‹ Répertoire de l'affaire Dreyfus, 1894-1899 [microform]Chapitre 57 sur 244 · A. GONSE, HENRY · texte numérisé non relu

A. GONSE, HENRY

(Henry n’a été nommé lieutenant-colonel que le 10 novembre suivant.)

(Cass. : IT, 132.— Cf. Cass. : dép. Lebrun-Renault, T, 276; dép. Gonse, I, 246.) — Voir plus haut 5 janvier 1895.

— On procède, à l’État-Major, à un nouveau classement du dossier Dreyfus.

Gonse déclare à Billot que Boisdeffre lui a confirmé la défense du ministre d’avertir Esterhazy.

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ET QE LE Octobre 1897.

— Esterhazy écrit à l'architecte Autant pour le prier de transférer d'urgence le bail de son logement, 49, rue de Douai, au nom de sa maîtresse, Marguerite Pays.

Pour des raisons majeures, je ne puis rester votre locataire. Reste à ma place Mne Pays.

(Pr. ESTERHAZY : Dép. Autant père et fils et Pays. — Cf. Pr. ZoLa : dép. Autant, Il, 156-157; dép. Stock, 11, 175-177. — Cass. : Eng. Bertulus, dép. Autant, II, 229. — Voir Figaro du 30 novembre 1897.)

20 ou 23. — A sepl heures du matin, Gribelin, toujours affublé de lunettes bleues, fait prévenir Esterhazy, chez Marguerite Pays, qu’il attend square Vinümille. 11 lui remet la lettre d’Henry et lui donne un nouveau rendez-vous au parc Montsouris à cinq heures du soir. (Cass.: dép. Esterhazy, I. 578.) Le récit de Gribelin diffère : il aurait fait remettre la lettre par le concierge et n'aurait pas attendu Esterhazy. (Cass.: dép. Gribelin, 1, 434-435.)

A cinq heures, entrevue, au parc Montsouris, d’Esterhazy et de du Paty de Clam, assisté de Gribelin, le premier porteur d’une fausse barbe, le second de ses lunettes bleues. D’après Esterhazy et du Paty, Henry est resté, non loin de là, dans une voiture. (Cass.: dép. Esterhazy, 1, 578-579 ; dép. du Paty, I, 448-449, 450 ; dép. Gribelin, I, 435; dép. Gonse, I, 566; cf. dép. de Boisandré, IL, 181-182).

Devant la Cour de cassation, Roget donna d’abord à cette entrevue la date du 31 octobre (Cass.: dép. Roget, I, 98, 103) et reconnut ensuite qu’elle avait eu lieu le 25 (dép. Roget, 1, 629).

21 ou 22. — Esterhazy porte à l’agence postale privée Féret-Pochon, passage de l'Opéra, une lettre anonyme de menaces que M. Hadamard reçoit le 24, sous le cachet du bureau de poste de Lyon-Terreaux. (Voir dénégations d’Esterhazy. Cass.: 2nst. Ravary, IT, 119.)

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