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— 4145 — Novembre 1897.
— Lettre de M. Bazille à Billot :
Monsieur le Ministre,
J'ai été quelque peu surpris du communiqué démentant la démarche que j'ai faite auprès de vous, hier soir, à la prière de M, Esterhazy. Cette démarche, dont je n’ai pas à dire la nature, vous a si bien touché que, deux heures après ma sortie du ministère, vous me faisiez porter votre réponse par M. le colonel Thévenet. Plusieurs journalistes l'ont vu sortir de mon cabinet.
De plus, M. le colonel Thévenet, que j'ai vu ce soir pour le prier de vous faire une nouvelle communication de la part de M. Esterhazy, s’est plu à reconnaître l’exactitude absolue des termes dans lesquels j'ai cru devoir communiquer votre réponse à la presse.
J'ajoute, pour bien préciser mon action dans cette affaire, que je n'ai voulu être à aucun moment l'avocat de M. Esterhazy, mais uniquement son conseil dans des circonstances déterminées, et j’ai même pris soin de me faire écrire par le commandant, pour bien déterminer ma mission.
Veuillez recevoir, monsieur le Ministre, l’assurance de ma haute considéralion.