I. Ces actes sont de deux espèces
Par les actes confirraatifs de la première es* pèce , nous ratifions, nous nous rendons propre ce qui a été fait en notre nom par un tiers , sans mandat de notre part; et ces actes sont assimilés au mandat. Rati eniin habitio mandato comparatur. L. L. 12 , § \ffde solut. ; — i , § i^, ff de vi et 'vi arm. — et 60 tff de regfur.
Par ceux de la seconde espèce , nous approuvons ou confirmons un acte fait par nous ou notre auteur, et qui peut être attaqué pour quelque vice.
Les règles de la première espèce d'actes conlirmatifs sont expliquées à l'article Mandat. On y verra notamment, § 2, n° 2 , un arrêt de la cour de cassation, du 26 décembre i8i5, qui a dé-r cidé que ces actes ne sont pas soumis aux énonciations et conditions exigées par l'art. i338 du Code civil pour la validité des actes de confirmation d'obligations consenties par nous ou nos auteurs , et que tant que la ratification subsiste , elle tient lieu de tous les pouvoirs.
II. Les actes confirmatifs de la seconde espèce, ceux par lesquels nous ratifions une obligation vicieuse consentie par nous ou notre auteur, résultent ou d'un acte formel ou de l'exécution volontaire. Voici comment l'an. i338 du Code civil en a posé les principes :
« L'acte de confirmation ou ratification d une obligation contre laquelle la loi admet l'action en nullité ou en rescision n'est valable que lorsqu'on y trouve la substance de cette obligation , la mention du motif de l'action en rescision , et l intention de réparer le vice sur lequel cette action est fondée.
« A défaut d'acte de confirmation ou ratification , il suffit que l'obligation soit exécutée volontairement après l'époque à laquelle l'obligation pouvait être valablement confirmée ou ratifiée.
« La confirmation , ratification ou exécution volontaire, dans les formes et à l'époque déterminées par la loi, emporte la renonciation aux moyens et exceptions que l'on pouvait opposer contre cet acte , sans préjudice néanmoins du droit des tiers. »
Cet article a mis fin aux graves discussions des anciens jurisconsultes sur celte matière. Son