LIVRE III. - CHAPITRE III. f
étaient fort préjudiciables aux fermes du roi de Suède. Ainsi, le comte de Donna, voyant que les États recherchaient l'amitié du roi son maître, leur déclara que pour se l'assurer, il fallait rectifier les articles du traité d'Elseneur, qui avaient apporté quelque changement au traité d'Elbing. Les États généraux voulant contenter la Suède en tout, afin de la faire agir suivant leurs fins, y consentirent, et vers la fin de 1067, ils passèrent un traité avec lui, par lequel ils renoncèrent aux avantages que cette élucidation donnait en Suède à leurs sujets.
Troisième trait* de La Haye entro les mfnin , pour procurer la paix entre la France et l'Espagne ( 1008).
I.e 23 janvier 1668, les Étals voulant obliger le roi de France a faire la paix, firent avec la Suède un traité pareil à celui que j'ai marqué ci-dessus avoir été fait par les États le même jour avec le roi d'Angleterre.
Traite de la triple alliance entre le» même» et le roi d'Angleterre, pour le même ».ijel ( l«t«).
J'ai marqué ci-devant, qu'en conséquence de ces traités particuliers, les rois d'Angleterre et de Suède, et les États firent à Londres, le 5 mai 1668, le Irai té de triple alliance dans le même dessein.
XX et XXI. IV et V.
Traite de La Haye entre les morne* et lu roi d'Espagne, pour garantie du traité d'AIx-la-ChajHlIe, et pour une ligue défensive flrtfiO et 1670).
J'ai aussi parlé ci-devant de ces deux traités.
Sixième traite de La Haye entre Charles XI et les État», pour abroger de nouveau le trait.» d'Elseneur, et assurer le commerce (1673;.
Les États généraux étant, en 1673, dans l'accablement, et voulant empêcher que le roi de Suède ne se déclarât contre eux, en con-
séquence de son alliance avec la France, firent avec lui à La Haye, le 2 mai 1673, un traité dont le fondement était le pouvoir souverain qu'ils avaient les uns et les autres de disposer de leur navigation, de leurs impots et de leurs marchandises. Ils confirmèrent le traité d'Elbing, et abrogèrent encore celui d'Klseneur. Ils convinrent qu'on nterait, dans les Provinces-l'nies, un impôt qu'on avait mis sur les vaisseaux qui y portaient des marchandises de la mer Baltique; que les Suédois y seraient traités comme les étrangers les plus favorisés; qu'on terminerait au plus tôt les différends entre la compagnie américaine de Suède et celle des Indes occidentales dos Provinces-l'nies, sur ce que la première prétendait que la dernière lui avait enlevé la Nouvelle-Suède en Amérique; que des arbitres termineraient aussi dans un an les différends entre les héritiers de Grootsahan et de Cruits; et enfin que le traité de 1667 serait exécuté, touchant la liberté de la navigation et du commerce, et qu'ainsi les prises faites ou qui se feraient à l'avenir seraient au plus tôt restituées de part et d'autre.
Traité de Stockholm entre les mêmes, pour le commerre pendant la pierre
I,c roi de Suède ayant rompu avec l'électeur de Brandebourg, en vertu de son traité avec la France, les États généraux alliés de cet électeur déclarèrent la guerre a la Suède; néanmoins ils ne voulaient point être privés de leur commerce ; c'est pourquoi ils firent avec le roi de Suède, a Stockholm, le 16 novembre 1675. un traité de commerce entre les sujets des deux Ktats pendant la guerre.