‹ Répertoire diplomatiqueChapitre 108 sur 269 · X ET XI · texte numérisé non relu

X ET XI

Traités de SegelHTg et d'Avipnnn, entre les mêmes et autres pour le rétablissement du Palatin.

Nous avons vu dans le second chapitre que plusieurs auteurs prétendaient que Jacques I", dans le dessein de faire rétablir l'électeur palatin son gendre, était entré avec les Etats généraux et plusieurs autres princes et Etats dans les traités faits à Segeberg en 1621. et à Avignon en 1(323. Cependant, il ne fit aucune chose en conséquence de ces traités vrais ou supposés, espérant toujours obtenir ce qu'il souhaitait par la voie de la négociation, particulièrement par le mariage de son fils avec l'Infante d'Espagne. Ces espérances l'obligeaient à avoir de grands égards pour les Espagnols, et a faire de temps en temps divers affronts aux ambassadeurs des Provinces- Unies; et même la guerre étant recommencée entre le roi d'Espagne et les États généraux, après l'expiration de la trêve, il permit, en 1621, à l'Infante Isabelle, de faire une levée de quatre mille Anglais, qu'elle employa contre les Provinces-lnies.

Ml.

Irait-- de Londrc». entre le* inVmes, |iour une défensive (Juin 10*2* ).

Ce roi 1 avait perdu en 1624 l'espérance de la restitution du Palatinat, par la voie de la négociation et du mariage dont on l'avait leurré si longtemps, et il avait lieu d'être mal satisfait du procédé des ambassadeurs d'Espagne en Angleter re : ainsi il se laissa persuader de se liguer avec les ennemis du roi d'Espagne, dont les troupes occupaient le bas Palatinat. Les Étals généraux le sollicitaient de faire avec eux une ligue offensive et défensive, et d'entrer en guerre ouverte contre l'Espagne; mais il n'y voulut jamais consentir, et même insista à ce qu'il ne fût pas dit dans le traité qu'il ferait avec eux que c'était un secours qu'il leur fournirait. On conclut donc seulement à Londres,

i. Jaques r

le 15 juin 1624, un traité de ligue défensive, par lequel ce roi, pour l'inclination qu'il disait avoir pour les Provinces-Unies et pour parvenir plus facilement au rétablissement de son gendre dans ses dignités et dans ses États , permit aux Etats généraux de lever dans ses royaumes 6,000 hommes, desquels il promit de leur avancer la solde, à condition que la paix ou une longue trêve se faisant, les Étals lui rendraient la somme qu'il leur aurait prêtée, en autant d'années que celles pendant lesquelles il la leur aurait avancée, avec les intérêts, et les États généraux promirent aussi de leur part que si ce roi avait besoin de secours, ils lui fourniraient aussi /j.000 hommes qu'ils entretiendraient, à condition qu'il leur rendrait ce que cela leur aurait coûté aux mêmes conditions. Ils convinrent que celte ligue durerait selon le bon plaisir du roi. Cette ligue offensa extrêmement le roi d'Espagne dont les ambassadeurs se retirèrent d'Angleterre, et Tannée suivante, le roi d'Angleterre, en conséquence de ce traité, envoya des troupes au secours du Breda.

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