‹ Répertoire diplomatiqueChapitre 17 sur 269 · Chap. xviii du liv. V et u du liv. VI · texte numérisé non relu

Chap. xviii du liv. V et u du liv. VI

î. Le traité de Péquigny portail « que Charles, dauphin do France, épouserait dans un an la fille aînée d'Edouard ; et que pour la nourriture de la future épouse, le roi de France donnerait la Guienne. ou cinquante mille écus tous les ans ; duquel payement le roi demeurerait quille au bout de la trêve, qui devait durer neuf ans. i> (Chap. vin du liv. IV des Mémoires de Comines. J

3. « Quîd fœdera suum habeant effectum, et durante vitâ dictorum Francur et Angliœ principum, et per centum annos |K>sl mortem alterius ipsonun principum primo decedentis proximè sequentes, et usque ad fuiem ipsorum centum annorum sic prosimè sequenlium. »

pouvoir en passant et accordant plusieurs choses au grand préjudice et dommage du roi , de sa couronne et de la chose publique de son royaume. Et, selon Comines1 , ce fut la cause de sa mort, tant il eut de regrets de se voir trompé par Louis XI et en danger d'être chassé une seconde fois d'Angleterre. Mort qui arriva bien à propos pour la France , où il aurait pu exciter de grandes brouilleries et causer de grands maux durant la minorité de Charles VIII , qui succéda cinq mois après à la couronne, mais nullement à la prudence, à l'habileté et à la vigilance de son père.

Puisque le traité d'Arras de 1482 m'a donné occasion de parler du mariage de Marguerite d'Autriche avec le dauphin Charles, qui la renvoya dix ans après à Maximilien, son père, pour lors roi des Romains, il est bon de faire ici quelques réflexions sur la dissolution de ce mariage. La première est que l'intérêt commande aux princes encore plus absolument que les princes ne commandent a leurs sujets. 11 n'y a presque point de prince qui ne préfère son État à sa conscience, et de tous les sacrements le mariage a été de tout temps celui que les princes ont le moins respecté , mais aussi celui dont le mépris leur a été le plus funeste. Témoin le schisme et les révolutions d'Angleterre, que saint Boniface, martyr de Russie, avait prédites six cents ans auparavant au roi qui y régnait alors2. Il se voit au contraire que la fidélité de Louis le Juste, qui ne voulut jamais répudier Anne d'Espagne, quoiqu'elle passât universellement pour stérile, espérant, comme Abraham-, contre toute espérance, a été récompensée de la naissance d'un prince, dont l'Écriture sainte semble avoir crayonne le règne sous le nom d'Alexandre, lorsqu'elle a dit : Siluit terra in conspcctu ejm ( toute la terre a tremblé (levant lui).

Charles VIII , dit Comines 5, laissa la fille du roi des Romains, et prit pour femme la fille du duc de Bretagne, pour avoir paisible tout le duché, dont il possédait déjà toutes les villes, hormis la capitale. Voilà comme il n'y a point de mariage, quelque bon qu'il soit, que les

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