SCÈNE IV. loi
voir une femme de mon humeur. Nous n'aurons jamais aucun démêle ensemble ; et je ne tous contraindrai point dans vos actions, comon j'espère que, de votre côté, vous ne me contraindrez ' point dans les miennes ; car , pour,moi , je tiens qu*il faut avoir une complaisance mutuelle, et qu'on ne se doit point marier pour se faire enrager Tun l'autre. Enfin nous vivrons, étant mariés, comme deux personnes qui savent leur monde: aucun soupçon jaloux ne nous troublera la cervelle ; et c'est assez que vous serez assuré de ma fidélité , comme je serai persuadé de la vôtre. Mais qu'avez-vous ? Je vous vois tout changé de visage.
SGAKARBLLE.
Ce sont quelques vapeurs qui me viennent de monter à la tête.
DORIMÈVE.
Cest un mal ^aujourd'hui qui attaque beaucoup de gens ; mais nôtre mariage vous dissipei-a tout cela. Adieu : il me tarde déjà que je n'aie des habits raisoniiables pour quitter vite ces guenilles. Je m'en vais de Ce pas achever d'achetétoutes les choses qu'il me faut, et je vous enverrai les marchands.
loa LE MARIAGE FORGE.