‹ Répertoire de l'affaire Dreyfus, 1894-1899 [microform]Chapitre 19 sur 244 · PE" PRET PS · texte numérisé non relu

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NOR Janvier-Février 1896.

Boisdeffre invite Picquart à faire des recherches sur Dreyfus, particulièrement au point de vue jeu et femmes. Ces recherches demeurent sans résultats. (Cass. : dép. Picquart, II, 208.)

4. — Esterhazy et Marguerite Pays s'installent 49, rue de Douai. Le loyer d’abord au nom d'Esterhazy sera mis en novembre 1897 au nom de sa maîtresse. (Css. : rapport Kerdrain, 11, 175.)

Février ou mars. — Esterhazy emploie le soldat Ecalle à dessiner différentes planches reproduisant le mécanisme d’un fusil. (Cass. : dép. Ecalle, 1, 793, 795; dép. Picquart, I, 185.)

Fin février ou premiers jours de mars. — « Le petit bleu » arrive au service des renseignements. (Cass. : dép. Roget, 1, 111.) — Picquart dit : fin mars. (Css. : 1, 456.)

26 0) 2 Mars 1896.

— La carte télégramme dite /e petit bleu, reconstituée et recollée, est remise par le commandant Lauth à son chef de service Picquart. Cette pièce était parvenue par un agent à Henry antérieurement déchirée en 32 ou 35 morceaux, les fragments de son papier mélangés à d’autres. Henry avait remis le paquet à Picquart qui transmit à son tour à Lauth les fragments du petit bleu pour sa reconstitution. Henry a déclaré au procès Zola qu'il n’a jamais vu ce « petit bleu », qu'il ne l’a jamais reçu. (7, 366); même déclaration à l'instruction Fabre (p. 47).

Voici le texte du petit bleu :

J'attends avant tout une explication plus détaillée que celle que vous m'avez donnée, l’autre jour, sur la question en suspens. En conséquence, je vous prie de me la donner par écrit, pour pouvoir juger si je puis continuer mes relations avec la maison R., ou non. C.

Cette carte télégramme était adressée à « M. le Commandant Esterhazy, 27, rue de la Bienfaisance ». L'écriture ressemble à celle de Schwartzkoppen. (DossIER DISCIPLINAIRE PICQUART: rapp. Dumont; Cass. : 11, 152.) Roget dit qu'elle n’a aucun rapport. (Cass. : 7, 115.)

Dans le même lot de papiers, on trouva des fragments d’une lettre au crayon, signée C. également, et qui semble se rapporter à la question traitée par le petit bleu. (Cass. : dép. Picquart, 1, 14%, 145.)

Dans sa déposition au procès Zola, Picquart avait dit : « C’est au mois de mai que le petit bleu a été trouvé ou au moins reconstitué » (J, 366); à l'enquête Bertulus il avait donné « fin avril 1896 » comme date de l’arrivée de cette pièce au ministère (Cass. : /1, 208); et à Rennes, il dit fin «ou milieu de mars », en s’expliquant sur la difficulté de dater exactement l’arrivée de ces documents. (RENNES : 1, 416.) Lauth, à l'enquête de Pellieux, avait dit fin 1893. (RENNES : dép. Picquart, 1, 417.)

Esterhazy, interrogé par le général de Pellieux, le 2 décembre 1897, sur le petit bleu, répond : « J’accuse formellement le colonel Picquart d’être l’auteur ou le complice de la fabrication de cette carte. » (Cass. : 11, 104-105; 114-115.) Gonse en suspecte l'authenticité. (Cass. : 7, 256.)

— Picquart commence son enquête sur Esterhazy. (RENNES : dép. Picquart, T, 418.) Zurlinden dit : février ou mars, laissant entendre que cette enquête aurait précédé l’arrivée du petit bleu. (Cass. : lettre de Zurlinden du 16 septembre 1898, I1, 126.) Démenti de Picquart à ce sujet. (RENNES : 7, 449.)

De Avrii-Mai 1896.

Billet, concierge du ministère de la Guerre, rue Saint-Dominique, déclare que les visites de M° Leblois à Picquart ont commencé à cette époque, et qu’elles ont u lieu, entre avril et août, au moins 7 ou 8 fois par mois. (Enqguële Tavernier, CAss. : II, 344.)

Entre le 1‘ et le 10. — Picquart charge le commissaire spécial Desvernine de faire une enquête sur Esterhazy. (Cass. : dép. Desvernine, 1, 729. RENNES : dép. Picquart, 1, 418-419; dép. Desvernine, 11, 251-256.)

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