LIVRE III. — CHAPITRE III
déclarèrent, qu'au moyen du traité fait entre eux, tous les différends entre la Suède et les États étaient ôtés, et leur ancienne amitié rétablie. Par le second, les mêmes plénipotentiaires déclarèrent que le traité d'élucidation et l'acte pour le renouvellement d'amitié ne seraient exécutés qu'après la paix entre les rois de Suède et de Danemark. Néanmoins, dès le même temps, les ambassadeurs hollandais renvoyèrent aux Suédois les prisonniers faits sur eux dans l'Ile de I'unen, et ils partirent pour aller trouver le roi de Danemark, et le porter a faire la paix.
XII et XIII.
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Le roi de Suède n'étant pas encore dans le dessein de faire la paix avec le Danemark, ces deux actes, faits en même temps que le traité d'Elseneur, demeurèrent en suspens; mais ce prince étant mort au mois de février 1660, les plénipotentiaires de Suède déclarèrent à Elseneur, le 9 mars suivant, que le roi Charles XI, son fils et son successeur, était prêt de faire la paix avec le roi de Danemark et ses alliés, à telles conditions que les ambassadeurs de France, d'Angleterre et des Etats jugeraient à propos, et en même temps ils signèrent et mirent entre les mains des ambassadeurs des Etats un acte, par lequel ils promettaient que de ce jour-là les vaisseaux du roi de Suède ou ceux qui avaient commission de Sa Majeslé suédoise ne prendraient plus les vaisseaux des sujets des États, et qu'ils travailleraient pour faire rendre au plus tôt aux propriétaires les vaisseaux et les effets qui pourraient leur avoir été pris, et ils déclarèrent qu'ils révoquaient toutes les commissions données contre les sujets des Provinces-Unies, de sorte qu'ils pourraient traiter comme pirates ceux qui s'en serviraient à l'avenir.
Les ambassadeurs des États donnèrent aussi à ceux de Suède les mêmes promesses, et ensuite les ambassadeurs des trois puissances furent à Copenhague pour presser le roi de Danemark de faire la paix. Ils lui en parlèrent en corps, le ll\ mars, et, le lendemain, les ambassadeurs des Etats publièrent leur paix avec la Suède, et envoyé-
rent a l'amiral Ruyter une copie de l'acte qu'ils avaient donné aux plénipotentiaires suédois.
Traii. de La Haye entre Charles XI et le* États, pour le* différends entre U compagnie des Indes occidentales et la compagnie suédoise africaine (1805).
Ces deux compagnies avaient eu plusieurs diiïérends au sujet du commerce de Guinée : comme les États étaient en guerre, en 1665, contre l'Angleterre, ils voulurent contenter le roi de Suède par un traité qu'ils firent avec lui pour régler les différends de ces deux compagnies, et la manière dont elles exerceraient leur commerce dans la Guinée.
Traité de Urud», entre le* nVmt * |m.7 .
Le comte de Donna, ambassadeur de Suède, conclut à Breda, le 16 juillet 1667, avec les États, un traité préliminaire pour rétablir l'alliance et le commerce entre les deux puissances.
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Autre traité de Breda entre le» même», pour alliance et commerce (1067).
Pendant la guerre entre l'Angleterre et les États, les vaisseaux hollandais des Indes occidentales avaient causé beaucoup de dommages sur les côtes de Guinée a la compagnie suédoise africaine. Les États généraux, pour s'unir plus étroitement avec le roi de Suède, firent, le 28 du môme mois, un traité d'alliance et de commerce avec la Suède, par lequel ils tirent plusieurs règlements, et les États s'obligèrent de faire payer une somme considérable au roi de Suède par les directeurs de la compagnie hollandaise, pour le dédommagement des pertes souffertes par la compagnie suédoise.
Second traité de U Haye, entre les mémos, pour abroger le traité d'Elseneur ( 1867).
Les ministres de Suède souillaient toujours fort impatiemment Ips changements faits à blseneur au traité d'Elbiug, parce qu'ils