‹ Répertoire de l'affaire Dreyfus, 1894-1899 [microform]Chapitre 4 sur 244 · Lettre d'Esterhazy à M. Grenier. (RENNES: /I · texte numérisé non relu

Lettre d'Esterhazy à M. Grenier. (RENNES: /I

14. — Date du Projet de manuel de tir d'artillerie de campagne, distribué peu après aux ofliciers adjoints à la section technique de l'artillerie. (Cass. : dép. Moch, 1, 512; Rapp. d'Ormescheville, 11, 86; Instr. Ravary, IT, 11.)

16. — Dépêche annonçant la mise en service de ce document et spécifiant qu'il devait être considéré comme confidentiel. (Cass. : note Deloye, 11, 334.)

28. — Premier rapport écrit de l'agent Guénée, qui prétend tenir de source sûre [de Val Carlos] qu'un officier de l'Etat-Major de l’armée trahit. (Cass.: dép. Roget ; 1, 58, 60; dép. Cuignet, 1, 361; dép. Guénée, 1, 720; cf. Dép. Zurlinden, [, 41, et note Demange, II, 60%. C£. RENNES: dép. Mercier, 1, 85 et dép. Cavaignac, 1, 187. — Voir au 20 décembre 1894.)

Fin mars. — Un agent du service des renseignements esl avisé que « les enquêtes |sur les fuites] resteraient sans résultat tant qu’on se bornerait à surveiller le personnel subalterne du ministère de la Guerre ». On lui apprend en outre qu'un agent étranger a reçu une mission secrète en Suisse et qu'il s’y est rendu sans être accrédité auprès du gouvernement helvétique. Le 6 avril suivant, cet agent ayant été accrédité par télégramme, on en conclut que la puissance qui l’'employait avait été prévenue, et que « l’avis devait venir du 2° bureau, où, par suite, exislerait un traître ». (Cass. : dép. Cuignet, 1. 361.)

Printemps 1894. — Esterhazy est présenté au député Jules Roche par M. Grenier. (Cass.: dép. Roche, 1, 696 ; dép. Grenier, I, 712.)

nn — Avril-Mai 1894.

— Date primitivement attribuée au bordereau. (Cass. : /, 74; 11, 100.)

— Saisie d'une pièce dans laquelle Panizzardi dit à Schwartzkoppen qu'il va recevoir l’organisation militaire des chemins de fer français. Le général Roget la met à la charge de Dreyfus. (Cass. : Roget, L, 56.)

6. — Second rapport de l’agent Guénée, confirmant le rapport du 28 mars 1894. (Voir à cette date).

7. — 300 exemplaires d'un nouveau projet de règlement provisoire sur le canon de 120 court, imprimés par l’Imprimerie nationale, sont répartis dans plusieurs corps de troupe pour servir aux essais des écoles à feu de 1894. (Cass. : note Deloye, 11, 327, 530.)

16. — Date portée faussement sur la pièce « ce canaiïlle de D... ». Mercier dit qu'elle est arrivée au ministère au mois d'avril. (Cass.: 1, 3.) Gonse la place au mois de mai. (Cass. : 7, 255.

47. — Une cireulaire prescrit que les stagiaires d’État-Major, au lieu d'aller aux manœuvres, feront un stage de trois mois dans un corps de troupes.

20. — Esterhazy écrit à un de ses amis : « Je vais partir en manœuvres ». Le texte de cette lettre a été remis à M. Labat pour être communiqué à M. Sarrien,

ministre de la Justice, par M. Paui Degouy. {Lettre de Degouy à Cavaignac, 2 avril 1899.)

21 au 26. — Esterhazy prend part à des manœuvres de brigade avec cadres. (Cass.: dép. Roget, 1, 74; dép. Picquart, T, 149; note sur Esterhazy, IT, 88; Instr. Ravary, 11, 112.) Aïlleurs, Esterhazy dit : « au mois de juin ». (Cass.: 22, 101.)

29. — Les premiers dessins exacts et complets du frein hydropneumatique sortent de la fonderie de Bourges et sont envoyés au ministère de la Guerre pour

l'établissement des tables de construction du canon court. (Cass. : note Deloye, LI, 329.)

"40 Juin-Juillet 1894.

