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Trait»; de Paris, entre les même», pour 1 • recouvrement du Palatinat et de la Valteline ( août 1624 ).
Je fais ici mention de ce trailé sur la foi de ceux qui comptent Jacques I" et les États généraux au nombre de ceux qui y entrèrent, mais je me suis déjà expliqué que je croyais que ce trailé de ligue générale contre la maison d'Autriche a bien été proposé, mais jamais conclu.
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Traité de La Haye, entre Charles 1" et les États généraux, pour joindre leurs (lottes
contre l'Espagne ( 10*25 ).
Le roi Charles I", qui avait été plus sensiblement touché que son père des affronts qu'il avait reçus du roi d'Espagne et de ses ambassadeurs, voulut signaler son avènement à la couronne de la Grande- Bretagne par une invasion considérable de l'Espagne. Ainsi il équipa
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une flotte de quatre-vingt-deux navires de guerre, et pour rendre encore cette flotte plus nombreuse, il lit faire par son envoyé à La Haye un traité avec les États généraux, le 2 août 1625, par lequel ils s'obligèrent de joindre vingt vaisseaux à la flotte de ce roi, à condition qu'ils seraient commandés par leur amiral et vice-amiral, qui, néanmoins, obéiraient à l'amiral d'Angleterre. Ils stipulèrent que leur amiral et vice-amiral entreraient dans le conseil de guerre, où leur amiral aurait séance après l'amiral d'Angleterre, et leur vice-amiral après le vice-amiral d'Angleterre, et qu'enfin, comme leur escadre serait la cinquième partie de la flotte , ils auraient aussi la cinquième partie des prises.
Traité de Souilmmploii, entre lus mêmes, pour ligue offensive et défensive (1625;.
Le roi Charles ayant de grands desseins dans l'esprit, avait envie de se lier encore plus étroitement avec les États généraux, dont il se sentait néanmoins empêché par le mécontentement qu'il avait de ce qu'ils n'avaient point puni le meurtre d'Amboine, ni fait donner aux marchands anglais une juste satisfaction dos dommages que les Hollandais leur avaient fait souffrir. Néanmoins, les ambassadeurs des Étals lui avant apporté diverses raisons pourquoi ces choses n'avaient pu être faites, et ayant promis d'y satisfaire au plus tôt, il conclut avec eux à Southampton , le 27 octobre ele la même année 1625, un traité de ligue offensive et défensive, qui devait durer jusqu'à ce que les États fussent rétablis dans leur liberté, et l'électeur palatin, beaufrère de ce roi, remis dans ses États. Ils convinrent par ce traité qu'ils ne feraient de quinze années aucune paix ni trêve avec le roi d'Espagne; que le roi d'Angleterre enverrait une puissante armée de mer vers les côtes d'Kspagne, et que les États en tiendraient une autre sur les côtes de Flandre ; qu'ils mettraient encore en mer une troisième flotte, qui serait considérable, dont le roi d'Angleterre ferait les trois quarts des frais, et les États généraux l'autre quart, et qui serait commandée par l'amiral ou vice- amiral d'Angleterre; que le roi d'Angleterre aurait encore sur terre une armée de vingt-cinq ou trente
m HISTOIHE DES THA1TÉS DC PAIX.
mille hommes de pied et de quatre à cinq mille cuirassiers ; que l'armée de terre des Ktats serait pareille ou même plus forte, selon leur pouvoir, et que chacun aurait pour soi les conquêtes qu'il ferait. 1^ même jour le roi passa un acte par lequel il protestait qu'en cas que lui et ses sujets ne fussent satisfaits dans le terme de dix-huit mois du meurtre d'Amboine et des dommages que les Hollandais leur avaient fait souffrir, il ne se tiendrait plus oblige aux clauses de ce traité, et agirait contre les États généraux, soit par des lettres de représailles ou par une guerre ouverte. Il donna une copie de cette protestation aux ambassadeurs des États, atin qu'ils en avertissent leurs supérieurs, et la fit insérer dans les registres de la couronne.
Traité de La Haye, entre les même» et le roi de Danemark, pour une ligue offensive et défensive (décembre .
J'ai déjà parlé de ce traité du mois de décembre 1625, duquel je ne dirai point autre chose, sinon que le roi d'Angleterre ayant secouru faiblement le roi de Danemark , à cause de la guerre en laquelle il s'engagea contre la France, il fit depuis la paix, en 1630, avec le roi d'Espagne. Il s'obligea par ce traité de ne point assister ses ennemis , de sorte que depuis ce temps-là il ne fit aucun traité avec les États généraux, et vécut même en assez mauvaise intelligence avec eux, parce que pendant les troubles d'Angleterre ils témoignèrent plus de considération pour le parlement que pour lui , et empêchèrent le plus qu'ils purent les secours que le prince d'Orange lui envoyait secrètement , ce qui provenait principalement de la jalousie qu'ils conçurent au sujet du mariage qu'il avait fait de sa fille avec le fils du prince d'Orange, dont la puissance leur était suspecte.
Traité de paix de Westminster, entre Olivier Cromwell et les États généraux (t05i .
