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Traité de La Haye, entre Charles n et les États, pour procurer la paix entre la France et l'Kspagne ( 1fi77).
Après que le roi d'Angleterre eut fait la paix avec les Ktats généraux, il s'entremit de la procurer entre la France et les autres princes qui restaient en guerre , et les fit consentir a en traiter à Nimègue ;
mais cependant les envoyés de l'empereur, du roi d'Espagne et des Etats généraux firent leurs efforts a Londres (tant par les mémoires qu'ils donnèrent au roi d'Angleterre que par les adresses qu'ils lui firent présenter par les Chambres du parlement) pour l'obliger de rompre avec la France et de se liguer avec ses ennemis. Il refusa toujours de le faire, ne voulant pus quitter sa fonction de médiateur pour prendre celle de partie, et leur déclara que jusqu'à présent le roi de France avait fait tant de démarches pour parvenir à la paix, qu'on ne lui pouvait reprocher justement de la refuser. Il demeura si ferme dans cette résolution, qu'il aima mieux dissoudre le parlement et ne point recevoir les sommes qu'il ne lui offrait qu'à condition d'entrer en guerre contre le roi de France, qu'il voyait ne rien souhaiter avec plus de passion que la paix.
Néanmoins, ne pouvant résister à tant d'importunités, qui redoublèrent encore par la prise de Saint-Guilhain, arrivée à la fin de 1677, il passa un traité à La Haye avec les Liais généraux, le M décembre de la même année, par lequel ils firent une alliance ensemble pour obliger les deux rois à faire la paix à des conditions raisonnables, qui furent que les Français rendraient aux Espagnols Charleroi, Ath. Oudenarde, Court rai. Tournai, Coudé, Valenciennes. Saint-Guilhain, les places qu'ils prendraient à l'avenir dans les Pays-Bas et celles qu'ils avaient prises ou qu'ils prendraient à l'avenir dans la Sicile ; que la comté de Bourgogne demeurerait aux Français; qu'à l'égard de la France et des Provinces-t'nies, toutes choses seraient restituées de part et d'autre dans l'Europe; qu'on ferait en sorte que l'empereur et les États de l'empire se contentassent de conditions justes et raisonnables; qu'on rendrait au duc de Lorraine son duché; qu'il y aurait suspension d'armes à l'égard de la Suède, jusqu'à ce que l'on fût convenu de toutes les conditions de la paix.
Le roi d'Angleterre promit d'employer tous ses soins pour obliger le roi de France de promettre par un traité solennel d'accepter ces conditions , et de consentir à une suspension d'armes sous l'obligation du roi d'Angleterre, et de faire en sorte que le roi d'Espagne consentît pareillement à ces conditions de paix. Les Etats généraux s'obligèrent aussi de garantir tout ce que le roi d'Angleterre promettrait nu roi