‹ Répertoire de l'affaire Dreyfus, 1894-1899 [microform]Chapitre 7 sur 244 · Article de Rochefort · texte numérisé non relu

Article de Rochefort

Après avoir relevé contre le général Mercier sept chefs d'accusation, 11 conclut ainsi :

Et voilà beaucoup plus que la Convention n'en aurait demandé pour fusiller le Ramollot de ia guerre.

… Eh bien’ cette série de méfaits glissera, sans y laisser la moindre trace, sur les broderies de l'uniforme de ce général en carton peint.

Il ne sera pas proclamé responsable de l’abominable trahison de son subordonné dont il a, par les moyens les plus illicites, essayé le sauvetage, que le mouchard Fédée ne l'a été de l'évasion du voleur dont il avait fait son ami, son compagnon de table et surtout son commanditaire.

Casimir-Perier n’est pas responsable non plus d’avoir fait entrer dans un cabinet ministériel une « moule » comme ce Mercier.

Celui-ci n’est pas responsable d’avoir mis complaisamment tous les détails de la défense de nos frontières à la disposition d’un gredin avéré.

Et ce gredin lui-même, vous verrez qu'il ne sera pas responsable davantage de ses négociations avec l'Allemagne.

— Article de Drumont :

Regardez ce ministère de la guerre qui devrait être le sanctuaire du patriotisme el qui est une caverne, un lieu de perpétuels scandales, un cloaque qu'on ne saurait comparer aux écuries d’Augias, Car aucun Hercule n’a encore essayé de le nettoyer.

Une telle maison devrait embaumer l'honneur et la vertu; il y a toujours, au contraire, quelque chose qui pue là-dedans.

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