Liv. XIX de son Histoire d'Italie
.\. « Qui pudnris plcnus eam duarum chilalum oiïensiowm in fominns, tanquàm pacte avidiorcs, rejirielwt. >. Hisl.\\\\.XX\\. Loutee M Marguerite arriérent à Cambrai le 7 juillet, et la paix fut signée le 5 aoùl suivant; au lieu «pic si elle eût ele traitée par des ambassadeurs, la négociation eût duré peut-être plus d'un an.
SUR LES TRAITÉS DES PRINCES. 59 toutes les négociations qui s'y étaient laites de son temps , entre deux empereurs et deux rois de France, avaient été fatales à sa république. Deux ans après, celle de Florence perdit sa liberté, et tomba sous la domination d'un bâtard de la maison de Médicis qui en fut créé duc, en exécution du traité fait en 1529 1 à Barcelone, entre le pape et l'empereur. Par où fut accomplie la prédiction que le fameux jacobin .Savonarole avait faite, quelques lieures avant que d'aller au supplice, à Jacques ISicolini : que les plus grandes calamités de la ville de Florence arriveraient sous le pontificat d'un Clément2. Au reste, si Clément VII fut le fléau des Florentins, sa nièce Catherine fut, depuis, celui des Français, dont il ne tint pas à elle qu'elle n'achevât de renverser la monarchie par le détestable dessein qu'elle avait d'oter la couronne aux Bourbons, qu'elle haïssait, pour y appeler les enfants du duc de Lorraine, son gendre. De sorte que ce ne fut pas sans raison que le cardinal de Tournon , qui connaissait son dangereux esprit, osa lui dire un jour, qu'elle le traita de radoteur : u Madame , je n'ai jamais radoté que lors que j'ai négocié votre « mariage \ » Sur quoi il faut aussi remarquer que celte alliance papale fut la première cause du refroidissement d'Henri VIII, roi d'Angleterre, envers François I,r, prétendant que François, dans leur entrevue de Boulogne et de Calais, lui avait promis de ne conclure jamais le mariage du duc d'Orléans, son second fils, avec la nièce de Clément VII, que ce pape n'eût octroyé à Henri la bulle qu'il demandait pour la dissolution de son mariage avec Catherine d'Espagne ''. Kt ce mécontentement joint aux sollicitations de Charles-Quint, qui fui redemanda son amitié après la mort de Catherine, protestant que
1. I.o 20 juin, selon Guichardin, ou le iA juillet, selon l'auteur de l'histoire Pacifient ion mu austrn-h ispmio-f/allicaniin . i. Nardi, liv. VII de son Histoire.