Lettre d'André Lebon à Scheurer-Kestner
Paris, le 17 septembre 1897, Mon cher sénateur et ami,
Un député de nos communes relations, M. Joseph Reinach, est venu, mercredi, me montrer une lettre de vous qui m’a stupéfié. Je sais par ailleurs que, depuis ce moment, il en a dit le contenu à diverses personnes, les priant même de répéter et publier ses confidences.
Quelle que puisse être votre conviction sur le fond de l'affaire, je vous supplie, dans un intérêt supérieur, de ne pas faire un pas de plus dans la voie où l’on vous engage, avant d’en avoir causé avec ceux de mes collègues qui ont qualité pour traiter la question.
Bien cordialement à vous,