‹ Répertoire de l'affaire Dreyfus, 1894-1899 [microform]Chapitre 78 sur 244 · DIET · texte numérisé non relu

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— 138 Janvier 1898.

Attendu que le Conseil ne saurait admettre M"° Dreyfus comme partie plaignante aux débats sans sortir des règles de sa compétence ;

Attendu qu’en cas de huis clos, le Conseil ne peut autoriser M" Dreyfus, pas plus que son défenseur, à prendre part aux débats...

Le commissaire du Gouvernement demande ensuite au Conseil de prononcer le huis clos pour tous les débats.

Le Conseil, après une délibération d'une heure un quart, rend le jugement suivant :

Le Conseil, considérant que la publicité intégrale des débats peut à un moment donné, devenir dangereuse pour la sécurité de l’État, déclare, à une majorité de cinq voix contre deux, que les débats seront publics jusqu’au moment où leur publicité paraîtra devenir dangereuse pour la défense nationale; le huis clos sera alors prononcé soit sur la réquisition du commissaire du Gouvernement, soit sur la décision du Conseil.

Le greffier donne lecture du rapport du commandant Ravary.

Puis l’audience est suspendue. A la reprise de l'audience, le président procède à l'interrogatoire d'Esterhazy.

Le Conseil entend ensuite les témoins suivants : Mathieu Dreyfus, Scheurer- Kestner, Autant père et fils, Stock, Marguerite Pays, Maurice Weil et Féret.

Sur les conclusions du commissaire du Gouvernement, le Conseil prononce le huis clos pour le reste des débats.

(Les débats de cette audience ont été publiés par Yves Guyot dans la brochure : La Revision du proces Dreyfus.) — (Voir Cass. : dép. Picquart, I, 205.)

— La Strassburger Post dit qu'il est inexact que Dreyfus ait obtenu fréquemment des passeports pour se rendre en Alsace. En 1892, deux demandes de passeport, faites par lui, furent rejetées. En décembre 1893, il obtint l'autorisation de passer cinq jours auprès de son père gravement malade. {Agence Havas.)

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