SCÈNE V
GÉRONIMO, SGANARELLK.
OÉnOHIMO.
Ah ! seigneur Sganarelle , je $ui« ravi de vous trouver encore ici; et j'ai rencontré un o;rfévre qui, sur le bruit que vous cherchiez quelque beau diamant en bague pour faire un présent à votre épouse , m'a fort prié de vous venir parler pour lui , et de vous dire qu'il en a un à vendre, le plus parfait du monde.
SGAKAnELLE.
Mon dieu ! cela n'est pas pressé.
GÉRONIMO.
Gomment ! que veut dire cela ? Où est l'ardeur que vous montriez tout-à-l'heure ?
SGANARELLE
Il m'est venu, depuis un moment, de petits scrupules sur le mariage. Avant que de passer plus avant , je voudrois bien agiter à fond cette matière et que l'on m'exphquàt un songe que j'ai fait cette nuit, et qui vient tout-à-l'heure de me revenir dans l'esprit. Vo«s savez que les songes sont comme des miroirs où l'on découvre quelquefois tout ce qui nous doit arriver. Il me sembloit que j'étois dans un vaisseau , sur une mer bien agitée , et que...