‹ Répertoire diplomatiqueChapitre 234 sur 269 · LIVRE III. - CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

LIVRE III. - CHAPITRE VI

Ce ne fut qu'avec peine que le roi' de Pologne y consentit, mais la diète assemblée à Varsovie lui en fit de si grandes instances, qu'il y donna les mains, en sorte que le traité fut entièrement conclu et arrêté en cette ville le 8 octobre 1629.

Traité de Dirsehau filtre Gustave- Adolphe ot U ville de Dantzin ( 1030}.

Je joins ce traité à ceux qui ont été faits entre la Suède et la Pologne, parce que Dantzig est une ville dépendante de la Pologne, quoiqu'elle ait des privilèges qui la font presque jouir d'une entière liberté, et lui donnent droit de faire des traités.

Gustave avait fait de vains efforts pour attirer Dantzig dans son parti; il résolut de troubler cette ville en son commerce, et après avoir envoyé inutilement six vaisseaux qui furent repoussés et pris par ceux de Dantzig, il défendit tout commerce avec celte ville, à moins qu'elle ne lui payât un certain péage pour la perception duquel il établit quelques navires avec ordre de se saisir des vaisseaux qui le voudraient frauder.

La trêve dont nous venons de parler se fit en 1629; la ville de Dantzig y fut comprise, cl les différends qu'elle avait avec le roi de Suède furent terminés par l'entremise du roi d'Angleterre à Dirscliau, sur la Vistulc, au mois de février 1630.

Par ce traité, on convint que Dantzig jouirait de l'effet de la trêve entre la Pologne et la Suède ; que les Suédois et les habitants des villes de Prusse qu'ils occupaient y pourraient -trafiquer et exiger leurs délies; qu'on prendrait cinq et demi pour cent des marchandises qui y entreraient ou qui en sortiraient, desquels il y en aurait trois et demi pour le roi de Suède, et deux pour la ville; et que la ville n'assisterait point ceux qui voudraient contrevenir à la paix conclue entre la Pologne et la Suède.

fît

Trait-'- <!•• Stumodorf entre U reine Christine et l'iadiala» XIV, pour une trrws de Tlngt-six année* (1(115).

Le roi Sigismond mounit; son fils Uladislas prit aussitôt le titre de roi de Suède et fut reconnu pour tel par les F.tats de Pologne avant qu'ils l'eussent élu pour roi, ce qui choqua extrêmement les Suédois. La trêve de Varsovie étant prête à linir. les ambassadeurs de France et d'Angleterre firent leur possible pour faire convertir cette trêve en une bonne paix ; néanmoins, comme Uladislas ne voulut point quitter le titre de roi de Suède ni abandonner ses prétentions sur ce royaume, on ne put convenir que d'une trêve de vingt-six années.

Les Suédois eurent cet avantage dans ce traité qu'Uladislas n'y prit point la qualité de roi de Suède , mais seulement celle de roi de Pologne et de grand-duc de Lilliuanie avec un et cjrlera; et d'autre part Christine y fut qualifiée reine des Suédois, des Golhs, des Vandales, et grande-princesse de Finlande. Les affaires des Suédois étaient fort dérangées en Allemagne par la paix do Prague : c'est ce qui les engagea de promettre h la Pologne la restitution de Maricnbourg, d'KIbing et des autres places de la Prusse qu'ils s'étaient réservées par le traité de trêve de 1029. et de convenir que chacune des deux couronnes conserverait en Livonie ce qu'elle y avait possédé pendant la dernière trêve; et enfin que l'on traiterait de la paix entre les deux couronnes pendant cette trêve, laquelle ne laisserait pas que de subsister, quoiqu'on ne convint pas de la paix.

Conférences de Lunerk pour ta pait entre Chriittineel Je*n-r.a»imtr ' I6.M et I0.V4 ).

Uladislas mourut en !(».'j8, et la Suède était sur le point de faire la paix avec l'empereur. Ainsi les Suédois se montrèrent disposés à entrer en négociation ; mais ils voulaient que Casimir abandonnât la qualité de roi de Suède et que la Pologne renonçât à la Livonie.

Ki i 1049, on convint que le roi de France, la république de

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