LIVRE 111. - CHAPITKE IV. f
ducs de la Poméranie ultérieure; que dans rassemblée des cercles de Wesplialic et basse Saxe, la direction de la basse Saxe appartiendrait alternativement h Magdebourg et à Brème ; qu'ils enverraient les uns et les autres des députés aux diètes comme ducs de Poméranie , mais que, comme ils n'y avaient qu'une voix en celte qualité, elle serait donnée par les rois de Suède, après avoir pris avis des électeurs de Brandebourg ; que si les rois de Suède étaient appelés en jugement à cause de leurs États d'Allemagne, ils pourraient répondre au conseil aulique ou à la chambre de Spire, sur quoi ils seraient tenus d'opter trois mois après l'exploit ; qn'ils auraient le privilège de fonder une Université où bon leur semblerait ; que les rois de Suède reconnaîtraient ces fiefs de l'empereur, en demanderaient l'investiture, et prêteraient le serment de fidélité lorsque le cas y écherrait.
Enfin l'Empire accorda h la reine de Suède cinq millions d'écus pour payer ses troupes qu'elle serait obligée de congédier. On conv int que cette somme serait payée par les cercles de la haute Saxe , de Franconic, de Souabe , du haut Rhin, de la Westphalie et de la basse Saxe, le cercle d'Autriche ayant été réservé pour le payement de l'armée de l'empereur, et le cercle de Bavière pour celui de l'armée de Bavière. Cette somme devait être payée en trois termes, savoir: trois millions en licenciant les troupes et en rendant les places, et le reste en deux payements égaux d'année en année.
Traité prélitniuaire de Nuremberg entre los mrme» et leurs allié», pour IVvSoMioo du traité de paix -16WJ.
Après que les traités de Westphalie eurent été signés, Octave Piccolomini, duc d'Amalli, général des armées de l'empereur, et Charles-Gustave, prince palatin du Rhin, général des armées de Suède, s'assemblèrent a Nuremberg avec des députés des princes et Etais de l'Empire, pour délibérer sur l'exécution des traités de Westphalie.
Ils firent d'abord un traité préliminaire le i" septembre 16^9 , par lequel ils convinrent, entre autres choses, que ceux dont le rétablissement dans leurs biens était clairement spécifié par les traités,
pourraient , en cas de refus ou de délai, employer leurs forces, ou celles de l'empereur, des chefs des cercles, ou des Suédois, pour se faire rétablir, même avant le temps prescrit pour l'évacuation des places et pour le licenciement des troupes; que pour les rétablissements sur lesquels il y aurait quelques difficultés, on nommerait des commissaires en nombre égal de chaque religion, qui régleraient dans trois mois ceux qui devraient être rétablis ou non. Ils arrêtèrent aussi par ce traité les termes des payements des cinq millions d'écus que l'Empire devait fournir pour la milice suédoise, les deux cent mille écus que l'empereur devait payer pour son contingent à cause de la Bohême, de la Moravie et de la Silésie, et ils convinrent que les Impériaux et les Suédois, avant que d'en venir a l'évacuation, feraient incessamment quelques échanges de places.
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Il se passa encore un temps considérable avant que de pouvoir aplanir à Nuremberg toutes lo difficultés qui restaient à terminer; elles roulaient principalement sur le choix des commissaires qu'on était convenu de nommer pour régler les diil'éreuds qui pourraient survenir, au sujet des articles des traités de \\ otphalie qui accordaient une amnistie générale, et le rétablissement de chacun dans ses biens; en second lieu sur le payement de la somme promise aux Suédois; et enfin sur l'évacuation des places qu'on devait faire de part et d'autre.
Pour terminer ces différends, les mêmes plénipotentiaires firent encore à Nuremberg, le 26 juin 1G50, un autre traité par lequel ils confirmèrent le traité préliminaire duquel nous venons déparier, et convinrent que l'électeur palatin porterait le titre de grand-maître de l'empire jusqu'à ce que l'empereur lui en eût donné un autre convenable à la dignité électorale; que les électeurs de Cologne et le Brandebourg feraient la fonction de médiateurs dans la commission pour l'amnistie et le rétablissement ordonné; que les électeurs de Mayence et de Bavière, el les évéques de Bamberg et de Constance