‹ Répertoire diplomatiqueChapitre 102 sur 269 · LIVRE I. — CHAPITRE III. 2ttl · texte numérisé non relu

LIVRE I. — CHAPITRE III. 2ttl

Westminster le 25 avril 1668, suivant le vieux style, ou le H mai, suivant le nouveau. Par ee traité le roi de Suède fut admis dans le traité du 23 janvier précédent, et il fut dit qu'il y serait obligé, de même que s'il l'avait d'abord signé. L'amitié fut établie et confirmée entre ces trois puissances, qui promirent de s'assister mutuellement en cas qu'elles fussent attaquées, de faire faire au plus tôt la paix entre les deux couronnes qui étaient alors en guerre, et particulièrement dans les provinces des Pays-Bas, et de la maintenir quand elle serait conclue.

Par das articles séparés, le roi de la Grande-Bretagne et les Etats généraux s'obligèrent , chacun par moitié , de payer ou faire payer au roi de Suède la somme de ft9f|.000 écus, pour mettre son armée en état, et de lui fournir ensuite, chacun par moitié, une certaine somme tous les trois mois pour l'aider à entretenir ses troupes.

Acte» passas à Lu Ha\e, filtre <e> imi» allié» et le roi d'E*pagno, pour garantie du traité d'Aix-la-<:ha|>elle, et des subsides pour le roi de Suède ( 1669 ).

Le roi d'Angleterre et les Étals généraux firent consentir la reine d'Espagne de donner au roi de Suède les A94,000 écus portés par le traité du 25 avril de l'année 1668, moyennant qu'eux et le roi de Suède se rendissent garants du traité d'Aix-la-Chapelle.

Ainsi les plénipotentiaires des rois de Suède, d'Angleterre et des Etats généraux signèrent à La Haye, le 7 mai 1669, un acte par lequel (en conséquence du traité d'Aix-la-Chapelle, où il est dit, dans l'article 7 , que tous les rois , potentats et provinces qui voudraient entrer dans cet engagement pourraient donner aux rois de France et d'Espagne leurs promesses et obligations de garantie pour l'exécution des choses contenues dans ce traité) ils déclarèrent que, sur les instances de Sa Majesté Catholique, ils promettaient irrévocablement de garantir ce traité, en sorte que, si le roi très-chrétien y contrevenait et attaquait aucuns des Etats du roi catholique, ils s'emploieraient de toutes leurs forças pour s'opposer à cette attaque, et faire réparer la contravention ; et que si l'attaque se faisait en des pays éloignés, en

sorte (ju'ils ne pussent faire en ces lieux la défense nécessaire, ils essayeraient de tout leur pouvoir, par le moyen de leurs armes qu'ils emploieraient ailleurs, d'obliger l'agresseur à cesser l'insulte et réparer la contravention , et qu'incontinent après l'agression ils conféreraient avec la partie attaquée sur les moyens et les forces qu'ils emploieraient pour faire cesser et réparer l'infraction, et pour faire avancer le bien de la cause commune. Ces plénipotentiaires s'obligèrent de faire trois originaux de cet acte, l'un desquels serait signé par le roi d'Angleterre, l'autre par le roi de Suède et le troisième par les Etats généraux. Cet acte fut montré le 9 du même mois à Estevan de Gamarro, ambassadeur d'Espagne auprès des Etats généraux; il en signa un autre en même temps, par lequel il déclara que la reine d'Espagne avait examiné et agréé le traité de la triple alliance conclu le 25 avril de l'année dernière ; de sorte que les plénipotentiaires lui ayant fait voir cet acte de garantie, il promettait au nom de cette reine de faire payer au roi de Suède, en la ville d'Amsterdam ou en celle de Hambourg, 200,000 richsdalers ou écus, incontinent après que les actes de garantie auraient été mis entre ses mains, avec les ratifications des deux rois et des États généraux, et les autre* 294,000 écus en deux termes égaux : le premier huit mois après la délivrance de ces actes de garantie, et l'autre huit mois après ce premier terme. Il signa trois originaux de cet acte pour en donner un à chacune des puissances qui lui devaient donner ces garanties.

Les troupes d'Espagne s'étant jointes, vers la tin de 1673. à celles des États généraux qui assiégèrent Charleroi , le roi d'Angleterre fit déclarer a la reine d'Espagne que, comme elle avait ainsi contrevenu la première au traité d'Aix-la-Chapelle, il ne prétendait plus être obligé a cette garantie, et n'empêcherait point le roi de France de tirer raison de cette infraction.

Traité entre le» mêmes quatre alliés , pour une ligue défensive ( 1670).

Le roi d'Espagne fut un an et demi sans payer à la Suède les subsides qu'il lui devait donner suivant le précédent traité, mais ayant

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