‹ Répertoire de l'affaire Dreyfus, 1894-1899 [microform]Chapitre 158 sur 244 · DELCASSÉ · texte numérisé non relu

DELCASSÉ

— Le Sénat commence la discussion de la loi de dessaisissement.

Discours de Maxime Lecomte, Bisseuil, rapporteur, Girault, de Lamarzelle, Bérenger, de Freycinet.

— Le sénateur Joseph Fabre, transformant en interpellation une question acceptée par le gouvernement, demande à interpeller sur « l'embauchage d’ofticiers » par la Patrie française, « et sur les compromissions de cette ligue avec d’autres ligues, constituant les cadres de la guerre civile ».

La discussion de cette interpellation, fixée au 17 mars, et interrompue par suite d’une indisposition de l’orateur, sera remise au 21 mars.

— Au cours des perquisitions motivées par les troubles, une lettre d'Esterhazy est saisie au siège de la Ligue antisémitique.

28. — Le Sénat continue la discussion de la loi de dessaisissement.

Discours de Tillaye, Monis, Lebret, garde des Sceaux, Morellet, Charles Dupuy, président du Conseil, Waldeck-Rousseau.

Le passage à la discussion de l’article unique de la loi est voté par 155 voix contre 125.

— Georges Laguerre écrit de Tarascon à Esterhazy :

En hâte. Où êtes-vous, mon cher commandant, et où peut-on vous voir ? Tout peut être mieux pour vous et pas du tout de désespérance.

Cordialement.

A la suite de cette lettre, eut lieu à Londres, en présence de M° Cabanes, une entrevue entre Laguerre et Esterhazy.

D’après un récit fait par Esterhazy, à la fin d'avril 1899, Laguerre se serait

alors donné comme un émissaire du gouvernement. (Cf. Déposition d'Esterhazy à Londres, édition du Siécle, p. 83.)

— Quesnay de Beaurepaire envoie des témoins au sénateur Bérenger, à la

suite de son discours de la veille. L'affaire se termine par un échange de lettres entre les témoins.

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