‹ Répertoire du théâtre français (volume 2)Chapitre 187 sur 514 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

CIDALISE, MARTHON.

Ah, juste ciel! Qoi a jamais ouï parler d'une semblable perfidie?

MARTHON.

Madame...

J'étais près d'entrer dans la chambre de mon oncle, pour lui donner le bonsoir...

MARTHON.

Eh bien?

Ma tante étoit auprès de lui. J'ai eu la curiosité d'écouter ce qu'ils disoient.

MARTHON.

Que disoient-ils?

Us prenoient leurs mesures pour me faire partir demain. Je suis au désespoir.

3oo LA COQUETTE ET LA FAUSSE PRUDE.

MARTHON.

Allons, allons, madame , ne vous affligez point. Contre fortune , bon cœur. Quand on a de l'esprit on se divertit par-tout.

CIDALI8E.

Que ferons-nous dans ce vilain château ?

MARTHON.

Nous médirons de madame votre tante ; il y aura là de quoi nous occuper six mois.

G1DALISE.

On ne peut pas toujours médire.

MARTHON.

Nous trouverons mille amusements,

Et quoi encore ?

MARTHON.

Mais que sais-je, moi? Casser les vitres, les miroirs; rompre, briser les meubles; mettre le feu à la maison : il y a cent petites choses récréatives comme cela.

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