LIVRE II. — CHAPITRE IV
mark et les États généraux entrèrent avec plusieurs autres princes pour faire la guerre à la maison d'Autriche.
Autre traité de La Haye, entre Christian IV et les États généraux, pour un accours de trois mille chevaux ( octobre 1625 ).
Le roi de Danemark ayant, en 1525, entrepris la guerre contre l'empereur, fit de grandes instances aux États généraux pour en obtcnir un secours de cavalerie, ce que ceux-ci lui ayant accordé , il y eut le 6 octobre 1625, un trailé passé entre le même chancelier dTIfeld et les commissaires des États, par lequel il fut convenu que les États enverraient le régiment du colonel Hanfelt, composé de quinze compagnies , chacune de deux cents chevaux , le rendraient par mer en Allemagne, près du Veser, et le payeraient trois mois encore après son débarquement ; et le roi de Danemark, d'autre part, s'obligea de rendre aux États généraux, aussitôt que la guerre serait finie . tous les frais qu'ils auraient faits à ce sujet.
Troisième traité de La Haye, entre les mêmes et le roi d'Angleterre, pour ligue
{novembre 1625).
J'ai aussi déjà parlé au livre I", chap. n, nombre 4, d'un traité que les rois d'Angleterre et de Danemark, et les États généraux passèrent le 9 décembre suivant, .pour faire la guerre à l'empereur.
Traité de Copenhague, entre Christian IV et les États, pour le règlement d<« péag.«s { 1641 ).
Le roi de Danemark ayant haussé les péages au Sund, à Carelshaven et à Crackofen , les États généraux s'en plaignirent , et même enlevèrent quelques vaisseaux aux Danois ; néanmoins ayant envoyé leur agent à Copenhague, en 1632, il y fut conclu un traité par lequel la taxe fut modérée a l'égard des États , moyennant la restitution de ces vaisseaux , et le roi de Danemark consentit que leurs vaisseaux
HISTOIRK OKS TRAITÉS DK PAIX.
[>ns-ent passer librement sur l'Elbe sans être obligés de mouiller à Gluckstadt ni d'y payer aucun péage.
Second traité de Copenhague, entre lea mèmea , pour le même sujet { 1641 ).
Le roi de Danemark étant en repos pendant que tous les autres princes de l'Europe étaient en guerre, crut que personne ne l'empêcherait d'établir tels impôts qu'il voudrait au Siind. Ainsi il augmenta extrêmement les impôts payables par ceux qui passaient par ce détroit, et particulièrement par ceux qui emportaient du salpêtre : et comme nous verrons dans la suite qu'il s'était ligué avec le roi d'Espagne pour ruiner le commerce des Provinces-Unies, il défendit aux Habitants de ces provinces la pêche des baleines près de Spitzberg, en Norvège, et de continuer aucun commerce à Cole, en Laponie. Il fit arrêter les navires et les effets de ceux qui y allaient, et confisqua les navires et les marchandises de ceux qui emportaient hors de son royaume, sans sa permission, des marchandises défendues, et parti- < uIh rcraent du salpêtre. Les Élats généraux, ne pouvant souffrir ces innovations ni les saisies de leurs vaisseaux, envoyèrent vers le roi de Danemark pour le prier de se contenter des anciens impôts, de laisser les choses en l'état qu'elles étaient , et de relâcher leurs vaisseaux ; mais n'ayant point eu réponse assez promptement ils se retirèrent, et peu de temps après les Etats défendirent à leurs sujets de trafiquer en Danemark : ils firent alliance avec la Suède pour rétablir la liberté du commerce dans ces mers, et se diposèrent à la guerre. Le roi de Danemark arma aussi de son côté par mer et par terre, et munit Gluckstadt et ses autres places frontières; mais la chose n'alla pas plus avant; car le roi d'Angleterre ayant envoyé des ambassadeurs en Danemark ol en Hollande, s'entremit pour faire la paix, et y travailla si heureusement que le roi de Danemark, dont la fierté était beaucoup rabattue par la ruine de la flotte d'Espagne qui devait venir dans la mer Ballique, consentit de faire en 1641 un traité avec les États généraux, par lequel ce roi diminua la moitié de l'impôt sur le salpêtre, qui faisait le principal sujet du difi'érend : on fixa le péage du Sund