Après la mort de Charles Iw, roi d'Angleterre, et de Guillaume, prince d'Orange, son gendre, le parlement d'Angleterre envoya des
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ambassadeurs en Hollande pour proposer aux États généraux un traité de ligue défensive entre les deux républiques. Plusieurs des États étaient d'avis d'attendre le succès de la guerre d'Écosse. où Charles II s'était fait reconnaître roi. Néanmoins, comme ils virent que les ambassadeurs du parlement se voulaient retirer, ils leur proposèrent de confirmer le traité fait en 1695 entre Henri VII, roi d'Angleterre, et Philippe, archiduc d'Autriche et duc de Bourgogne. Les Anglais ne se contentant point de ce traité et souhaitant de faire une alliance plus étroite, les États leur proposèrent un projet de traité, consistant en trente-six articles, sur lesquels on disputa quelque temps; mais comme ils ne purent s'accorder, et que le peuple faisait journellement quelques insultes aux ambassadeurs anglais, ils se retirèrent au mois de juillet 4651. Ils se plaignirent des outrages qu'ils prétendaient avoir reçus en Hollande, sur quoi l'on donna en Angleterre, à un nommé Paulet . des lettres de représailles contre les Hollandais, et on fit défense à tous les étrangers d'y porter aucunes marchandises que celles qui auraient été fabriquées dans leur propre pays. Cela obligea les Ltats généraux d'envoyer des ambassadeurs en Angleterre pour tâcher de conclure le traité. Les Anglais, à leur arrivée, révoquèrent les lettres de représailles, sans vouloir touchera l'autre déclaration; et à l'égard du traité, ils demandèrent que les Hollandais leur payassent les 22.000 livres sterling qu'ils leur devaient, suivant le traité de 1619; qu'il* leur rendissent l'île de Puloron et quelques autres lieux dans celle de Pulowai , que les Anglais occupaient du temps de ce traité de 1619; qu'ils leur fissent réparation de plusieurs affronts qu'ils prétendaient avoir reçus des États généraux ; qu'ils punissent ceux qui avaient commis le meurtre d'Amboine, s'il y en avait encore en vie. et ceux qui avaient tué a La Haye, en 16/|9 , Doreslaw. envoyé du parlement vers les Ktars ; et enfin qu'ils donnassent un dédommagement raisonnable de la prise d'un grand nombre de vaisseaux et de marchandises faite par les Hollandais sur divers marchands anglais en divers lieux, et dont ils donnèrent un mémoire avec leurs apostilles sur les trente-six articles du projet proposé à la Haye. D'autre part, les ambassadeurs des États généraux présentèrent un mémoire des dommages que les Anglais avaient causés à la Compagnie des Indes
orientales; mais toutes ces négociations furent interrompues par le combat donné le 29 mai 1652, entre les Hottes anglaise et hollandaise, sans qu'aucun des deux amiraux prétendît être l'agresseur. Néanmoins, les Anglais s'en tinrent si choqués, que ne voulant plus continuer la négociation sans avoir eu une pleine satisfaction de cette insulte, les ambassadeurs hollandais furent obligés de se retirer, et chacun se prépara à la guerre.
Au mois de mars 1653, les Anglais s'étant mis en mer sous la conduite de Blak et les Hollandais sous celle de Tromp, ceux-ci eurent du désavantage dans les trois combats qui furent donnés, et dans le dernier desquels Tromp fut tué. Pendant que les deux armées navales se faisaient ainsi la guerre, la république d'Angleterre ayant fait témoigner aux Etats généraux qu'elle était disposée à renouer les conférences pour la paix, ceux-ci envoyèrent des ambassadeurs en Angleterre, au mois de juillet 1653, avec ordre de comprendre dans le traité le roi de Danemark, qui s'était déclaré pour eux et avait arrêté au détroit du Sund plusieurs navires anglais, et de ne donner aucun dédommagement pour le combat du 29 mai 1652. La négociation ayant été entamée, les commissaires anglais proposèrent de réduire les deux républiques en une seule, qui serait soumise à un conseil composé des deux nations, sans préjudice de l'administration de la justice que chacune exercerait chez elle suivant les lois. Les États généraux rejetèrent cette coalition, ainsi que les Anglais appelaient l'union qu'ils proposaient, et déclarèrent qu'ils n'entendaient faire qu'une alliance entre les deux républiques. Ainsi on recommença à traiter sur ce pied-là, mais on pensa rompre peu après, sur ce que les Anglais voulaient que le prince d'Orange fût exclu par le traité de pouvoir parvenir aux dignités que ses ancêtres avaient possédées dans les Provinces-Unies; qu'il fût permis aux Anglais de visiter les vaisseaux des habitants de ces provinces qu'ils rencontreraient dans les mers britanniques; que les habitants de ces provinces ne pussent naviguer dans ces mers avec un certain nombre de vaisseaux, et qu'ils payassent une reconnaissance ou tribut à la république pour jouir de la liberté du droit de pêche dans ces mers. Ces conditions étaient des choses que les Anglais prétendaient s'ensuivre de la souveraineté qu'ils