SCÈNE V
LICÂRSIS, MTBTIL.
MIRTIL
Hé bien! vous triomphez avec cette retraite. Et dans ces mots votre ame a ce qu'elle souhaite : Mais apprenez qu'en vain vous vous réjouissez , Que vous serez trompé dans ce que vous pensez, Et qu'avec tous vos soins, toute votre puissance. Vous ne gagnerez rien sur ma persévérance.
LICARSIS.
Comment! A quel orgueil , fripon , vous vois-je aller! Est-ce de la façon que Ton me doit parler? *
MTRTIL.
Oui , j'ai tort , il est vrai ; mon transport n'est pas sage. Pour rentrer au devoir, je change de langage, Et je vous prie ici , mon père, au nom des dieux, Et par tout ce qui peut vous être précieux. De ne vous point servir dans cette conjoncture Des fiers droits que sur moi vous donne la nature : Ne m'empoisonnez point vos bienfaits les plus doux. Le jour est un présent que j'ai reçu de vous; Mais de quoi vous serai-je aujourd'hui redevable, Si vous me l'allez rendre, hélas! insupportable? Il est sans Mélicerte un supplice à mes yeux;