ACTE I, SCÈNE VI. i
M. GRICHARD.
Et la cour?
LOLIVE.
Si vous y trouvez une ordure comme cela, je veux perdre mes gages.
M. GRICHARD.
Tu n'as pas fait boire la mule?
Ah! monsieur, demandez-le aux voisins, qui m'ont vu passer.
M. GRICHARD.
Lui as-tu donné l'avoine ?
LOLIVE.
Oui , monsieur; Guillaume y étoit présent.
M. GRICHARD.
Mais tu n'as point porté ces bouteilles de quinquina où je t'ai dit ?
LOLIVE.
Pardonnez-moi, monsieur, et j'ai rapporté les vides.
M. GRICHARD
Et mes lettres, les as-tu portées à la poste? Hem?...
LOLIVE.
Peste ! monsieur, je n'ai eu garde d'y manquer.
M. GRICHARD.
Je t'ai défendu cent fois de racler ton maudit violon; cependant j'ai entendu ce matin...
l olive, V interrompant.
Ce matin? Ne tous souvient-il pas que tous nie le mîtes hier en mille pièces ?
M. GRICHABD.
Je gagerais que ces deux voies de bois sont encore...
louve, F interrompait t.
Elles sont logées, monsieur. Vraiment, depuis cela j'ai aidé à Guillaume à mettre dans le grenier une charretée de foin, j'ai arrosé tous les arbres du jardin, j'ai nettoyé les allées , j'ai bêché trois planches, et j'achevois l'autre quand vous avez frappé.
m. grichard, h part.
Oh! il faut que je chasse ce coquin-là... Jamais valet ne m'a fait enrager comme celui-ci. Il me ferait mourir de chagrin... (à Lolive. ) Hors d'ici.
lolive, à Ariste.
Que diable a-t-il mangé?
ariste, avec douceur.
Retire-toi.
(Lolive sort.)