Au Sénat
Interpellation de Scheurer-Kestner au sujet des déclarations faites à la Chambre par le président du Conseil et par le ministre de la Guerre.
Le général Billot, Méline, Le Provost de Launay, Trarieux, Bernard et Joseph Fabre prennent la parole.
Un ordre du jour de confiance déposé par Morellet, Franck-Chauveau, Demôle, et Léopold Faye, est voté à l'unanimité de 231 votants.
— Premier interrogatoire d’Esterhazy par le commandant Ravary.
Esterhazy nie avoir écrit le bordereau et ajoute qu'il n’a jamais écrit sur du papier calque. (Cass. LI, 110.)
Devant la Chambre criminelle, il déclarera que, « comme militaire, il avait toujours de ces papiers minces et quadrillés qu’on trouve à bon marché, qui sont très commodes…. et qui permettent, au besoin, de décalquer, aux manœuvres, un bout de carte. ». Esterhazy reconnaîtra d’autre part, comme étant de lui, les deux lettres sur papier pelure quadrillé du 17 avril 1892 et du 17 août 1894. (Cass. I, 597.)
— Mr: de Jouffroy d’Abbans, désignée par certains journaux comme étant la « Dame voilée », déclare qu’elle ne connaît ni Dreyfus, ni Esterhazy, ni le colonel Picquart.
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AR Se Décembre 1897.
— Démonstration hostile de deux ou trois cents étudiants devant l'hôtel du Figaro ; collision avec les agents; huit arrestations non maintenues.
— On affiche, dans les rues de Paris, la lettre du duc d'Orléans au colonel de Parseval, du 26 novembre.
— Le colonel Panizzardi fait démentir une fois de plus qu'il ait jamais eu le moindre rapport avec Dreyfus.
8. — Le Jour annonce que des poursuites seront exercées contre Picquart,
— La Libre Parole publie, d'après The Sunday Special, le texte d’une lettre que M Lucie Dreyfus aurait adressée au pape en 1896, pour le prier d'intervenir en faveur de son mari innocent, et à laquelle Léon XIIT n'aurait fait aucune réponse.
La Voce della Verita, organe du Vatican, a, le 13 décembre, démenti le fait et déclaré la lettre apocryphe (comp. Temps daté du 16 décembre).