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généraux, qui étaient les maréchaux de La Force et de Marillac, au grand déplaisir de Jules Mazarin, qui épuisa, en cette conjoncture, tous les expédients dont un esprit fécond et raffiné se pouvait aviser. Mais il en fut bientôt consolé par la gloire et la réputation que lui acquit, un mois après la paix du Montferrat *, qui est la première origine de cette fortune prodigieuse qu'il fit depuis en France.
Enfin, il n'y a qu'à lire le traité de Ratisbonne pour être obligé de convenir qu'il n'y a pas un seul article qui ne soit digne de censure ; mais il faut avouer aussi que Brulart n'avait pas peut-être tout le tort que le cardinal lui donnait. Et c'est comme en juge l'abbé Siri: « Les courtisans, dit-il, qui approfondissent toujours subtile- « ment les sentiments des ministres absolus, ne pouvaient se réduire à « croire que Brulart, homme d'entendement et d'expérience2, eût « excédé les ordres du roi, ni s'ôter de l'esprit que c'était plutôt le « cardinal qui avait changé d'avis. Et comment, disaient-ils, l'am- « bassadeur a-t-il pu s'égarer dans cette négociation, ayant pour « adjoint le capucin Joseph, qui n'est pas seulement le dépositaire des « plus secrètes intentions du cardinal, mais qui est encore le suprême « directeur de ses desseins et l'unique ouvrier de toutes les négociait tions de la France en Allemagne et dans le Nord, dont on lui laisse « entièrement la conduite, à cause de la parfaite connaissance qu'il a « des intérêts et des maximes de ces princes? Il était donc bien plus « vraisemblable que le cardinal, variant selon les temps et les événe- « ments, faisait tantôt semblant de désirer plus la paix qu'il « n'avait envie de la faire, et tantôt la voulait tout de bon, selon que « les affaires allaient bien ou mal ; et que, se voyant alors sorti d'un « très-grand danger par la guérison presque miraculeuse du roi, il « trouvât qu'il était plus de son intérêt de continuer la guerre, pour « rendre son service absolument nécessaire à son maître, qu'il savait « être d'humeur a n'abandonner jamais ceux dont il avait besoin pour « achever les entreprises qu'il avait commencées. On ajoute (mais je