ACTE I, SCÈNE III
D. JVkV.
Madame , voilà Sganarelie qui sait pourquoi je suis parti.
SGANARELLE, bas , h doti Juan.
Moi , monsieur ? je n'en sais rien , s'il vous plaît.
DONE ELVIRE
Hé bien ! Sganarelle , parlez. Il n'importe àe quelle bouche j'entende ses raisons.
D. j D A If , faisant signe h Sganarelle d'ap-
procher.
Allons, parle donc à madame.
SGANARELLE, bos y h don Juan.
Que voulejB-vous que je dise ?
DONE ELVIRE
Approchez, puisqu'on le veut ainsi, et me dke» un pen les causes d*un départ si prompt.
D. JUAN
Tn ne répondras pas?
SGANARELLE, bos , h don Juau, Je n'ai rien k répondre. Vous vous moquez de votre serviteur.
©. JWAN.
Veux-tu répondre? te dis-je.
SGANARELLE
Madame....
DOME ELVIRE
Quoi?
i^o LE FESTIN DE PIERBE.
soAKARELLE, sejoumont vers son maître.
. Monsieur...
' D. j u A If , en le menaçant.
Si...
SGANARELLE
Madame, les conquérants, Alexandre, et les autres mondes, sont cause de notre départ. Voilà, monsieur, tout ce que je puis dire.
DOUE ELVIRE
Vous plait-il, don Juan, nous éclaircir ces beaux mystères?
D. JUAir.
Madame, à vous dire la vérité...
DONE ELVIRE
Ah ! que vous savez mal vous défendre pour un homme de cour, et qui doit être accoutumé à ces sortes de choses ! J*ai pitié de vous voir la confusion que vous avez. Que ne vous armez-vous le front d'une noble effronterie? Que ne me jurezvous que vous êtes toujours dans les mêmes sentiments pour moi, que vous m'aimez toujours avec une ardeur sans égale, et que rien n'est capable de vous détacher de moi que la mort? Que ne me dites-vous que des affaires de la dernière conséquence Vous ont obli(];é à partir sans m'en donner avis; qu'il faut que,mal^é vous, vous démoliriez ici quelque temps, et que je n*ai