette^ en

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