‹ Répertoire diplomatiqueChapitre 215 sur 269 · LIVRE III. — CHAPITRE V · texte numérisé non relu

LIVRE III. — CHAPITRE V

dit que le roi de France serait garant de l'observation de celte neutralité.

L'électeur de Bavière, mal satisfait de l'empereur, qui semblait prêter l'oreille aux sollicitations des rois d'Angleterre et d'Espagne pour le rétablissement du Palatin, parut quelque temps ne pas s'éloigner beaucoup de cet accommodement ; mais cependant il ne put se résoudre d'abandonner l'empereur à la merci d'un roi protestant : ainsi il leva de nouvelles troupes, et la négociation pour cette neutralité fut entièrement rompue.

Traité d« Francfort entra le même roi et George, landgrave de Hcsse-D»rm«udt , pour neutralité ;163Î).

Ce prince ayant juré de ne jamais porter les armes contre l'empereur, et n'étant point assez fort pour résister au roi de Suède, s'il prenait les armes contre lui, se contenta de lui demander la neutralité. Il vint à Francfort, comme le roi le souhaitait, la lui demander en personne, en JG32. Elle lui fut accordée, et Georges fit son possible pour faire la paix entre l'empereur et le roi de Suède , de sorte que ce roi lui donnait le surnom de Pacificateur. Cependant, étant attaqué dans la suite par les. généraux suédois et le landgrave de Hesse-Cassel, il fut obligé de prendre les armes pour se défendre, et d'entrer ouvertement dans le parti de l'empereur.

Trait* entre 1<- m^rao roi et Philippe-Christophe de SeUren , électeur de Trêve», pour neutralité (1632).

Cet électeur s'étant mis sous la protection de la France, les ambassadeurs de cette couronne travaillèrent à faire son accommodement avec la Suède. Ainsi, par leur entremise, le chancelier Oxenstiern conclut un traité de neutralité entre cet électeur et le roi de Suède et ses alliés, qui fut ratifié à Munich, par le roi de Suède, le 20 mai 1632.

TraiuS do Bido entre le m^roe roi et loi Suis*» , pour neutralité.

La liaison que les Suisses ont avec les Allemands, fait que je compte entre les traités que Gustave a faits avec la nation Allemande, celui qu'il fit, en 1632, avec les cantons Suisses. Ce roi ayant tenté inutilement de les engager dans son parti par un traité d'Alliance, leur proposa d'en faire au moins un de neutralité; l'archiduchesse d'Innsbruck, veuve de l'archiduc Léopold, s'y opposa le plus qu'elle put, prétendant que cette neutralité était contraire à l'ancienne alliance héréditaire entre la maison d'Autriche et les Suisses; mais les ambassadeurs de France en Suisse ayant appuyé la demande du roi de Suède, les cantons convinrent avec ce roi d'observer de part et d'autre une exacte neutralité. Comme il était stipulé expressément que ce traité ne porterait point préjudice à l'alliance héréditaire qu'ils avaient avec la maison d'Autriche, ils empêchèrent les Suédois d'attaquer la France-Comté, dont la défense était comprise dans cette alliance.

Traité d'Heilbronn entre la reine Christine et le» États protestants dea Croatie cercle»,

pour alliance (1033).

Le chancelier Oxcnsliern ayant assemblé a Heilbronn les États des quatre cercles après la mort du grand Gustave, y fit avec les députés de ces États une étroite alliance, en conséquence de laquelle ils promirent de s'assister mutuellement et d'employer leurs biens et leurs vies pour rétablir la liberté de l'empire avec une satisfaction convenable à la Suède. Les députes choisirent le chancelier Oxenslieru pour directeur de toute colle guerre, ce qu'il accepta à condition que les cercles fourniraient les secours nécessaires; ils convinrent qu'on lui donnerait un conseil formé pour délibérer avec lui des affaires importantes ; qu'il y aurait encore un conseil particulier dans chaque cercle et une arin'c qui prêterait le serment à la reine et au sénat de Suède de même qu'aux confédérés; que le directeur

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