ACTE II, SCÈNE VI
cceur est du côté gauche , et le foie du côté droit.
86ANARELLB.
Oui) cela étoit autrefois ainsi; mais nous ayons changé tout cela, et nous faisons maintenant la médecine d'une méthode toute nouvelle.
GÉROMTE.
Cest ce que je ne sayois pas, et je vous demande pardon de mon i(piorance.
SGANARELLE
Il n'y a pas de mal ; et vous n êtes pas obligé d*étre aussi habile que nous.
GÉRONTE
Assurément. Mais , monsieur, que croyex-voui qu'il faille faire à cette maladie ?
Ce que je crois qu'il faille faire ?
GÉROHTE.
Oui
/ SGANARELLE
Mon avis est qu'on la remette sur son lit, et qu'on lui fasse prendre pour remède quantité de pain trempé dans du vin.
GÉRONTE
Pourquoi cela, monsieur?
«GANARELLE.
Parcequ'ii y a dans le vin et le pain mêlés ensemble une vertu sympathique qui fait parler.
54 LE MÉDECIR MALGRÉ LUL
Ne voyes-Toiu pas bien qu'on n« donne antre chose aux perroqpiets, et qn*ils apprennent à parler en mangeant de cela ?
GBRONTE.
Gela est vrai. Ah! le grand homme! Vite, quantité de pain et de vin.
Je reviendrai voir sur le soir en quel état elle sera.