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LIVRE III. — CHAPITRE V. Util

aurait soin de faire observer sa discipline militaire; enfin, ils protestèrent que cette alliance n'était faite que pour leur défense mutuelle.

L'électeur de Saxe, jaloux des Suédois, ne voulut point entrer dans cette alliance, et pensa dès lors à traiter avec l'empereur.

Autre traité d'HeUbronn entre lu meinc reine et la noblesse libre de» quatre cercles,

pour alliance.

Le même chancelier conclut un autre traité avec la noblesse protestante des quatre cercles, par lequel on convint qu'il serait procédé par exécution militaire contre ceux de celte noblesse qui refuseraient de payer leur taxe pour l'entretien des troupes ; que dans le conseil du directeur il y aurait un député de chaque cercle et un autre de la noblesse ; que ce qui serait pria a l'avenir, serait partagé entre les confédérés, et que les biens conquis sur l'ennemi serviraient à l'entretien de ceux qui seraient chassés de leurs propres biens.

Traité d'Halbcwtadt entre la même reine et les États de la basse Saxe, pour alliance ( 1031 ).

Les exhortations que fit le chancelier Oxenstiern dans l'assemblée qui se tint à Halbersladt, le 5 février 1634, furent si vives, qu'on y prit la résolution de s'unir encore plus étroitement avec la Suède, malgré les remontrances de l'électeur de Saxe, qui avait écrit aux députés de ces Ktats de prendre garde de ne se point engager avec des étrangers qui les empêcheraient absolument de remettre le repos dans l'empire. Ainsi, ils dressèrent un acte avec le chancelier de Suède, par lequel ils convinrent qu'on ferait cette alliance à la prochaine diète de Francfort; que le chancelier aurait la conduite générale de la guerre; que le duc Georges de Luncbourg serait général de l'armée, et Banicr maréchal de camp. Ensuite, Oxenstiern alla trouver l'électeur de Brandebourg, qu'il confirma dans le dessein de se tenir toujours attaché à la Suède; mais il ne put rien gagner sur l'électeur de Saxe qu'il alla trouver a Dresde.

La diète de Francfort se tint peu après ; les États des quatre cercles s'obligèrent d'entretenir une année particulière pour la défense de la cause commune, après s'être unis plus étroitement avec les Suédois.

Le duc de Ilolstein et la ville de Lu bec k Bfl voulurent point entrer dans cette alliance, à cause de leur liaison avec le roi de Danemark, qui vivait eu bonne intelligence avec l'empereur.

Traité de Worma, entre la mente reine et Wolfang Guillaume, duc de N eu bourg,

pour neutralité.

Les confédérés tenant une diète à Worms en 1635, le chancelier Oxcnsticrn crut devoir accorder au duc de Neubourg la neutralité qu'il demandait et qui lui avait été refusée autrefois par Gustave-Adolphe; il ne voulut pas cependant par le traité exempter les Étals de ce duc situés près du Danube, de toutes les incommodités de la guerre; mais seulement ceux qui sont situés près du Rhin; néanmoins il promit de faire son possible pour procurer à ce duc la jouissance de ses revenus.

xvh,

Négociation entre le chancelier OienMiern et l'électeur de Saxo, pour la paix entre l'empire et lu Suéde (1035).

Le chancelier Oxensliern ne put, par ses remontrances et ses sollicitations, empêcher l'électeur de Saxe de conclure avec l'empereur &011 traité particulier, par lequel il était porté que ceux qui accepteraient cette paix, se joindraient à l'empereur pour chasser les Suédois de l'Empire. Ce ministre se plaignit d'un procédé si peu reconnaissant; mais l'électeur déclara que la mort de Gustave avait fait cesser ses engagements avec la Suède ; que cependant il était prêt de la faire comprendre dans le traité, en sorte qu'elle ne pût être recherchée pour tout ce qui s'était passé, et qu'on lui donnât une satisfaction convenable eu argent, et il ût dire à Oxenstiern qu'il n'avait qu'à déclarer ce qu'il souhaitait.

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