‹ Répertoire diplomatiqueChapitre 204 sur 269 · IJVHK III. — CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

IJVHK III. — CHAPITRE IV

à la maison d'Autriche, les empereurs n'avaient regardé Charles IX et Gustave-Adolphe que comme des usurpateurs, contre qui ils assistèrent puissamment Sigismond. Ce fut un des sujets de plainte que Gustave allégua, lorsqu'il entra en Allemagne. Je trouve huit traités faits entre les rois de Suède et les empereurs, depuis celui de Hambourg en 1641 jusqu'à celui de Nimègue , outre deux conférences qui précédèrent le traité de Hambourg.

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Je crois nécessaire de commencer par ces conférences, parce qu'elles feront mieux connaître les raisons que les Suédois curent d'entrer en Allemagne, les différentes propositions qu'ils ont faites de temps en temps, et les diverses offres qu'on leur a faites avant que d'en venir au Iraité de paix.

Nous avons vu que les rois d'Angleterre et de Danemark et les Klats généraux, traitant ensemble en 1625, étaient convenus d'inviter le roi de Suède à entrer avec eux dans une ligue contre l'empereur. Ce roi qui était assez, occupé d'avoir affaire contre la Pologne, ne crut pas devoir faire éclater alors son ressentiment au sujet des secours que l'empereur fournissait à son ennemi ; cependant voyant que ces secours continuaient tous les ans, il crut, en 16*28, pouvoir aussi assister les ennemis de l'empereur. Ainsi il envoya une puissante garnison à Stralsund pour l'empêcher de succomber sous les forces de l'empereur. Cette action de Gustave irrita extrêmement l'empereur Ferdinand, dont les ministres refusèrent de conférer a Lubeck avec ceux de Suède, et les firent même retirer. I.e roi de Suède écrivit aussitôt une lettre aux électeurs de l'empire, oïl il exposait les raisons qui l'avait porté à prendre la ville de Stralsund sous sa protection et. les injures qu'il avait reçues de l'empereur.

Gustave n'ayant point eu de satisfaction des plaintes qu'il avait fait faire auprès de Wallenstein, afin qu'il rappelât l'armée impériale de la Prusse, conclut une trêve de dix années avec la Pologne, et après avoir fait alliance avec la France, il se résolut à la guerre contre

l'empereur. Le roi de Danemark voulant les accommoder, les fil convenir d'envoyer leurs ambassadeurs à Danlrig pour terminer leurs différends. Avant que les ambassadeurs de Suède arrivassent, un subdélégué de la part de ce roi déclara que son maître prétendait que l'empereur retirât ses garnisons de la haute et basse Saxe; que les forts bâtis durant la dernière guerre sur la mer Baltique fussent rasés, que les ports sur cette mer rentrassent dans leur ancienne liberté, en sorte que l'empereur n'y pûl bâtir des vaisseaux, ni équiper des flottes; que les garnisons des deux cercles fussent aussi retirées de ces places; que les électeurs de l'empire fussent juges des différends élevés au sujet des é\échéset autres États souverains situés sur la mer Baltique; que les ducs de Poméranie et de Mcclleuboiirg. Im comte1; d'Oldenbourg et de Ostfrise fussent rétablis dans l'Llat où ils étaient avant ces troubles ; qu'on punit les coupables d'une amende pécuniaire seulement, répondant de celle a laquelle les ducs de Mecklenbourg seraient condamnés. Moyennant cela il promettait de retirer sa garnison de Stralsund. à condition que cette ville jouirait de son ancienne liberté; et enfin que l'empereur et le roi de Suède ne pussent assister leurs ennemis particuliers.

. Le ministre de l'empereur ayant traité ces propositions de ridicules et d'impertinentes, le roi de Suède en fut Irès-irrité; il écrivit une seconde fois aux électeurs pour >Vn plaindre; en même temps il fil attaquer l'île de Bugen, et après il entra lui-même en Allemagne; ainsi la négociation de Dant/.ig n'eut pas d'autre succès.

Le roi (luslave cnlra en \llemagne; après avoir publié plusieurs manifestes, attira presque tous les princes prote>tanls dans son parti, et se rendit maître de la plus grande partie de I' Ulernagne.

Dans ce liant point de fortune il offrit à l'empereur de faire la paix avec lui. a condition que l'édit impérial touchant la restitution des biens ecclésiastiques serait cassé; que la profession de la religion protestante serait libre dans tout l'empire; que la

Cnnfi'ivncr do I.ubcck, cnlix' Frrilin.mil III vt In rrinr ChriMinc.

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