JUIN 1894 Sans date précise. — « En juin 189%, M. de B... lui-même | Val Carlos] con-

firmait verbalement son second rapport » (le rapport de Guénée, du 6 avril). (Cass.: dép. Roget, I, 58 ; cf. dép. Zurlinden, 1, 41.)

27 au 4 juillet. — Dreyfus fait partie d’un voyage d'État-Major dirigé par le général de Boisdeffre, chef d’Etat-Major général. (Cass. : dép. Roget, F1, 85.)

29. — Esterhazy adresse à M. de Rothschild une demande de secours contenant ces mots : « Au moment de partir en manœuvres. » (Cass. : dép. Bertulus, 1, 230.)

Fin juin ou juillet. — Esterhazy écrit à Maurice Weil, à l'appui d’une demande de souscriptions en sa faveur, que le grand-rabbin devait présenter à des notabilités financières israélites, une lettre contenant les lignes suivantes : « Cette perte d’un héritage..…., la destinée qui attend mes pauvres petites filles, et à laquelle je ne peux les soustraire que par un crime, tout cela est au-dessus des forces humaines. Je ne manquais pas de courage, mais je suis à bout, à bout de forces morales comme de ressources matérielles. » (Procis Esrernazy : 143-144, 161-163 ; Cass.: dép. Weil, 1, 308-310.)

— D'après le capitaine Duchatelet, Dreyfus lui aurait, à cette date, montré une maison de la rue de Miromesnil, et avoué y avoir perdu au jeu 6.000 ou 15.000 francs. (Cass.: dép. Roget, 1, 632; Rennes: dép. Duchatelet, IT, 98.) Dreyfus nie ce propos. (RENNES, //, /00.)

— Esterhazy déclara que c’est pendant ce mois qu'il était entré en relations avec le lieutenant-colonel de Schwartzkoppen. (Dép. À Lonpres, p. 93.)

Été 1894. —M. Lonquety, ingénieur, croit avoir, à cette époque, rencontré Dreyfus au restaurant de la Taverne Royale, à Bruxelles. (Cass. : dép. Lonquety, 1, 517; cf. Cass.: I, 756; Rennes : 1, 200; II, 182; IIL, 336, 356.)

— Le général Renouard fait un travail sur Madagascar auquel collabore du Paty de Clam. (Cass.: dép. Picquart, 1. 167.)

— 11 — Août 1894.

— L'État-Major apporte des modifications au plan des troupes de couverture.

5-9. — Esterhazy assiste, au camp de Châlons, aux écoles à feu de la 3° brigade. (Ivrerr. D'Esrernazy, cote 463, p. 6 verso. Cass. : 1, 180 ; II, 101 et 112; dép. Curé, I. 408; Instr. Ravary, interr. d'Esterhazy, 11, 110.) Hartmann dit : « du 6 au 9 août ». (Cass. : 1, 530, 534, 557.)

14-46. — Esterhazy assiste, au camp de Châlons, à des manœuvres de masse d'artillerie. Dans son interrogatoire du 25 novembre 1897, Esterhazy nia avoir assisté à ces manœuvres.

Le 11 août, Esterhazy écrit du camp de Chälons à l'huissier Callé une lettre contenant ces mots:

Quoi qu'il en soit, je quitte le camp dans cinq jours. (Cass. : /, 662, 663.)

15 au 25. — Dreyfus demande au capitaine Brault un renseignement sur une question de tir. Celui-ci le conduit aux capitaines Martin et Sibille. (Cass. : dep. Brault, IT, 48; dép. Sibule, IT, 49.)

17. — Esterhazy écrit de Rouen à l'huissier Callé une lettre sur papier pelure quadrillé semblable à celui du bordereau (Rapport des experts du 26 nov. 1898), reconnue authentique par Esterhazy (Cass.:1, 597), et commençant par ces mots:

J'ai recu, en revenant du camp de Châlons, où j'ai été passer quinze jours, votre lettre.

(Cass.: Texte, I. 662, dép. Gobert, 1, 502, 503 ; dép. Teyssonnicres, 1, 505; dép. Esterhazy, 1, 597-598: dép. Paul Meyer, 1, 648; dép. Callé, 1, 661. 662, 664, 665: dép. diverses, 1, 667, 670; rapport d'experts, 1, 682, 688; rapport Lhote, 688, 690.) — Voir au 2 novembre 1898.

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