décembre
î. Depuis l'an 1628.
SUR LES TRAITÉS DES PRINCES. Hl
mer Baltique, dont il avait déjà donné l'amirauté à Walstein, et des princes du Nord, comme il l'était déjà de ceux de l'empire, qu'il ne traitait pas en vassaux, mais en esclaves; enfin, que Walstein, enivré de sa bonne fortune et du nouveau titre d'Altesse, qu'il prenait en qualité de duc de Mcklcnbourg. avait fait plusieurs fois des railleries piquantes de .sa personne, oubliant le respect qui est dù à la majesté royale, et la différence infinie qu'il y avait entre un roi fils de rois et le fils d'un pauvre baron de Bohême, nourri page du marquis de Burgaw*.
L'empereur répondait que Gustave n'avait eu aucun sujet de faire la guerre à l'empire, ni pour le siège de Stralsund, ni pour les secours envoyés au roi de Pologne, ni pour la confiscation du duché de Meklenbourg, parce que c'étaient les aJTaires de l'empire dont il n'appartenait pas plus à Gustave de prendre connaissance qu'à l'empereur de se mêler de celles de Suède.
Comme donc Louis \1 II et Gustave se trouvaient tous deux presque également offensés par Ferdinand II et qu'ils avaient le même intérêt d'empêcher que la liberté germanique ne fût opprimée et la forme de l'empire altérée, ils firent en 1631 une alliance et confédération pour cinq ans 2, à peu près semblable à celle que François I,r et Gustave 1"