Picquart est nommé lieutenant-colonel
47. — Premier rapport de Desvernine. (Cass. : dép. Picquart. 1, 149: dép. Desvernine, 1, 750; dép. Roget, 1, 111. Rennes : dép. Picquart, 1, 418.)
Fin avril. — Epoque à laquelle le commandant Curé croit avoir été interrogé par Picquart au sujet d'Esterhazy. (Cass. : dép. Curé, 1, 407.) Renseignements de Curé. (Cass. : dép. Picquart, 1, 149. Rennes : id., 1, 421; dép. Curé, IT, 239-242.)
Fin avril ou mai. — Photographies du petit bleu par Lauth et Iunck. (Cass. : lép. Picquart, 1, 458.) Lauth dit d’abord au procès Zola : vers le mois de mai /Z. 154), puis à l'enquête de la Cour de cassation : vers le mois d’avril 1896 /1, 427); même déclaration à Rennes //, 644). Ravary, dans son rapport sur l'affaire Esterhazy, dit que Picquart invita Lauth à faire disparaître les traces de déchirures « pour donner au document un plus grand caractère d'authenticité et au besoin affirmer à ses chefs qu'il l'aurait intercepté à la poste ». Lauth, au procès Lola, déclare « que ce passage n’est pas tout à fait exact ». Ses explications à ce propos. (PR. ZoLa, 1, 155-154; 283-284; 331-332.) Picquart explique pourquoi il a voulu une photographie sans traces de déchirures. (Pr. ZoLa : 1, 297.) Il proteste contre la version de Lauth. (Pr. Zors : 7, 351-332.) Voir encore au procès Zola es autres déclarations apportées par Lauth à la sixième audience de ce procès 1, 351-357) et à l’enquête de la Cour de cassation. (1, 415-418.) Voir également es dépositions de luuck (Cass. : 1, 427, el Renxwes : 1, 644-646), de Gribelin (Pr. ZoLa : I. 380-331; Cass. : I, 432-433; Rennes : I, 594), de Valdant (Css. : [. 457-438), de Roget (Cass. : 1, 412-116).
45. — Une absence de Picquart interrompt la surveillance qui était exercée sur Esterhazy, et qui sera reprise en juillet. (Cass. : dép. Picquart, I, 150.)
— 52 — Juin-Juillet 1896.
— Richard Cuers (R. C.), agent révoqué (?) du service allemand des renseignements, se présente au lieutenant-colonel de Foucault, attaché militaire de France à Berlin, et lui fait les révélations suivantes :
Depuis deux ou trois ans, l’attaché militaire allemand à Paris est renseigné par un chef de bataillon français qui lui a fourni les indications les plus diverses et lui a donné notamment les cours de l’École normale de tir du camp de Châlons et beaucoup de renseignements sur l'artillerie.
Ce dernier fait a même éveillé la méfiance; on s’est demandé comment ce chef de bataillon pouvait être ainsi renseigné, et l’on a pensé que l’on pouvait bien avoir affaire à un mystificateur ou à un provocateur.
(Note de Picquart, Cass. 11, 87.)
Au début. — Le commandant Pauffin de Saint-Morel informe Picquart que Cuers désire entrer en relations avec le bureau des renseignements par l'intermédiaire de F..., personne honorable établie à l'étranger (lieutenant-colonel de Foucault). (Cass. : dép. Picquart, 1, 150.)
Dans le courant du mois, F.., voit Picquart et lui rapporte ce propos de l'agent allemand ;
Nous n’avons jamais eu de relations avec Dreyfus. Nous n’avons eu qu'un chef de bataillon qui donnait surtout des renseignements relatifs au tir et à l’artillerie.
(Cass. : dép. Picquart, I, 186.)
— Picquart demande à Desvernine de se procurer un spécimen de l’écriture d’Esterhazy. (Desvernine dit : juin ou juillet). Desvernine Je lui remet. (Cass. : dép. Desvernine, 1, 751.)
Fin juillet. — Picquart écrit à Boisdeffre, alors à Vichy, qu'il a à l’entretenir d’une affaire importante. A l’enquête Bertulus, Picquart dit: « Dès juillet 1896, j'ai mis au courant M. le général de Boisdeffre et le ministre de mes soupçons. » (Cass. : IT, 208, 264.)
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— D3 — Août 1896.
— Esterhazy demande à être employé au ministère de la Guerre, soit au service des renseignements, soit à la section technique de l'infanterie. (Cass. : dép. Picquart, 1, 155; dép. Roget, I, 98.)
5. — Picquart, sur l'invitation de Boisdeffre qui rentre à Paris, se rend à la gare de Lyon, et lui dit ce qu'il a appris sur Esterhazy. (Cass. : dép. Picquart, 1, 152; dép. de Boisdeffre, 1, 261, 262, 560. INSTRUCTION FAgre : dépositions de Boisdeffre, 44-40 ; 59.)
Picquart dit encore à Boisdetïre que le service des renseignements ne reçoit que 20 à 25.000 francs sur les 100.000 francs alloués à cet effet au ministre de la Guerre par le Conseil des ministres. (Cass. : dép. Picquart, 1, 164-165.)
— Leblois quitte Paris où il ne rentrera que le 7 novembre. (Cass. : dép. Picquart, I, 178, 204; InsTR. FABRE : /22, 161-165, 185-186.)
6. — De 11 heures du matin à 6 heures du soir, entrevue à Bâle de l'agent allemand Richard Cuers et des officiers d'Etat -Major Lauth et Henry, qui s'étaient rendus dans cette ville accompagnés du commissaire Tomps, et de l'inspecteur Vuillecard. Cuers y déclare qu'en 1893 ou 189%, un chef de bataillon, âgé de 45 à 50 ans, offrit ses services à l'Allemagne, donna des renseignements sur un fusil en essai à Châlons, sur le nouveau canon à tir rapide, sur des fortifications de l'Est. Cet officier aurait été congédié en 1895. D’après ses interlocuteurs, Cuers aurait refusé de dire le nom de lofficier. (Cass. : dép. Picquart, 1, 151: dép. Lauth, 1, 418-421. Cf. dép. Tomps, 768-769 et dép. Roget, F, 116.)
44. — Invitation : « Le bon Dieu serait-il disposé à venir diner... », saisie au domicile de Picquart par ordre de Pellieux. (Cass. : Eng. Bertulus, 11, 214.)
49. — Lettre d’'Esterhazy au député Jules Roche. Il lui demande de le faire entrer au ministère de la Guerre : «Je serai sauvé, sinon je suis radicalement perdu. » (Cass. : 7, 698-701.)
25. — Lettre d'Esterhazy sur le même sujet à Calmon-Maison et Thévenet, officiers d'ordonnance du ministre. (Css. : dép. Picquart, 1, 153, 154, 186.) Esterhazy remercie Jules Roche de ses démarches. (Cass. : 7, 701.)
Du 25 août au 5 septembre. — Picquart montre à du Paty et à Alphonse Bertillon des photographies de lettres d’Esterhazy. Du Paty reconnaît l'écriture de Mathieu Dreyfus. Bertillon s’écrie : « C’est l'écriture du bordereau ! » (Cass. : dép. Picquart, 1, 154-155.)
Picquart, s'étant rendu compte de l'identité de l'écriture d’Esterhazy avec celle du bordereau, ordonne à Gribelin de lui communiquer le dossier secret enfermé dans l’armoire de Henry, alors en congé. (Cass. : dép. Picquart, 1, 133-135; dép. Gribelin, 1, 433; rapp. Dumont, IT, 154.)
Picquart se convainc que le bordereau à été écrit par Esterhazy. (Css. : dép.
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